« Who’s who » à la Biennale des arts islamiques de Diriyah 

Ahmed Mater. (Fourni)
Ahmed Mater. (Fourni)
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Publié le Vendredi 24 janvier 2025

« Who’s who » à la Biennale des arts islamiques de Diriyah 

  • Un aperçu des artistes dont les œuvres seront exposées lors de l'événement de cette année, qui se tiendra jusqu'au 25 mai

DJEDDAH : La deuxième édition de la Biennale des arts islamiques de Diriyah débute aujourd'hui et présente plus de 500 "objets historiques et œuvres d'art contemporaines" dans cinq salles d'exposition et des espaces extérieurs.  

Le thème de cette année est « And All That Is In Between » (en français, « Et Tout Ce Qui Se Trouve Entre Les Deux »), une expression qui, selon les organisateurs, « résume l'étendue vaste et impressionnante de la création divine telle qu'elle est vécue par l'humanité'. »

Au cours des quatre prochains mois, l'événement présentera, selon le site web, "une exploration profonde de la manière dont la foi est vécue, exprimée et célébrée ... invitant les visiteurs à réfléchir aux merveilles divines et à la connexion de l'humanité avec elles".

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L'œuvre "Au Bord des Mondes" d'Abdelkader Benchamma exposée au Centre Pompidou à Paris cette année. (Fourni)

La biennale comprendra de nouvelles commandes de plus de 30 artistes locaux et internationaux. Parmi les figures les plus en vue de la scène artistique saoudienne, l'artiste Ahmed Mater se distingue. L'année dernière, une rétrospective de son travail, intitulée « Chronicles », a été présentée à Christie's à Londres. Sa participation à cet événement s'inscrit pleinement dans la philosophie de Mater. En 2020, il a déclaré à Arab News : « Je considère que l'exploration, le partage et l'apprentissage entre les cultures sont essentiels. La culture est synonyme de partage et de progrès. Elle n'est pas statique, elle est dynamique. »

Fatma Abdulhadi, artiste saoudienne et compatriote de Mater, graveuse et éducatrice, présentera également des œuvres à la biennale. Ses gravures, a-t-elle expliqué à l'Institut d'art de Berlin en 2021, consistent en "des couches successives de significations profondes qui sont exprimées par l'utilisation de la couleur. Chaque couche de couleur est un miroir qui vous permet de voir les autres clairement et de les accepter pour ce qu'elles sont".

Bilal Allaf, danseur contemporain saoudien, a expliqué à Arab News en 2021 pourquoi il préférait son approche improvisée à la danse classique. "J'ai l'impression de pouvoir mieux exprimer mes émotions", a-t-il déclaré. "Je pense qu'il s'agit d'une forme artistique pure de narration - une forme de communication non verbale. En tant qu'interprète, c'est une expression très profonde".

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Bilal Allaf. (Fourni)

L'artiste américain d'origine bahreïnienne Nasser Alzayani a été le lauréat du premier prix d'art Richard Mille du Louvre Abu Dhabi en 2021. Sa pratique, a déclaré le Louvre à l'époque, "est une documentation axée sur la recherche du temps et du lieu par le biais du texte et de l'image". "Je vois le travail que je fais comme un moyen d'ajouter aux ressources disponibles", a déclaré Alzayani à Canvas.

Natif de La Mecque, Ahmad Angawi est, selon le collectif artistique Edge of Arabia, "inspiré par la diversité colorée de la culture du Hejaz". Fils d'architecte, il a "adopté le concept de la croyance dans le principe fondamental de l'équilibre, en tant qu'état d'esprit, ainsi que la croyance dans son application dans le domaine du design".

Abdelkader Benchamma, né en France de parents algériens, crée des "dessins délicats et dynamiques d'états de la matière", peut-on lire sur le site web d'Edge of Arabia. "Ses dessins s'inspirent de scénarios visuels issus de réflexions sur l'espace et sa réalité physique.

