L'artiste saoudien rompt avec son style habituel lors de l'exposition « W'ard

La série « Wa'rd » de Hussain Alismail marie richesse et expérimentation avec différents matériaux, couleurs et techniques artistiques. (Photo fournie)
La série « Wa'rd » de Hussain Alismail marie richesse et expérimentation avec différents matériaux, couleurs et techniques artistiques. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mardi 07 janvier 2025

L'artiste saoudien rompt avec son style habituel lors de l'exposition « W'ard

  • La collection de Dammam, qui se poursuit jusqu'au 10 janvier, présente des sculptures, des vidéos et des images.
  • Principalement axées sur le dessin et la peinture, les œuvres d'art de Hussain Alismail plongent dans les complexités de la dynamique sociale saoudienne.

DHAHRAN : À Dammam, en Arabie saoudite, les visiteurs se plongent dans une vibrante célébration de l'art lors de l'inauguration de l'exposition personnelle fascinante de Hussain Alismail, « W'ard », à la galerie d'art SASCA.

Lancée le 30 décembre dernier et se poursuivant jusqu'au 10 janvier, cette exposition est un voyage captivant à travers la vision évolutive de l'artiste.

La série « Wa'rd » de Hussain Alismail présente un riche mélange d'expérimentations avec différents matériaux, couleurs et techniques artistiques. (Photo Fournie)
La série « Wa'rd » de Hussain Alismail présente un riche mélange d'expérimentations avec différents matériaux, couleurs et techniques artistiques. (Photo Fournie)

Dans la série « W'ard », Alismail s'affranchit de son style caractéristique, souvent marqué par des dessins audacieux en ligne continue dans des tons frappants de noir et de rouge.

La collection présente un riche mélange d'expérimentations avec différents matériaux, couleurs et techniques artistiques.

POINTS MARQUANTS

- Principalement axées sur le dessin et la peinture, les œuvres d'art de Hussain Alismail plongent dans les complexités de la dynamique sociale saoudienne.

- Ses œuvres incitent les spectateurs à réfléchir aux subtilités des relations et des expressions humaines, et les encouragent à engager des conversations quotidiennes. 

Les visiteurs peuvent s'attendre à découvrir un éventail d'œuvres fascinantes, des collages qui fusionnent l'imagerie, des pièces en matériaux mixtes avec texture, des sculptures tridimensionnelles, jusqu'à des installations vidéo dynamiques qui stimulent l'imagination.

Hussain Alismail crée une nouvelle pièce sous le regard des visiteurs de son exposition W'ard à Dammam (Photo Fournie).
Hussain Alismail crée une nouvelle pièce sous le regard des visiteurs de son exposition W'ard à Dammam (Photo Fournie).

Au cœur de l'œuvre d'Alismail se trouve le symbole intemporel de la rose, emblème de l'unité qui surpasse les différences, invitant les visiteurs à se connecter.

Il a déclaré : « Pour cette exposition, j'ai choisi des fleurs qui représentent l'unité entre les Saoudiens de différentes régions, reflétant l'appréciation commune des chansons de Talal Maddah qui ont gagné en popularité à la fin des années 1950 et qui ont trouvé un écho auprès des jeunes comme des générations plus âgées. »

Cette référence culturelle est présente tout au long de l'exposition, soulignant les thèmes des œuvres d'Alismail.

À travers sa collection, Alismail crée une expérience artistique qui célèbre l'unité dans la diversité de l'humanité.

« Je considère mes œuvres comme le reflet de ce que je suis, mais une fois qu'elles sont dans le monde, elles appartiennent à tout le monde, qui peut les interpréter et s'y rattacher comme il l'entend », a-t-il déclaré au journal Arab News.

Alismail est non seulement un artiste talentueux, mais aussi un universitaire engagé. Il s'est récemment installé à Melbourne, en Australie, pour préparer un master en innovation et technologie du design à l'université RMIT.

Il décrit le milieu universitaire comme étant axé sur la recherche, ce qui a considérablement influencé son art. « J'ai trouvé ces compétences très utiles pour cette exposition et elles joueront certainement un rôle plus important dans mes projets à venir.

Alismail est titulaire d'une licence en beaux-arts (dessin et peinture) de l'université OCAD de Toronto, au Canada, ainsi que d'une licence en arts créatifs (effets visuels et conception de spectacles) de l'université Flinders d'Adélaïde, en Australie.

Son parcours académique nourrit sa pratique créative et nourrit son exploration artistique.

Principalement axé sur le dessin et la peinture, Alismail explore les complexités de la dynamique sociale saoudienne.

Ses œuvres suscitent des conversations quotidiennes et encouragent les spectateurs à réfléchir aux subtilités des relations et des expressions humaines.

Au-delà de la toile et du papier, les compétences artistiques d'Alismail s'étendent à la photographie, la vidéographie et le graphisme numérique, lui permettant de créer des histoires invitant à l'exploration.

« Le médium sert de plateforme de découverte. Je me mets constamment au défi d'approfondir les techniques et les présentations artistiques », a-t-il déclaré.

Pour l'exposition, M. Alismail a utilisé toute une série de supports innovants. « J'ai joué avec la conception 3D, l'impression 3D, l'imagerie générative AI et divers autres moyens pratiques », a-t-il déclaré.

Il cherche également à créer une expérience vibrante, dans l'espoir de voir les spectateurs repartir avec le sourire.

S'inspirant des histoires culturelles qui l'entourent, Alismail mêle dans son art des récits personnels et communautaires, mettant en valeur la diversité des histoires qu'il partage.

Son travail, qui vise à revitaliser les liens culturels, favorise une meilleure compréhension de nos expériences humaines communes.

« Ce que mon public a vu de moi auparavant est différent de ce que je crée maintenant, et je sais que cela aura encore plus de profondeur à l'avenir.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com   

       

Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".