Le centre de réseautage Harrods Hive revient en Arabie saoudite

Les panélistes lors de l'événement de réseautage The Harrods Hive à Diriyah. (Photo AN)
Les panélistes lors de l'événement de réseautage The Harrods Hive à Diriyah. (Photo AN)
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Publié le Lundi 13 janvier 2025

Le centre de réseautage Harrods Hive revient en Arabie saoudite

  • La Harrods Hive Riyad est de retour pour sa deuxième édition, qui s'est tienu cette fois au Diriyah Sales Center à Al-Diriyah, samedi.
  • En partenariat avec la Saudi Youth Society, cette édition a exploré l'évolution des expériences de luxe et l'engagement du public dans la culture et la créativité. 

RIYADH : La Harrods Hive Riyad est de retour pour sa deuxième édition, qui s'est tienu cette fois au Diriyah Sales Center à Al-Diriyah, samedi. En partenariat avec la Saudi Youth Society, cette édition a exploré l'évolution des expériences de luxe et l'engagement du public dans la culture et la créativité. 

L'événement s'est déroulé autour d'un thé l'après-midi et de trois tables rondes très instructives. Le premier panel, intitulé « Growing a Creative Community in the Spotlight », a abordé l'importance des liens dans un contexte d'évolution et de croissance rapides dans le Royaume. La deuxième table ronde, intitulée « Des histoires qui comptent », s'est penchée sur l'appropriation de sa passion et le rôle de pionnier dans le changement.

La dernière table ronde, « Susciter l'innovation au niveau local grâce aux influenceurs mondiaux », a exploré le lien entre la créativité locale et mondiale. Les participants ont pu échanger avec les panélistes et les membres de l'équipe de direction de Harrods. 

Le premier panel était composé de l'artiste saoudienne Lulwah Al-Homoud, du tailleur sur mesure Yousef Tammar, de la cheffe Mona Mosly et de la conseillère culturelle Yasmine Rasool. Lulwah Al-Homoud, artiste connue pour son mélange d'art islamique traditionnel et d'abstraction moderne, a souligné l'importance de la connexion dans l'art.

 « L'art est un pont qui nous relie tous... Lorsqu'une personne entre en résonance avec mon travail, je le ressens comme une validation de mon parcours. » 
  
Tammar, un jeune tailleur saoudien qui étudie à Rome, a décrit son parcours comme un véritable conte de fées. Il a réfléchi aux changements culturels qu'il a vécus et a exprimé son désir d'intégrer ses compétences à la culture saoudienne, en se concentrant sur l'amélioration de la qualité des vêtements traditionnels. « Je veux apporter une nouvelle perspective aux modèles traditionnels », a-t-il déclaré. « Il s'agit d'honorer notre héritage tout en embrassant l'innovation. 

Mme Mosly a partagé ses sources d'inspiration culinaire, qui trouvent leur origine dans l'amour de sa famille pour la nourriture, en affirmant que « derrière chaque chef se cache sa mère ». 

Elle a souligné l'importance de la famille pour nourrir la passion culinaire, ajoutant : « La nourriture n'est pas seulement une question de subsistance ; c'est une question de connexion et d'amour. Lorsque je cuisine, je partage une partie de mon cœur. »

Elle a également évoqué les défis de sa carrière en déclarant : « Chaque chef est confronté à des moments de doute, mais c'est précisément ce qui nous façonne. Il est essentiel de se rappeler pourquoi nous avons entamé ce voyage. » 

De son côté, Mme Rasool a évoqué la myriade d'opportunités offertes aux créateurs en Arabie saoudite. Elle s'est montrée enthousiaste quant au potentiel de collaboration entre divers talents, déclarant : « C'est le meilleur moment pour être en Arabie saoudite... Nous sommes à l'aube d'une renaissance culturelle, avec tant de voix prêtes à être entendues. Ensemble, nous pouvons créer quelque chose de vraiment magique ». 
  
Cette année, le thème du centre de mise en réseau visant à mettre en contact les experts de l'industrie et les talents émergents était « The Connector ». Ce thème souligne l'importance d'entretenir des liens significatifs, tant au niveau local que mondial, comme l'a conclu M. Al-Humoud : « Dans un monde qui semble souvent divisé, l'art et la créativité sont ce qui nous unit. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com   


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".