RSIFF 2024: Johnny Depp "résonne" avec Modigliani, sujet de sa dernière réalisation

Le film "Modi, Three Days on the Wing of Madness" de Johnny Depp est soutenu par le programme Red Sea International Film Financing. (Fourni/X:RedSeaFilm)
Le film "Modi, Three Days on the Wing of Madness" de Johnny Depp est soutenu par le programme Red Sea International Film Financing. (Fourni/X:RedSeaFilm)
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Publié le Samedi 14 décembre 2024

RSIFF 2024: Johnny Depp "résonne" avec Modigliani, sujet de sa dernière réalisation

  • La superstar hollywoodienne reprend la réalisation après 27 ans
  • Il fait l'éloge du festival de la mer Rouge pour sa "liberté" artistique

DJEDDAH: Après avoir réalisé "The Brave" en 1997, la star hollywoodienne Johnny Depp passe à nouveau derrière la caméra en tant que réalisateur pour "Modi, Three Days on the Wing of Madness" (Modi, trois jours sur l'aile de la folie).

Le film raconte l'histoire de l'artiste bohème italien Amedeo Modigliani, qui traverse en 72 heures les rues de Paris pendant la Première Guerre mondiale.

Lors d'une table ronde qui s'est tenue récemment à la maison de la culture de Sharbatly, avant la projection de gala de son film au festival international du film de la mer Rouge, Depp a déclaré: “’The Brave' a été une expérience malheureuse”.

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L'acteur principal de Depp, Scamarcio, n'a pas tari d'éloges sur sa direction, qu'il a décrite comme fluide et respectueuse. (Fourni)

"Mais pour ce film, j'ai plus de liberté et j'ai pu me sentir libre comme un bambin géant. En fait, je me sens chanceux d'avoir eu cette opportunité, avec des acteurs et une équipe aussi formidables".

Apparaissant dans son style caractéristique, un mélange de vêtements vintage, de tenues superposées et d'accessoires, Depp a expliqué aux journalistes présents dans la salle que c'est l'acteur Al Pacino qui l'avait approché pour la première fois au sujet du projet.

Il s'est souvenu que Pacino lui avait dit: "'Hé Johnny, tu te souviens de ce projet Modigliani que j'allais faire? Pourquoi ne le réaliserais-tu pas?’ Je n'ai jamais pensé que je réaliserais à nouveau un jour, après 27 ans. Comment aurais-je pu refuser Pacino? Pour une raison ou une autre, je me suis dit: "Pourquoi pas?".

Lorsque vous êtes à AlUla ou dans la zone historique de Djeddah, c'est ce que je veux filmer. Je suis vraiment fasciné par la culture et l'histoire de l'Arabie saoudite.

                                      Johnny Depp, réalisateur de ‘Modi’

“C'est sans aucun doute une expérience positive (le tournage de ‘Modi’)", a-t-il ajouté.

Le film, qui bénéficie du soutien du programme Red Sea International Film Financing, est basé sur une pièce de théâtre de Dennis McIntyre et raconte l'histoire du célèbre peintre et sculpteur Modigliani lors de son séjour à Paris en 1916.

La distribution est composée des acteurs Pacino, Riccardo Scamarcio, Stephen Graham, Antonia Desplat, Bruno Gouery, Ryan McParland et Luisa Ranieri.

Scamarcio, l'acteur principal de Depp, n'a pas tari d'éloges sur sa direction, qu'il a décrite comme fluide et respectueuse. "C'était formidable de travailler avec Depp et (il) nous a fait jouer dans le confort, sans limites ni restrictions", a déclaré Scamarcio.

Interrogé par Arab News sur ce qui l'a attiré dans l'histoire de Modigliani, Depp a déclaré: "Modigliani était, bien sûr, l'un des plus grands artistes contemporains de tous les temps. Mais il représentait aussi une époque et un point de vue où de nouvelles possibilités existaient encore. Sa vision me fascine".

"J'admets que tout ce que Modigliani a représenté et continue de représenter résonne profondément en moi", a déclaré Depp.

À propos de son partenariat avec le Festival international de la mer Rouge, Depp a expliqué: "Ils ont été d'un grand soutien et ils ont la capacité de faire des films en permettant au processus d'être aussi organique que vous pouvez l'imaginer. Ils m'ont vraiment donné la liberté de faire ce que je voulais".

Il a révélé qu'il avait l'intention de peindre avec l'artiste visuel saoudien Ahmed Mater. "J'admire beaucoup son travail et la dernière fois que nous nous sommes rencontrés à Londres, ainsi qu'à son studio de Djeddah, nous avons décidé de peindre ensemble”.

Il poursuit: "Écoutez, je ne suis pas étranger à l'Arabie saoudite et j'entretiens d'excellentes relations avec les Saoudiens. À l'avenir, j'espère capturer dans mes prochains films les magnifiques paysages de l'Arabie saoudite”.

"Lorsque vous êtes à AlUla ou dans la zone historique de Djeddah, c'est ce que je veux filmer. Je suis vraiment fasciné par la culture et l'histoire de l'Arabie saoudite”.

"En outre, j'admire beaucoup la chaleur des Saoudiens, que je considère comme un peuple très gentil et respectable”.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".