Balad Beast dynamise Al-Balad avec des performances électrisantes

Le festival de musique Balad Beast a rassemblé plus de 70 artistes du monde entier, illuminant le site d'Al-Balad, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, pendant deux jours inoubliables, les 30 et 31 janvier. (Photo Fournie)
Le festival de musique Balad Beast a rassemblé plus de 70 artistes du monde entier, illuminant le site d'Al-Balad, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, pendant deux jours inoubliables, les 30 et 31 janvier. (Photo Fournie)
Le festival de musique Balad Beast a rassemblé plus de 70 artistes du monde entier, illuminant le site d'Al-Balad, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, pendant deux jours inoubliables, les 30 et 31 janvier. (Photo Fournie)
Le festival de musique Balad Beast a rassemblé plus de 70 artistes du monde entier, illuminant le site d'Al-Balad, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, pendant deux jours inoubliables, les 30 et 31 janvier. (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 01 février 2025

Balad Beast dynamise Al-Balad avec des performances électrisantes

  • Plus de 70 artistes participent à l'événement.
  • Le charme d'Al-Balad a été rehaussé par d'envoûtantes projections de couleurs et de motifs.

Djeddah : Les 30 et 31 janvier, le festival de musique Balad Beast a rassemblé plus de 70 artistes du monde entier, illuminant le site d'Al-Balad, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, pour deux jours inoubliables.

Le festival, organisé par la société saoudienne MDLBEAST, s'est déroulé sur quatre scènes - Bab Square, Omda Square, Roshan Square et Souq Square -, chacune d'entre elles étant conçue pour capturer l'esprit du quartier historique.

Le charme d'Al-Balad a été renforcé par des projections hypnotiques de couleurs et de motifs, transformant les bâtiments emblématiques du quartier en un voyage visuel qui fait le lien entre le riche passé de Jeddah, son présent dynamique et son avenir prometteur.

Ahmad Alammary, directeur de la création chez MDLBEAST, également connu sous le nom de DJ Baloo, a déclaré à Arab News : « Je pense qu'Al-Balad est organiquement, naturellement unique.

« Il s'agit de notre troisième édition. Si les deux premières éditions étaient très similaires, nous avons apporté des changements subtils à la disposition des lieux pour cette troisième édition. Nous avons déplacé une scène qui était auparavant plus en arrière pour la rapprocher des autres et créer une meilleure fluidité.

« La programmation est renouvelée chaque année, mettant à l'honneur à la fois nos artistes locaux de renom et des talents émergents du monde entier. Il y a tellement d'inspiration à Balad que cela alimente sans cesse notre créativité pour nos graphiques et nos projections. Nous nous inspirons même des éléments uniques du quartier, des ronds-points aux chats qui courent dans les rues. »

L'énergie du festival a été renforcée par des artistes tels que 21 Savage, lauréat d'un Grammy, Gunna, sensation du rap d'Atlanta, et Michael Kiwanuka, ainsi que par des favoris régionaux tels que Disco Misr, Dish Dash et Gazi, le 30 janvier.

Le deuxième jour, la légende du hip-hop Wiz Khalifa, le producteur Metro Boomin, Ghostly Kisses, Tina Savage et le duo énergique Hats & Klaps se sont produits, tandis que le groupe de rock saoudien Seera, composé uniquement de femmes, a ajouté une touche locale aux festivités.

Le duo saoudien Hassan et Abbas Ghazzawi, également connu sous le nom de Dish Dash, a expliqué comment le festival et son environnement dynamique ont influencé leur musique : « Tout ce qui nous entoure est une source d'inspiration : la scène, la musique, tout joue un rôle.

Nous sommes constamment à l'affût de nouveaux lieux, et notre prochain titre, Aiwa Aiwa, dont la sortie est prévue en avril, reflète ce voyage.

« Nous incorporons désormais davantage de voix arabes, en raison de l'accueil extraordinaire que nous recevons lorsque nous nous produisons en Arabie saoudite ou dans tout autre pays arabophone. Même avec des morceaux que le public ne comprend pas entièrement, il chante avec nous.

« Nous enregistrons des échantillons en arabe depuis un certain temps déjà, et il est incroyable de voir comment le public réagit. Notre morceau en argot de Djeddah a été un succès, et c'est passionnant de voir le public adopter quelque chose d'aussi authentique localement. »

Ils conseillent aux artistes émergents de « croire en eux-mêmes. Ce que nous avons mis dix ans à réaliser, les gens d'aujourd'hui pourraient le faire en un an ou même moins, à condition de travailler dur et de faire confiance à leur instinct. N'ayez pas peur de poursuivre vos rêves et de montrer aux autres ce dont vous êtes capable.

Korolova, une autre grande artiste internationale, a exprimé son admiration pour l'importance culturelle d'Al-Balad.

Elle a déclaré : « C'était extraordinaire de se produire devant mes amis d'Arabie saoudite. C'est incroyable de sentir l'énergie de la foule. Lorsque vous partagez cette énergie, cela signifie beaucoup.

« L'inspiration vient de plusieurs endroits, pas seulement du moment présent, mais aussi de ma famille et de ma fille. Ils me poussent à continuer à créer.

« J'ai joué quelques-uns de mes nouveaux titres au festival, dont un pour le label Tomorrowland, qui sortira le 7 février, et un autre que j'ai testé ici pour la première fois.

« C'était incroyable de voir à quel point les gens se sentaient concernés par la musique. Je respecte également la culture de cet endroit, si riche et unique. C'est la première fois que je me produis dans un lieu aussi historique, c'est magique. J'ai même joué des titres de labels saoudiens.

« J'ai un profond respect pour la culture d'ici, et se produire dans la vieille ville a été une expérience vraiment magique. J'ai joué dans de nombreux lieux extraordinaires, mais celui-ci est un endroit spécial. »

La célébration ne concernait pas seulement la musique, mais aussi l'expérience d'Al-Balad en elle-même.

Alammary a ajouté : « Nous devons faire très peu de choses pour qu'il reste le même d'une année à l'autre. Balad est un campus tellement riche et sain que nous continuons chaque année à créer de nouvelles expériences tout en honorant son essence ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".