Saeed Gebaan, originaire d'Abha, est ingénieur industriel de métier et cofondateur de PHI Studio. "À travers des installations, des programmations et des systèmes de mouvement, Gebaan invite les spectateurs à réfléchir à l'intersection de la science et de la société", selon Riyadh Art.

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Nasser Alzayan, Seeing Things. (Photo fournie)

Louis Guillaume utilise des matériaux trouvés pour créer ses sculptures et "considère ses créations comme des œuvres vivantes destinées à évoluer avec le temps", peut-on lire sur le site web de la Cité internationale des arts de Paris.

Le travail des artistes pluridisciplinaires libanais Joana Hadjithomas et Khalil Joreige porte sur le cinéma, la photographie, la sculpture, les installations, les performances, les conférences et les textes. Ils ont écrit qu'ils "remettent en question la narration, la fabrication d'images et de représentations, la construction d'imaginaires et l'écriture de l'histoire".

L'artiste visuelle Bashaer Hawsawi, basée à Djeddah, travaille avec des médias mixtes et des objets trouvés. Sa pratique, selon theartists.net, est centrée sur "les notions d'identité culturelle, de nettoyage, d'appartenance et de nostalgie".

L'artiste libyenne Nour Jaouda, selon le site de la Biennale de Venise, "se délecte des processus lents, physiques et ressentis de la fabrication de textiles teints à la main. Leur connectivité inhérente engendre leur association avec l'éternel et le divin ; pour l'artiste, les textiles n'ont ni début ni fin".

L'artiste interdisciplinaire franco-libanaise Tamara Kalo a grandi à Riyad. "Elle travaille avec la photographie, la vidéo et la sculpture pour étudier les récits qui façonnent le foyer, l'histoire et l'identité", indique Riyadh Art.

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"The Light In Between" de Nour Jaouda. (Photo, fournie)

Raya Kassisieh est une artiste d'origine palestinienne basée à Londres qui dit "explorer la politique du corps dans une pratique multidisciplinaire qui présente une interrogation profondément personnelle de la forme". Son travail "propose que le corps soit l'outil ultime de réimagination et de création".

L'artiste japonais Takashi Kuribayashi crée des installations à grande échelle. Le thème central de son travail, a-t-il déclaré, est le "royaume invisible" et ses frontières. "La vérité réside dans des endroits invisibles. Une fois que vous aurez pris conscience de l'existence d'un monde différent à l'abri des regards, vous vivrez d'une manière différente".

La photographe et cinéaste saoudienne Hayat Osamah "cherche à remettre en question les normes conventionnelles et à célébrer la diversité", indique Riyadh Art, tandis que l'artiste multidisciplinaire Anhar Salem, née à Djeddah, travaille aussi principalement dans le domaine du cinéma, utilisant souvent des vidéos filmées au téléphone "pour remettre en question l'autoreprésentation et la production d'images dans les communautés qui ont été marginalisées en raison des politiques migratoires et économiques", selon la Cité internationale des arts.

La sélection de cette année comprend également l'artiste argentin Gabriel Chaile, l'artiste et commissaire koweïtien Ala Younis, basé à Amman, l'artiste indien Asim Waqif, basé à New Delhi, l'artiste multidisciplinaire taïwanais Charwei Tsai, le duo Ehsan ul Haq et Iqra Tanveer, basé à Lahore, le collectif artistique eurasien Slavs and Tatars, l'artiste visuel italien Arcangelo Sassolino et l'architecte et artiste multidisciplinaire britannique Asif Khan ; L'artiste franco-irakien Mehdi Moutashar ; le photographe et sculpteur germano-iranien Timo Nasseri ; le duo de poètes et musiciens multimédia Hylozic/Desires (Himali Singh Soin et David Soin Tappeser) ; l'artiste multidisciplinaire colombien Nohemi Pérez ; l'artiste pakistanais Imran Qureshi, dont le travail s'inspire des peintures miniatures des cours mogholes ; l'artiste brésilienne Lucia Koch ; et l'artiste interdisciplinaire britannique Osman Yousefzada.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".