Laurent Saint-Martin: «Les Émirats, un partenaire des plus stratégiques pour les entreprises françaises»

Le Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l'Étranger, Laurent Saint-Martin, lors de sa visite du pavillon français à Gulfood, qui s'est déroulé à Dubaï du 17 au 21 février 2025. (Photo: ANFR)
Le Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l'Étranger, Laurent Saint-Martin, lors de sa visite du pavillon français à Gulfood, qui s'est déroulé à Dubaï du 17 au 21 février 2025. (Photo: ANFR)
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Publié le Vendredi 21 février 2025

Laurent Saint-Martin: «Les Émirats, un partenaire des plus stratégiques pour les entreprises françaises»

  • Les relations commerciales entre la France et les Émirats arabes unis se renforcent d’année en année
  • En 2024, la France a enregistré une augmentation de 14% de ses échanges commerciaux avec les Émirats, une évolution notable dans un contexte économique mondial incertain

DUBAÏ: Dans un monde où l’internationalisation des entreprises est plus cruciale que jamais, la France s’engage activement pour soutenir ses PME à l’export, notamment à travers des événements majeurs comme le salon Gulfood 2025 à Dubaï.

Dans un entretien accordé à Arab News en français, Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, met en avant l'importance de ces initiatives pour accroître la compétitivité des entreprises françaises, tout en consolidant les relations économiques entre la France et les Émirats arabes unis.

Une stratégie d’internationalisation

Le gouvernement français met un accent particulier sur l'internationalisation des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME), qui sont souvent les plus exposées aux défis de l'exportation. Comme le souligne Laurent Saint-Martin, cette démarche constitue une priorité dans sa politique. «L’internationalisation de nos entreprises françaises, et en particulier de nos PME qui ont le plus besoin de soutien pour réussir à l’export, est une priorité du gouvernement», a-t-il affirmé.

Pour ce faire, le ministre s’appuie sur «la Team France Export», un dispositif réunissant des acteurs tels que Business France, les chambres de commerce, la Banque publique d’investissement et les conseillers du commerce extérieur. Ces acteurs sont essentiels pour aider les entreprises françaises à s’impliquer dans des salons comme Gulfood, un événement clé pour le secteur agroalimentaire. «Nous leur permettons d’avoir accès au salon Gulfood pour exposer l’excellence française et entrer en contact avec des distributeurs et importateurs des Émirats, mais plus largement de la région», précise Laurent Saint-Martin.

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Le ministre français Laurent Saint-Martin lors de sa visite du pavillon français au Gulfood à Dubaï, le 20 février 2025. (Photo : ANFR)

Des échanges commerciaux en plein essor

Les relations commerciales entre la France et les Émirats arabes unis se renforcent d’année en année. En 2024, la France a enregistré une augmentation de 14% de ses échanges commerciaux avec les Émirats, une évolution notable dans un contexte économique mondial incertain. Laurent Saint-Martin souligne que cette croissance est un signe positif: «Il y a de plus en plus d’investissements dans les deux sens, de plus en plus de commerces croisés. Ce n’est pas une surprise, car nous avons beaucoup en commun avec les Émirats.»

Le ministre rappelle également que les deux pays ont des stratégies nationales similaires et partagent des objectifs similaires en matière de décarbonation de l’économie et de transition numérique, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

Un événement clé a marqué cette collaboration renforcée: la visite de Mohammed ben Zayed (MBZ), prince héritier des Émirats, à Paris, le 6 février dernier. Lors de cette visite, un investissement de 50 milliards d'euros dans l’IA a été annoncé, un projet d’envergure qui démontre l’importance croissante des liens économiques entre les deux nations.

L’IA et les centres de données: un avenir prometteur

L’intelligence artificielle et les infrastructures numériques sont des secteurs au cœur des ambitions partagées entre la France et les Émirats. Laurent Saint-Martin insiste sur le potentiel de la France dans ce domaine, notamment en matière de centre de données.

«La France est une terre d’accueil pour les grands centres de données, explique-t-il. Nous avons des sites disponibles, une énergie fiable, décarbonée et compétitive, ce qui est un atout majeur pour les investisseurs.»

