En sa qualité d'hôte culturel, l'Arabie saoudite accueille le monde à bras ouverts

Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Fathima Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle saoudienne, expositions d'artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine. (Photo Fournie)
Short Url
Publié le Jeudi 02 janvier 2025

En sa qualité d'hôte culturel, l'Arabie saoudite accueille le monde à bras ouverts

  • Fathima Alayan fait partie du programme « Expérience de la maison saoudienne », destiné aux visiteurs intéressés par le patrimoine du Royaume.
  • « J’invite tout le monde à venir visiter mon pays et à découvrir notre civilisation de près », dit-elle.

Makkah : La professeure d’anglais devenue hôte culturelle Fathima Alayan a ouvert sa maison de Riyad aux touristes pour mettre en valeur le riche patrimoine et l’hospitalité du royaume.

Son initiative s’inscrit dans la vision nationale de renforcer l’identité culturelle et de la mettre en valeur dans le monde entier.

Grâce à sa maîtrise de l’anglais et à sa passion pour le patrimoine saoudien, Alayan a créé une expérience pour les visiteurs alliant hospitalité traditionnelle, expositions d’artefacts et de vêtements, ainsi que cours de cuisine.

Alayan fait partie du programme Hihome, qui permet aux touristes de découvrir la culture saoudienne en visitant de vraies maisons et des fermes, et en mangeant et cuisinant avec des familles.

Le programme vise à présenter une image positive de la culture saoudienne, conforme à l’objectif de Vision 2030 qui est de renforcer l’identité nationale et de préserver le patrimoine.

« Je suis responsable de la mise en avant de l’identité de mon pays et de la culture de la famille saoudienne en accueillant des touristes étrangers dans ma modeste demeure, conformément à la vision de mon chef, le prince héritier Mohammed ben Salman », a déclaré Alayan à Arab News.

Alayan est un modèle pour la diffusion des valeurs et de l’éthique de la société saoudienne et représente les femmes saoudiennes qui contribuent activement aux initiatives nationales.

Pour les visiteurs, l’expérience commence par un café saoudien authentique et une sélection de dattes traditionnelles et de desserts, tels que le luqaimat, le masabib et le hanini. Puis, ils pourront savourer un somptueux déjeuner ou dîner composé de plats tels que le kabsa, le mandi, le jareesh ou le marqouq, chacun préparé avec amour et précision.

« Il ne s’agit pas seulement de servir des aliments ; ma famille et moi-même partageons avec eux la façon dont chaque plat est préparé, leur donnant ainsi un véritable aperçu de notre culture et de notre mode de vie », a déclaré M. Alayan.

L’expérience comprend une introduction aux vêtements traditionnels saoudiens, que les visiteurs sont invités à porter et à immortaliser à l'aide de photos.

« L’interaction des touristes avec nos vêtements traditionnels et leur amour pour l’expérience qu'ils vivent ici laissent une impression importante sur leurs cœurs », a déclaré Mme Alayan.

« Cela me confirme que mon travail a un impact positif sur l’amélioration de l’image de la société saoudienne à l’échelle mondiale. »

Au sujet des personnalités qu’elle rêve d’accueillir chez elle, elle a déclaré : « J’espère avoir l’honneur d’accueillir le prince héritier Mohammed bin Salman, le ministre du Tourisme Ahmed Al-Khateeb, le ministre de la Culture Badr bin Farhan Al-Saud et le conseiller Turki Al-Sheikh pour soutenir ce projet national pionnier. »

Alayan considère sa participation au programme Hihome, via l’application hihome.sa, comme une étape cruciale pour réaliser ses ambitions.

Le fondateur et PDG de Hihome, Nourah Al-Sadoun, a déclaré : « Nous proposons neuf catégories d’expériences. Il s’agit notamment de visites à domicile, de circuits culinaires, d’expériences culinaires, d’activités artisanales traditionnelles et de promenades à dos de chameau. Chaque expérience est conçue pour permettre aux visiteurs de découvrir la vraie vie saoudienne. »

Alayan fait partie des hôtes de la plateforme qui ouvrent leur maison aux visiteurs depuis plus de quatre ans.

« Fathima est un hôte charmant qui incarne la beauté de la culture et des traditions saoudiennes », a déclaré Nourah Al-Sadoun à Arab News.

« Elle a accueilli de nombreux invités chez elle, qui ont apprécié non seulement son hospitalité, mais aussi sa passion pour le partage du patrimoine saoudien. »

Passionné de cuisine, Alayan propose des expériences culinaires pratiques et veille à ce que chaque visiteur parte avec de beaux souvenirs de la culture et des traditions saoudiennes.

« Je veux que le monde sache que l’Arabie saoudite n’est pas seulement un pays riche en ressources, mais aussi riche en valeurs, en culture et en personnes », a-t-elle déclaré. « J’invite tout le monde à venir visiter mon pays et à découvrir notre culture de près. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".