« La sculpture inonde l'univers » : une exposition consacrée à la richesse et à la diversité des cultures saoudienne et égyptienne

La fondation l'Art pure galerie organise une exposition de sculptures intitulée « La sculpture inonde l'univers » du 16 février au 17 avril, de seize heures à vingt heures du samedi au jeudi (Photo Fournie )
La fondation l'Art pure galerie organise une exposition de sculptures intitulée « La sculpture inonde l'univers » du 16 février au 17 avril, de seize heures à vingt heures du samedi au jeudi (Photo Fournie )
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Publié le Mardi 25 février 2025

« La sculpture inonde l'univers » : une exposition consacrée à la richesse et à la diversité des cultures saoudienne et égyptienne

  • la Fondation l'Art pure organise une exposition de sculptures intitulée « La sculpture inonde l'univers » avec la participation de huit artistes saoudiens et égyptiens
  • « Un monde de silence » est une célébration qui promeut les échanges culturels entre l’Arabie saoudite et l’Égypte, deux pays connus pour la richesse et la diversité de leurs cultures

RIYAD : Pour célébrer la créativité et la pratique des sculpteurs, la Fondation l'Art pure organise une exposition de sculptures intitulée « La sculpture inonde l'univers » avec la participation de huit artistes saoudiens et égyptiens du 16 février au 17 avril, de seize heures à vingt heures du samedi au jeudi.

« Un monde de silence » est une célébration qui promeut les échanges culturels entre l’Arabie saoudite et l’Égypte, deux pays connus pour la richesse et la diversité de leurs cultures. Cette exposition est l'occasion de découvrir des œuvres exceptionnelles.

La sculpture est une forme d'art qui allie créativité humaine et matérialisation de formes en trois dimensions. Ancrée dans l'univers artistique, elle trouve ses racines dès la fin du Paléolithique, entre -30 000 et -10 000 ans avant J.-C.

L'artiste Tala Al-Turkhaes associe son amour de la calligraphie aérobique à la sculpture pour créer des œuvres porteuses de messages puissants et expressifs. Son expérience approfondie de la calligraphie arabe a clairement influencé ses créations artistiques, dont le point est devenu un élément central. En outre, le choix de pierres, de marbre et de granit saoudien reflète son lien avec les matériaux locaux et démontre sa relation profonde avec le patrimoine saoudien.

Les œuvres de Maged Mekhail sont une fusion d'éléments traditionnels et contemporains. En associant l'héritage égyptien à des motifs modernes, son travail explore en profondeur les thèmes de l'identité et de la culture. L'utilisation de personnages du folklore égyptien apporte une énergie festive à ses œuvres.

Les œuvres de Hassen Kamel incarnent le concept de vie et de mort à travers le symbolisme de la fleur de lotus, qui représente la croissance et le renouveau dans la culture égyptienne ancienne. Il célèbre également l'héritage musical et culturel égyptien à travers sa représentation d’ « Umm Kulthum », considérée comme l'une des icônes culturelles et artistiques les plus éminentes et les plus significatives d'Égypte et du monde arabe.

L'artiste Ali Al-Tukhaes fait preuve d'une remarquable habileté à mélanger les éléments organiques et les matériaux naturels dans ses œuvres. En utilisant des courbes circulaires, Ali Al-Tukhaes met en évidence le sens du mouvement et de la croissance continue, incarnant la nature dynamique de la vie et son évolution. Son choix de couleurs de pierre renforce son expression artistique en reflétant la diversité et la beauté de la nature.

L'expérience créative de l'artiste Naguib Moein se distingue par l'unité de la masse, la cohésion et l'importance accordée à l'ornementation. Il utilise habilement des éléments architecturaux comme composante principale de la masse culturelle. Ses œuvres évoquent des monuments fantastiques composés de tours et de châteaux méticuleusement construits. Ces formes dépeignent les détails mystérieux d'une légende ancienne. 

Dans la perception d'Al-Thaqafi, la femme n'est pas une image unique, mais une représentation de multiples personnages. Elle combine le silence, la force et parfois la dureté. Ses traits portent des marques, des cicatrices et des sillons qui témoignent des effets du temps et des relations humaines. Malgré tout, elle reste digne.  

Les œuvres de Mohamed El Fayoumi se distinguent par leur représentation de l'environnement naturel dans lequel il a grandi à Fayoum. Ses sculptures reflètent des scènes inspirées de la vie quotidienne, telles que des personnes, des oiseaux et des arbres, qui expriment la beauté du paysage rural de cette région.  

Les œuvres de Mohamed Radwan reflètent sa réflexion personnelle sur la nature humaine. À travers des lignes subtiles et des silhouettes allongées, les sculptures de Radwan évoquent des émotions puissantes, capturant l'essence de la gratitude, de l'élégance et de la profondeur de l'expérience humaine. Son approche minimaliste de l'art sert de méditation visuelle, offrant un sentiment de tranquillité.

La sculpture, en tant qu'art, contribue à façonner et à préserver l'héritage culturel. Elle représente souvent une continuité des traditions artistiques et culturelles, créant ainsi un lien entre le passé, le présent et l'avenir.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".