L'exposition Ithra’s Kimono met en lumière l’art et l’évolution d’un symbole japonais en Arabie saoudite

À l'occasion des Journées culturelles du Japon, qui se terminent le 8 février, le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra) organise une exposition de kimonos. (Photo Fournie)
À l'occasion des Journées culturelles du Japon, qui se terminent le 8 février, le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra) organise une exposition de kimonos. (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 05 février 2025

L'exposition Ithra’s Kimono met en lumière l’art et l’évolution d’un symbole japonais en Arabie saoudite

  • Dans le cadre des Journées culturelles japonaises qui se terminent le 8 février, le Centre mondial de la culture du roi Abdulaziz (Ithra) organise une exposition sur les kimonos.
  • Cette exposition gratuite présente 17 kimonos, soigneusement sélectionnés pour mettre en valeur l’évolution de cette tenue emblématique du Japon.

DHAHRAN : Dans le cadre des Journées culturelles japonaises qui se terminent le 8 février, le Centre mondial de la culture du roi Abdulaziz (Ithra) organise une exposition sur les kimonos. Elle offre aux visiteurs un aperçu intime de ces vêtements traditionnels japonais, emblèmes du pays.

Maha Abdulhadi, spécialiste des programmes créatifs chez Ithra, a expliqué l’importance de cette exposition au journal Arab News.

Les motifs et les tissus des kimonos reflètent souvent les changements saisonniers, les festivals et l’esthétique artistique, soulignant ainsi leur lien avec la culture japonaise. (Photo fournie)
Les motifs et les tissus des kimonos reflètent souvent les changements saisonniers, les festivals et l’esthétique artistique, soulignant ainsi leur lien avec la culture japonaise. (Photo fournie)

« L’exposition de kimonos lors des Journées culturelles japonaises ne se contente pas de mettre en avant la mode ; elle offre une expérience culturelle profonde. Elle célèbre l’héritage artistique du Japon, démontre l’adaptabilité de la tradition dans un monde moderne et renforce les échanges culturels entre le Japon et le reste du monde », a déclaré M. Abdulhadi.

Symbole emblématique de la tradition et du savoir-faire japonais, le kimono a été l’expression de la richesse de l’identité culturelle du Japon et de son art textile, mettant en valeur des techniques séculaires de teinture, de tissage et de broderie, tout en démontrant comment les designers contemporains ont réinterprété le kimono pour l'adapter à la modernité.

L’exposition met également en évidence l’importance des kimonos lors des différentes occasions de célébration, soulignant la variation de leurs styles en fonction des événements.

La sélection de kimonos a été organisée par l’unité du Musée et exposition d’Ithra. (Photo Fournie)
La sélection de kimonos a été organisée par l’unité du Musée et exposition d’Ithra. (Photo Fournie)

Les motifs et les tissus des kimonos reflètent souvent les changements saisonniers, les festivals et l’esthétique artistique, soulignant ainsi leur lien étroit avec la culture japonaise.

Cette exposition gratuite présente 17 kimonos, soigneusement sélectionnés pour mettre en valeur l’évolution de cette tenue emblématique du Japon.

Dix kimonos ont été prêtés au Musée du Japon à Fukushima. Ces pièces représentent des kimonos antiques datant de différentes périodes historiques, reflétant le savoir-faire et la sensibilité esthétique des époques Meiji (1868-1912), Taisho (1912-1926) et Showa (1926-1989). Le Musée du kimono japonais, qui a ouvert ses portes en 2022, abrite la plus grande collection de kimonos au Japon, avec environ 10 000 pièces, accessoires compris.

Dans le cadre des Journées culturelles du Japon, qui se terminent le 8 février, le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra) organise une exposition de kimonos. (Photo fournie)
Dans le cadre des Journées culturelles du Japon, qui se terminent le 8 février, le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra) organise une exposition de kimonos. (Photo fournie)

« J’aimerais également ajouter que le design de l’un des kimonos uchikake exposés au Japan Kimono Museum est l’œuvre de Kansai Yamamoto, un créateur de mode qui a participé à la Fashion Week de Paris et à d’autres événements », a ajouté Abdulhadi.

Outre les pièces historiques, l’exposition présente sept kimonos provenant d’un collectionneur privé basé au Japon et offrant des interprétations modernes du vêtement traditionnel.

La sélection des kimonos a été organisée par l’unité du musée et exposition d’Ithra. L’équipe de la Commission s’est concentrée sur la présentation de l’évolution des kimonos, mettant en valeur leurs techniques de teinture complexes, leur artisanat exquis et leurs styles régionaux qui racontent des histoires captivantes de tradition et de patrimoine.

Au-delà d’une exposition de mode, l’événement dans son ensemble, qui a débuté le 23 janvier, a été créé pour favoriser les échanges culturels alors que les deux pays célèbrent 70 ans de relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et le Japon.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  

 

 

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".