La première exposition d'art itinérante saoudienne s'arrête à Riyad

La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
La première exposition itinérante saoudienne, intitulée Art of the Kingdom : Illuminations poétiques, s'est ouverte lundi à Riyad au Musée d'art contemporain d'Arabie saoudite (SAMoCA), après son inauguration à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière. (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 26 février 2025

La première exposition d'art itinérante saoudienne s'arrête à Riyad

  • Filwa Nazer a déclaré à Arab News : « L'objectif était de documenter et de rechercher l'architecture moderniste de Djeddah entre la fin des années 30 et le début des années 60.
  • Inspirée par un vieux livre de remèdes écrit à la main que lui a transmis sa mère, l'œuvre transforme des sérigraphies en couches et des dessins au fusain sur un treillis suspendu.

RIYAD : Une exposition itinérante saoudienne, intitulée « Art of the Kingdom : Illuminations poétiques », s'est ouverte lundi à Riyad au Musée saoudien d'art contemporain, après avoir été inaugurée à Rio de Janeiro, au Brésil, l'année dernière.

Située dans le quartier artistique de Jax de la capitale, l'exposition rassemble des œuvres de 17 artistes contemporains saoudiens de premier plan, issus de générations, de régions et de pratiques artistiques différentes, qui témoignent de l'essor de la scène artistique du pays. ***

Brink of the Sea » de Basmah Felemban (2025). (Photo Fournie)
Brink of the Sea » de Basmah Felemban (2025). (Photo Fournie)

Mona Khazindar, conseillère au ministère de la Culture, a déclaré : « La Commission des musées est fière de présenter Art of the Kingdom à SAMoCA at Jax, une exposition qui met en valeur le paysage artistique dynamique de l'Arabie saoudite, où la tradition rencontre l'innovation.

« Nous sommes ravis de célébrer ainsi les pratiques créatives saoudiennes et d'inviter le public, tant local qu'international, à explorer notre histoire et notre culture à travers l'art contemporain. » 

Hinat » (2022) de Daniah AlSaleh. (Photo Fournie)
Hinat » (2022) de Daniah AlSaleh. (Photo Fournie)

Des peintures aux installations et aux œuvres vidéo, l'exposition présente la diversité et l'ambition des artistes saoudiens contemporains autour de deux thèmes : le désert et les traditions culturelles.

L'œuvre « It Will Heal » de Fatma Abdulhadi explore le dialogue évolutif entre l'homme et la nature, où les pratiques traditionnelles deviennent des processus permanents.

Inspirée d'un vieux livre de remèdes manuscrits que lui a transmis sa mère, elle transforme des sérigraphies superposées et des dessins au fusain sur des grilles suspendues. Tout comme les plantes communiquent et s'adaptent, la phrase « it will heal you, inshallah » reflète une croyance en une connexion et un renouvellement continus.

« It Will Heal » (2025) de Fatma Abdulhadi. (Photo AN)
« It Will Heal » (2025) de Fatma Abdulhadi. (Photo AN)

« Il s'agit d'un dialogue entre l'homme et la nature, et tout ce qui se trouve entre les deux : la recette que l'homme trouve pour se sentir en sécurité, en bonne santé, pour se sentir mieux », explique M. Abdulhadi. 

The Hands Want to See, The Eyes Want to Caress » (2021) de Filwa Nazer. (Photo Fournie)
The Hands Want to See, The Eyes Want to Caress » (2021) de Filwa Nazer. (Photo Fournie)

Les feuilles présentent des impressions des plantes mentionnées dans le livre, ainsi que des recettes en arabe. Elles sont censées aider à guérir les troubles physiques et émotionnels. L'une d'entre elles, intitulée « How to be happy », recommande de boire du lait de chamelle avec une goutte d'ambre.

Moath Alofi expose deux œuvres : « People of Pangea » et « The Last Tashahhud ». La première est une série de photos qui offre une vue non conventionnelle de divers endroits en Arabie saoudite, tandis que la seconde est une série de photos en cours qui capture de petites et modestes mosquées sur les routes désertes menant à Médine.

« Ces salles de prière ne sont pas habituelles, et c'est ce qui les rend vraiment remarquables. L'architecture brute, l'invention des locaux, des tribus, des Bédouins ou même parfois des philanthropes qui tentent de réaliser ces lieux de repos, de culte et de prière destinés aux voyageurs constituent un sujet intéressant à observer.
« Je pense que le public international sera surpris de voir quelque chose qui n'est pas habituellement montrée », a déclaré M. Alofi à Arab News.

L'œuvre est présentée en contraste avec les sites anthropologiques présentés dans « People of Pangea », sur le mur opposé de l'exposition.

« Il ne s'agit pas seulement des habitants ou des personnes qui ont construit les mosquées, mais aussi des anciens humains qui vivaient sur le territoire de l'Arabie saoudite il y a 7 000 ans. Il s'est toujours passé quelque chose dans ce royaume.

« Vous pouvez constater que les artistes saoudiens sont de haut niveau - ils sont prêts à relever le défi, et je suis honoré d'en faire partie également », a déclaré M. Alofi à propos des artistes locaux qui ont réussi à se faire connaître à l'échelle internationale.

La série « The Hands Want to See, The Eyes Want to Caress » (Les mains veulent voir, les yeux veulent caresser) de Filwa Nazer incorpore de la couture et de la broderie sur des supports mixtes. Les quatre pièces exposées, chacune en dialogue avec l'autre, explorent l'interaction de la fragilité et de la force.

Elle a déclaré à Arab News : « L'objectif était de documenter et de rechercher l'architecture moderniste de Djeddah entre la fin des années 30 et le début des années 60. Mes œuvres ont été inspirées par une maison appelée Beit Ba Junaid - le propriétaire de la maison, son histoire et la façon dont elle a changé et évolué, puis s'est détériorée avec le temps et a été abandonnée.

J'aime participer à ces expositions, organisées par le ministère de la Culture et d'autres institutions, parce que j'ai l'impression qu'elles sont accessibles à tous. Deuxièmement, elles me permettent d'entrer en contact avec la jeunesse saoudienne, et je veux communiquer avec elle. Je suis donc fière de participer à ces expositions et d'être entourée de mes pairs, qui sont tous de grands artistes et amis.

Parmi les autres artistes présentés figurent Muhannad Shono, Lina Gazzaz, Manal Al-Dowayan, Ayman Zedani, Ahmed Mater, Ahaad Al-Amoudi, Shadia Alem, Faisal Samra, Ayman Yossri Daydban, Daniah Al-Saleh, Sarah Brahim, Ahmad Angawi, Nasser Al-Salem et Basmah Felemban.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".