Le président libanais veut reprendre les rênes de la souveraineté nationale

Le président libanais Joseph Aoun en entretien exclusif avec Ghassan Charbel, rédacteur en chef d'Asharq Al-Awsat. (Photo : Asharq Al-Awsat)
Le président libanais Joseph Aoun en entretien exclusif avec Ghassan Charbel, rédacteur en chef d'Asharq Al-Awsat. (Photo : Asharq Al-Awsat)
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Publié le Samedi 01 mars 2025

Le président libanais veut reprendre les rênes de la souveraineté nationale

  • Le président libanais Joseph Aoun affirme vouloir bâtir un État qui détient seul le pouvoir de décision concernant la guerre et la paix
  • Le chef de l'État a réaffirmé avec fermeté son engagement envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun affirme vouloir bâtir un État qui détient seul le pouvoir de décision concernant la guerre et la paix, tout en soulignant son engagement à mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

"Notre objectif est de construire un État souverain où les décisions de guerre et de paix lui appartiennent exclusivement." Cette déclaration forte du président libanais Joseph Aoun, dans sa première interview accordée à Asharq Al-Awsat depuis son élection en janvier, marque clairement ses ambitions pour un Liban en quête de stabilité.

Face au rédacteur en chef Ghassan Charbel, le chef de l'État libanais n'a pas mâché ses mots concernant la souveraineté nationale. "Le concept même de souveraineté implique que l'État détienne le monopole des armes et des décisions stratégiques", a-t-il martelé

"Quand cela sera-t-il réalisé? Les circonstances le permettront certainement," a-t-il confié au journal.

À la question épineuse de savoir si l'État libanais pourra imposer son autorité sur l'ensemble du territoire sans partenariat militaire extérieur, Aoun a été catégorique: "Il n'est désormais plus acceptable que quiconque, hormis l'État, assume la protection du territoire et du peuple."

"Lorsqu'une agression est perpétrée contre le Liban, c'est à l'État seul de décider de la riposte et de déterminer comment mobiliser ses forces pour défendre le pays", a précisé le président.

Le chef de l'État a réaffirmé avec fermeté son engagement envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. "L'État et toutes ses institutions sont pleinement engagés à appliquer cette résolution sur l'intégralité du territoire libanais", a assuré Aoun.

Questionné sur la nécessité d'une stratégie de défense nationale, le président a souligné qu'un État responsable doit se doter d'une vision sécuritaire globale, "même en l'absence d'ennemis à ses frontières", englobant non seulement les aspects militaires mais aussi économiques.

"Nous sommes las de la guerre", a-t-il confié. "Notre espoir est de clore définitivement l'ère des conflits armés et de privilégier les solutions diplomatiques."

Concernant le maintien controversé de l'armée israélienne sur cinq points stratégiques dans le sud du Liban, Aoun n'a pas caché sa déception. "Israël aurait dû honorer l'accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et la France, impliquant un retrait complet des zones occupées pendant le conflit avec le Hezbollah", a-t-il déclaré.

"Nous maintenons un dialogue constant avec Paris et Washington pour exercer une pression sur Israël afin qu'il se retire de ces cinq points, qui n'ont d'ailleurs aucune valeur militaire stratégique", a précisé le président. Et d'ajouter: "À l'ère des drones et des satellites, une simple colline n'offre plus d'avantage tactique significatif."

Le président libanais a justifié son choix de l'Arabie Saoudite comme destination de sa première visite officielle à l'étranger: "Le Royaume est devenu un acteur incontournable pour la région et pour le monde entier, une véritable plateforme pour la paix mondiale."

Aoun ne cache pas ses attentes vis-à-vis de Riyad: "J'espère que nous pourrons, avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, redresser nos relations bilatérales dans l'intérêt mutuel et lever tous les obstacles à une coopération naturelle entre nos deux pays."

Le président a également révélé son intention de solliciter la réactivation d'une aide militaire saoudienne au Liban.

Sur le dossier syrien, Aoun a évoqué sa volonté d'établir des relations constructives avec "la nouvelle administration syrienne", soulignant l'urgence de résoudre la question de la frontière poreuse entre les deux pays.