Cette attractivité pour les investissements émiratis dans les centres de données s’accompagne d’une volonté de renforcer les infrastructures de demain, notamment dans le secteur de l’IA.

Le ministre français du Commerce extérieur évoque avec optimisme les projets à venir, notamment lors du sommet Choose France, prévu pour mai 2025: «Vous verrez un certain nombre de concrétisations de ces annonces», assure-t-il.

Des investissements bilatéraux: la France aux Émirats

Si la France bénéficie d’investissements émiratis, les entreprises françaises n’en sont pas moins présentes aux Émirats. Environ 600 entreprises françaises sont installées dans la région, et ce nombre augmente régulièrement avec l’arrivée de nouveaux entrepreneurs. Laurent Saint-Martin met en avant la place croissante des entreprises françaises dans des projets d’envergure, notamment dans le secteur des infrastructures. «Nous avons longtemps été impliqués dans de grands projets d’infrastructure, comme le métro de Dubaï, et nous comptons bien l’être dans les prochaines grandes initiatives de mobilité», explique-t-il.

Au total, le stock d’investissements directs étrangers (IDE) français aux Émirats est estimé entre 6 et 7 milliards d'euros. Cette relation bilatérale continue de croître, à l’image des projets d’infrastructure et des opportunités dans des secteurs comme l’agroalimentaire, la technologie et l’énergie.

Surmonter les obstacles liés au commerce

Malgré les avancées notables, des obstacles subsistent pour les entreprises françaises, notamment en termes de méconnaissance des opportunités commerciales aux Émirats. Laurent Saint-Martin souligne l’importance de sensibiliser davantage les entreprises françaises à ces marchés en pleine expansion: «La principale barrière, c’est de ne pas toujours oser faire ces investissements et ces flux commerciaux. Les Émirats sont encore méconnus de nombreuses entreprises françaises», explique-t-il.

Le ministre plaide pour une meilleure mise en relation des acteurs économiques français et émiratis, en soulignant le rôle crucial des agences comme Business France pour faciliter ces échanges.

La diversification des partenariats: une stratégie de croissance

Face à un contexte économique mondial en évolution, le ministre français du Commerce extérieur évoque l’importance pour les entreprises françaises de diversifier leurs partenariats commerciaux.

«Nos entreprises françaises dans tous les secteurs d'activité ont plus intérêt aujourd'hui à diversifier leurs débouchés commerciaux et à aller chercher les pays amis comme relais de croissance quand il peut y avoir effectivement des menaces dans certains secteurs d'activité», explique-t-il.

Cette diversification s’inscrit dans une logique de résilience face aux incertitudes géopolitiques, avec un accent particulier sur les relations avec les pays du Golfe.

«Ce sont des pays – au premier rang desquels figurent les Émirats – avec lesquels il est bon de faire du commerce. À chaque fois que nous tenons des discussions avec nos homologues et avec les acteurs économiques, c'est pour pouvoir faire davantage», ajoute-t-il.

«Mais il ne faut pas considérer que la guerre commerciale est une fatalité et que nous devons nous détourner du marché américain qui reste, dans les deux sens, un marché évidemment prioritaire pour les entreprises françaises», souligne-t-il.

L’avenir du commerce extérieur: croître ensemble

Le ministre français du Commerce extérieur se projette dans l’avenir avec une vision claire: continuer à croître, tant en termes de volume que de qualité des projets.

«L’idée est de croître non seulement quantitativement, mais aussi qualitativement, en renforçant la confiance mutuelle entre nos pays», déclare-t-il. Pour lui, les relations franco-émiraties doivent continuer à se renforcer sur tous les fronts: commerciaux, politiques, diplomatiques et en matière de défense économique.

«Nous devons continuer à démontrer que l’excellence française dans nos secteurs d’activité reste reconnue et qu’elle continue à gagner des parts de marché», conclut Laurent Saint-Martin.

La France et les Émirats se trouvent au cœur d’une coopération stratégique qui dépasse les frontières de l’économie pour s’attaquer à des enjeux mondiaux tels que la transition énergétique, la technologie et les infrastructures. Le partenariat bilatéral entre ces deux pays, déjà solide, semble promis à un avenir encore plus florissant, avec des projets ambitieux dans les années à venir.


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.