La foire d'art contemporain africain 1-54 revient à Marrakech pour une sixième édition

1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
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Publié le Samedi 01 février 2025

La foire d'art contemporain africain 1-54 revient à Marrakech pour une sixième édition

  • La sixième édition de la foire d'art contemporain africain 1-54 s'est tenue à l'opulent hôtel La Mamounia, attirant des collectionneurs et des amateurs d'art venus de toute l'Afrique, du Moyen-Orient et d'Europe. 
  • Les 30 exposants sont des galeries d'Afrique, d'Europe, d'Inde et, pour la première fois, du Golfe

Marrakech : la sixième édition de la foire d'art contemporain africain 1-54 s'est tenue à l'opulent hôtel La Mamounia, attirant des collectionneurs et des amateurs d'art venus de toute l'Afrique, du Moyen-Orient et d'Europe. 

La plus petite des foires 1-54 (qui se tiennent également à Londres et à New York) offre une expérience plus intime et haut de gamme lors de son édition de Marrakech, qui a ouvert ses portes le 30 janvier.

L'accent est mis sur l'établissement de liens entre la scène artistique marrakchie et l'Afrique dans son ensemble, le Moyen-Orient et l'Europe. 

1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)

Jusqu'au 2 février, l'événement se tient à la fois à l'hôtel La Mamounia et dans l'espace d'art multidisciplinaire DaDa, situé sur la célèbre place Jemaa El-Fnaa, dans le quartier de la Médina.

Ce dernier met en avant des concepts artistiques provenant principalement de tout le Maroc, tandis que, dans les somptueux halls de l'hôtel, des galeries internationales et marocaines présentent des œuvres d'artistes locaux, africains et internationaux.

« Dans cette édition, nous avons réussi à obtenir un équilibre parfait entre les galeries africaines, internationales et marocaines locales », a déclaré à Arab News Touria El Glaoui, la directrice et fondatrice de la foire, fille du célèbre peintre moderniste marocain Hassan El Glaoui, aujourd'hui décédé. 

1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)

« Cette année, 14 galeries africaines sont présentes, ainsi qu'une galerie de Koweït City, deux galeries de Milan et la Fondation Kalhath de Mumbai, en Inde, qui présente l'artiste marocaine Amina Benbouchta.

Les nouveaux venus cette année sont la galerie C+N CANEPANERI, basée à Milan, l'espace Un de Tokyo, au Japon, ainsi que la GALERIE FARAH FAKHRI d'Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Seront également représentées pour la première fois la Galerie Medina de Bamako (Mali), Hunna Art de Koweït City (Koweït), Le Violon Bleu Gallery de Sidi Bou Said à Tunis (Tunisie) et la Abla Ababou Galerie de Rabat. 

1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)

Le Violon Bleu présente également des peintures tunisiennes de Hassan El Glaoui. Il s'agit de la première exposition des œuvres de l'artiste à la foire. 

Le Golfe est représenté cette année par la première exposition de Hunna Art, à Koweït City.

Une conférence intitulée « AlUla, un nouveau laboratoire pour l'art contemporain » sera également donnée par le conservateur français Arnaud Morand, qui a organisé des expositions et des résidences pendant plusieurs années dans l'ancienne région désertique de l'Arabie saoudite. 

1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)
1-54 Marrakech 2025. (Avec l'aimable autorisation de Mohamed Lakhda)

Toujours en provenance du Golfe, une performance spéciale intitulée « Le Miroir (Acte I) » de l'artiste de renom Miles Greenberg sera mise en scène au palais historique d'El-Badi, dans le cadre du programme d'art de Brookfield Place à Dubaï.

Depuis son lancement initial au Maroc en 2018, 1-54 s'est imposé comme un événement mondial qui attire au Maroc des collectionneurs, de grandes institutions artistiques et des artistes du monde entier.

La foire, comme l'a noté El Glaoui, s'appuie également sur la riche scène culturelle et artistique de Marrakech qui s'est développée au fil des ans. Notons également cette année la réouverture du Musée d'art contemporain africain Al-Maaden, ainsi que de nombreuses expositions et performances muséales.

« Marrakech jouit d'une situation géographique stratégique qui lui permet de servir de point de rencontre pour les publics du Moyen-Orient, d'Afrique et du reste du monde », a déclaré M. El Glaoui.

« Le Maroc possède une scène artistique dynamique qui ne cesse de se développer. Je pense qu'avec ses maisons de vente aux enchères, ses musées, ses fondations privées et les diverses galeries que nous avons dans chaque ville, il est devenu un concurrent international important dans le domaine de l'art moderne et contemporain. »  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".