"La contrebande transfrontalière pose problème, et nous devons prioritairement procéder à une délimitation précise des frontières terrestres et maritimes avec la Syrie", a-t-il indiqué.

Le président libanais a conclu en appelant à une solution pour les quelque deux millions de réfugiés syriens présents sur le sol libanais: "L'État syrien ne peut se permettre d'abandonner autant de ses citoyens." Selon lui, leur retour est désormais justifié puisque "la guerre syrienne est terminée et le régime qui les persécutait s'est effondré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


« Le selfie de l’Élysée » résume l’ambition d’un partenariat saoudo-français dans la santé et l’innovation

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  • Le « selfie de l’Élysée » symbolise le rapprochement et l’ambition de renforcer le partenariat saoudo-français
  • La santé, les biotechnologies, l’innovation et les technologies médicales figurent parmi les secteurs prioritaires de cette coopération

Le « selfie » réunissant le Dr Philippe Pouletty, fondateur de Carvolix et PDG de Truffle Capital, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron n’était pas qu’un simple souvenir pris à l’issue du dîner officiel organisé à l’Élysée. Pour M. Pouletty, cette photo symbolise, par sa simplicité, l’atmosphère de la visite et les ambitions affichées pour approfondir le partenariat entre l’Arabie saoudite et la France.

M. Pouletty a déclaré à Al Eqtisadiah que ce moment reflétait une atmosphère positive, un esprit convivial et une ambition commune d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays, notamment dans les secteurs de la santé, de l’innovation, des biotechnologies et des technologies médicales. 

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La France signe son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad

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  • La cérémonie de signature, qui s’est déroulée à Paris, a réuni le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères, et Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du Bureau international des expositions
  • La France a officiellement signé son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad, devenant ainsi le premier pays à franchir cette étape

PARIS: La France a officiellement signé son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad, devenant ainsi le premier pays à franchir cette étape. Il s'agit d'une étape importante dans le processus de préparation de l'Expo 2030 de Riyad, qui ouvre la voie aux prochaines phases de la participation de la France à cette exposition internationale.
La signature du contrat de participation officielle a eu lieu en marge de la visite en France du prince Mohammed ben Salmane, prince héritier et président du Conseil des ministres.
La cérémonie de signature, qui s’est déroulée à Paris, a réuni le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères, et Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du Bureau international des expositions. Le contrat de participation a été signé par l’ingénieur Talal Al-Meri, directeur général de l’Expo 2030 Riyad, et Jacques Mer, président du conseil d’administration de la Société française des expositions (COFREX).
Cet accord officialise la participation de la France à l’Expo 2030 de Riyad, ce qui lui permet de poursuivre ses préparatifs et de finaliser les différents aspects organisationnels liés à sa participation tout au long des six mois que durera l’exposition, notamment son pavillon, l’expérience des visiteurs, les programmes et les opérations.

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L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions signent l’Accord de Siège

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  • L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions (BIE) ont paraphé l’Accord de Siège « SEE Agreement »
  • Cet instrument juridique vise à sceller le cadre normatif et administratif régissant la participation des États et des organisations internationales, tout en leur garantissant un accompagnement sur mesure à chaque jalon de leurs préparatifs

PARIS: L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions (BIE) ont paraphé l’Accord de Siège « SEE Agreement ». Cet instrument juridique vise à sceller le cadre normatif et administratif régissant la participation des États et des organisations internationales, tout en leur garantissant un accompagnement sur mesure à chaque jalon de leurs préparatifs en vue d'Expo 2030 Riyad.
La cérémonie de signature s'est déroulée en marge de la visite officielle effectuée en République française par Son Altesse Royale le Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud, Prince Héritier et Président du Conseil des ministres.
L'accord a été cosigné par Son Altesse le Prince Faisal bin Farhan bin Abdullah, ministre saoudien des Affaires étrangères, et par M. Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du BIE, en présence de Talal Al-Marri, président exécutif d'Expo 2030 Riyad.

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