Les contes du Jour de la fondation prennent vie lors des célébrations de la Diriyah

L'histoire de la princesse Modi bint Khalid Al Saud racontée lors des célébrations du jour de la fondation de Diriyah. (Photo AN)
L'histoire de la princesse Modi bint Khalid Al Saud racontée lors des célébrations du jour de la fondation de Diriyah. (Photo AN)
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Publié le Lundi 24 février 2025

Les contes du Jour de la fondation prennent vie lors des célébrations de la Diriyah

  • Des représentations théâtrales, de la musique et des expositions éducatives permettront de retracer l'histoire de la nation.
  • La danse bédouine ancienne est l'un des temps forts de cet événement de trois jours.

RIYAD : Un conte vieux comme le monde, Diriyah, cœur du Royaume et théâtre de son premier chapitre, a célébré la Journée de la fondation avec une série de représentations musicales, de spectacles et d'expositions historiques qui se sont achevés dimanche.

Les familles et les invités de tous âges et de toutes nationalités ont été accueillis à Diriyah pour en savoir plus sur la création du premier État saoudien.

Des leçons d'histoire ont été dispensées grâce à des spectacles de théâtre d'ombres, des quiz Kahoot, des écrans interactifs et des projections retraçant l'histoire du Royaume à l'intérieur du palais.

Des groupes musicaux ont accompagné les visiteurs en interprétant des chansons traditionnelles et culturelles, et en chantant les batailles menées et gagnées.

Vincent Pomer, un visiteur de Boston (États-Unis), qui rend visite à un ami au Royaume, a déclaré à Arab News : « J'éprouve un sentiment de satisfaction et de paix en voyant que tout le monde respecte son passé.

« En tant qu'Américain, j'assimile cela au 4 juillet. Nous célébrons le 4 juillet non pas tant pour notre liberté que pour notre histoire éphémère... Le jour de la fondation est l'équivalent de cette fête en Arabie saoudite ».

L'un des temps forts des célébrations a été le spectacle du Samri, une danse et une musique bédouines originaires du Najd. Vieux d'environ 300 ans, le Samri était traditionnellement exécuté lors des soirées de désert en compagnie des familles. Deux rangées d'hommes s'agenouillaient, se balançaient et applaudissaient tout en chantant des poèmes et en frappant sur un tambour Daf.

Les célébrations comprenaient également des ateliers pour les enfants et les familles portant sur diverses compétences, telles que la parfumerie, le dessin, la peinture et la fabrication de bracelets.

Arab News a interrogé Umar Sial, un Pakistanais qui vit en Arabie saoudite depuis six mois, pour lui demander quels étaient les points forts de sa visite à Diriyah en compagnie de sa famille.

« Nous venons pour la première fois ici. Nous avons visité la terrasse Bujairi et le quartier Al-Turaif, et je pense que c'est très intéressant, en particulier le patrimoine ancien qu'ils mettent en valeur », a-t-il déclaré.

« Sur le plan culturel, c'est très instructif pour les nouveaux arrivants.

L'attraction préférée de M. Sial a été de voir à quoi ressemblaient les anciennes maisons du palais de Salwa et comment les gens vivaient autrefois, ainsi que de voir les chanteurs et les danseurs qui se sont produits tout au long de l'événement.

Selon Mme Sial, les ressortissants étrangers ont tout intérêt à participer à ce type d'événements pour renforcer leurs liens culturels avec le Royaume.

« Vous voyez comment ils sont élevés, comment ils parlent, à quoi ressemblent leurs chansons, comment ils mangent, comment fonctionne leur système familial ; vous voyez que leur famille est tout autour d'eux.

« Je pense que c'est très important pour comprendre comment fonctionne la culture en Arabie saoudite », a-t-il déclaré.

L'Arabie saoudite est réputée pour sa gastronomie, comme l'ont montré de vraies familles saoudiennes lors de tous les itinéraires.

Chacune de ces familles avait son propre stand et avait préparé des plats traditionnels tels que le saleeg, le foul, etc., qui ont été distribués gratuitement aux visiteurs.

Des personnages historiques tels que l'imam Mohammed bin Saud, le père fondateur du premier État saoudien, et son épouse, la princesse Modi bint Khalid Al Saud, ont été mis sur le devant de la scène lors de spectacles racontant leur histoire au cours des segments de la soirée consacrés au souvenir de la Diriyah. Ces spectacles détaillent le parcours complet de l'imam Mohammed bin Saud dans la consolidation des premiers jours du Royaume.

Melissa Sarawi, une habitante des Philippines qui séjourne en Arabie saoudite avec sa famille, a déclaré à Arab News que les aspects les plus passionnants de la culture saoudienne pour les étrangers étaient la nourriture et les gens.

Mme Sarawi a déclaré qu'en tant que musulmane, il était fascinant de découvrir l'islam à partir de son lieu de naissance et de ses liens historiques avec l'Arabie saoudite.

« Venir ici et vivre la journée de la fondation est une très bonne chose, c'est très nouveau pour moi. Je suis musulmane par nature et par naissance, et il est très enrichissant d'en apprendre davantage sur ces choses à Riyad, comme l'histoire de l'islam et tous ces lieux historiques... C'est rafraîchissant de découvrir tout cela. »

Les participants au concours Rawi Al-Diriyah, un concours de narration organisé conjointement par le ministère de l'Éducation et l'Autorité de développement de la porte de Diriyah, qui invite les élèves à réciter des histoires historiques de Diriyah, ont également été mis à l'honneur au cours de ces récitals.

D'autres activités ont été organisées, notamment un concours hippique et une présentation du cheval arabe, de la tenue traditionnelle najdi et de la poésie en direct.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".