Les femmes saoudiennes adoptent la beauté naturelle : une nouvelle perspective sur l'évolution des standards

Ces dernières années, les femmes en Arabie saoudite ont adopté une approche plus naturelle dans leurs routines de beauté (Photo Fournie)
Ces dernières années, les femmes en Arabie saoudite ont adopté une approche plus naturelle dans leurs routines de beauté (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 08 janvier 2025

Les femmes saoudiennes adoptent la beauté naturelle : une nouvelle perspective sur l'évolution des standards

  • La tendance est à la simplicité plutôt qu'à la perfection.
  • Les consommateurs adoptent une approche plus attentive.

RIYAD : Ces dernières années, les femmes en Arabie saoudite ont adopté une approche plus naturelle dans leurs routines de beauté, mettant l'accent sur la durabilité, la santé et l'authenticité plutôt que sur le maquillage excessif et la perfection soigneusement orchestrée.

Arab News s'est entretenu avec plusieurs femmes qui ont décrit comment cette tendance reflète un profond alignement avec les valeurs personnelles et sociétales — en privilégiant des routines qui mettent en valeur leurs traits naturels tout en promouvant le bien-être général et la durabilité environnementale.

Pour Laila Al-Ghamdi, ce changement est personnel. « Il y a quelques années, je dirais que la beauté naturelle représentait tout pour moi. En tant que jeune adolescente, mon univers entier tournait autour de l’idéal de beauté », a-t-elle expliqué. « Aujourd’hui, les choix plus sains influencent mes décisions, et ironiquement, ce sont ceux-là qui me rendent plus belle. »

LOCA met l'accent sur les « ingrédients naturels et les emballages durables ». (Instagram/locabeautysa)
LOCA met l'accent sur les « ingrédients naturels et les emballages durables ». (Instagram/locabeautysa)

Cette évolution est soutenue par des marques locales qui répondent à ces standards changeants. Une marque remarquable est LOCA Beauty, une enseigne saoudienne axée sur la durabilité et fondée en 2018.

« LOCA Beauty est née du désir de fournir des solutions innovantes qui s’alignent avec le mode de vie saoudien », a déclaré Mai Al-Mohaimeed, directrice marketing de LOCA. « Nous mettons l’accent sur des ingrédients naturels et des emballages durables, ce qui résonne profondément auprès de nos clients. »

De même, Asteri, une autre marque, valorise les femmes avec des produits véganes capables de résister aux conditions climatiques difficiles, tout en célébrant la beauté naturelle de la région.

La durabilité est au cœur du mouvement de beauté naturelle en Arabie saoudite. Les consommatrices sont de plus en plus conscientes des impacts environnementaux et sanitaires de leurs achats. Les marques locales s’efforcent de répondre à cette demande avec des matériaux écologiques et des ingrédients sûrs.

Glossig s'inspire des paysages désertiques de l'Arabie saoudite. (Instagram/glossigcosmetic)
Glossig s'inspire des paysages désertiques de l'Arabie saoudite. (Instagram/glossigcosmetic)

Glossig, inspirée par les paysages désertiques saoudiens, mêle narration culturelle et innovation artistique pour sublimer l’individualité. Par ailleurs, Mai Ward et Jayla mettent l’accent sur la durabilité et le luxe — Mai Ward célèbre le patrimoine saoudien à travers des produits durables fabriqués à la main, tandis que Ladeena propose des solutions biologiques avec des produits respectueux de la peau, enrichis en huiles et beurres naturels.

Pour des femmes comme Rawan Al-Zahrani et Munira Al-Ahmad, ces marques sont devenues des choix de confiance.
« J’adore la sensation luxueuse mais durable des produits LOCA. Leurs produits de maquillage sont mes préférés car ils donnent une incroyable luminosité à ma peau », a confié Al-Zahrani.

Al-Ahmad, quant à elle, a salué les solutions innovantes d’Asteri. « Les produits d’Asteri semblent faits pour moi — légers mais efficaces, parfaits pour notre environnement », a-t-elle déclaré.

Les femmes saoudiennes adoptent de plus en plus une approche plus naturelle dans leur routine de beauté. (@locabeautysa)
Les femmes saoudiennes adoptent de plus en plus une approche plus naturelle dans leur routine de beauté. (@locabeautysa)

Les réseaux sociaux ont également joué un rôle transformateur dans ce changement culturel. Des plateformes comme Instagram sont devenues des espaces pour les adeptes de la beauté naturelle, où elles partagent des conseils et inspirent les autres. Les influenceuses mettent en avant des produits naturels et promeuvent un consumérisme réfléchi.
« Je suis plusieurs influenceuses saoudiennes qui promeuvent la beauté naturelle et partagent des astuces sur les soins de la peau et le maquillage », a affirmé Al-Zahrani. « Leurs conseils m’ont aidée à simplifier ma routine et à me concentrer sur les produits qui me conviennent. »

Bien que les marques locales prospèrent, elles doivent relever des défis importants pour rivaliser avec les géants internationaux. Dans un marché saturé de noms mondiaux, il est difficile pour les petites marques de se démarquer.

Asteri Beauty est une marque saoudienne qui propose des produits végétaliens. (Photo Fournie)
Asteri Beauty est une marque saoudienne qui propose des produits végétaliens. (Photo Fournie)

« Être une marque de beauté locale présente à la fois des opportunités et des défis », a déclaré Al-Mohaimeed. « Cela nous offre également l’occasion de mettre en avant ce qui nous distingue — notre compréhension approfondie du marché saoudien et des nuances culturelles qui façonnent les besoins de nos consommatrices. »

L’évolution des standards de beauté reflète également un changement générationnel. Les jeunes Saoudiennes sont plus enclines à remettre en question les normes traditionnelles et à explorer de nouvelles idées, stimulant l’innovation dans l’industrie de la beauté. La beauté naturelle devient une célébration de l’individualité et de l’authenticité.
« La beauté ne consiste plus à entrer dans un moule », a affirmé Al-Ahmad. « Il s’agit de se sentir bien dans sa peau et de célébrer qui l’on est. »

En choisissant des produits et des routines alignés avec leurs valeurs, les femmes saoudiennes redéfinissent l’industrie de la beauté, façonnant un avenir plus durable, une étape naturelle à la fois.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  

 

 

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".