Le cabinet saoudien passe en revue les développements régionaux et approuve des accords clés

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé, mardi à Riyad, la session hebdomadaire du cabinet, au cours de laquelle des questions régionales et internationales clés ont été discutées et des accords visant à renforcer les partenariats mondiaux du Royaume ont été approuvés. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé, mardi à Riyad, la session hebdomadaire du cabinet, au cours de laquelle des questions régionales et internationales clés ont été discutées et des accords visant à renforcer les partenariats mondiaux du Royaume ont été approuvés. (SPA)
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Publié le Mercredi 12 février 2025

Le cabinet saoudien passe en revue les développements régionaux et approuve des accords clés

  • Le cabinet a fermement rejeté les déclarations israéliennes prônant le déplacement des Palestiniens
  • Les ministres ont déclaré qu'une paix durable ne pouvait être obtenue que par la solution à deux États et la coexistence pacifique

RIYAD: Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé, mardi à Riyad, la session hebdomadaire du cabinet, au cours de laquelle des questions régionales et internationales clés ont été discutées et des accords visant à renforcer les partenariats mondiaux du Royaume ont été approuvés, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a informé le cabinet de ses récents appels téléphoniques avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président des Émirats arabes unis Cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane.

Le cabinet a fermement rejeté les déclarations israéliennes prônant le déplacement des Palestiniens, réaffirmant l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur de la cause palestinienne. Les ministres ont déclaré qu'une paix durable ne pouvait être obtenue que par la solution à deux États et la coexistence pacifique.

La session a souligné l'influence croissante du Royaume dans les organisations multilatérales, en particulier sa récente élection au comité exécutif de l'Association internationale des autorités anticorruption. Ce succès témoigne de la reconnaissance mondiale des efforts déployés par l'Arabie saoudite pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence.

Sur le plan intérieur, le cabinet a salué la poursuite des efforts de diversification économique, en particulier le lancement du complexe de fabrication automobile du roi Salmane, qui devrait accroître la contribution économique du secteur non pétrolier et soutenir le programme national de développement de l'industrie et de la logistique.

Les ministres ont salué l'achèvement du plan exécutif du programme de viabilité financière, qui vise à améliorer l'efficacité des dépenses, à développer les flux de revenus et à renforcer la résilience économique de l'Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030.

Le classement de l'Arabie saoudite en tête de l'indice de sécurité du groupe des 20 pays industrialisés et émergents a également été reconnu comme un témoignage de son leadership dans la garantie de la stabilité et de la prospérité.

Au cours de la session, le cabinet a approuvé plusieurs accords visant à renforcer les partenariats internationaux de l'Arabie saoudite. Dans le domaine de la coopération en matière de sécurité, les ministres ont signé un accord avec la Jordanie pour lutter contre le trafic de stupéfiants, tandis que sur le plan diplomatique, un accord d'exemption mutuelle de visa a été conclu avec les Îles Salomon pour les détenteurs de passeports diplomatiques, spéciaux et officiels.

Les relations économiques et commerciales ont également été abordées, le cabinet ayant autorisé les négociations en vue d'un mémorandum de consultations politiques avec l'Arménie et approuvé un accord de coopération commerciale avec les Maldives.

Un nouveau partenariat a également été établi avec Oman dans le domaine de l'économie et de la planification, tandis qu'un protocole d'accord distinct a été signé avec le Qatar pour renforcer la coopération financière. Le gouvernement a également approuvé un accord avec la Serbie visant à éviter la double imposition et à prévenir l'évasion fiscale.

Dans les domaines culturel et scientifique, un protocole d'accord a été signé avec la Fondation de la mosquée Hassan II du Maroc pour promouvoir les arts traditionnels, tandis qu'un autre a été conclu avec le Meteorological Office du Royaume-Uni pour la coopération en matière de météorologie.

Les initiatives en matière de transport et d'infrastructure étaient également à l'ordre du jour, avec l'approbation d'un accord avec l'Égypte visant à améliorer la connectivité maritime et le transport de passagers dans le golfe d'Aqaba. Dans le secteur financier, le cabinet a approuvé un nouveau partenariat visant à renforcer la coopération entre la banque centrale saoudienne et la banque centrale de Turquie.

Le conseil des ministres a également approuvé des amendements à la loi sur le ministère public et à la loi sur le comité des doléances, ajoutant des professionnels expérimentés à leurs conseils respectifs. En outre, des promotions importantes ont été confirmées, notamment la nomination d'Abdoul-Moneim ben Abdoul-Rahmane ben Saleh al-Mahmoud en tant qu'ambassadeur au ministère des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.