Le temps clément pendant le Ramadan apporte du confort aux musulmans

À Djeddah, le Ramadan se distingue par ses lumières et la tradition tant appréciée d'Al-Mirkaz. (SPA)
À Djeddah, le Ramadan se distingue par ses lumières et la tradition tant appréciée d'Al-Mirkaz. (SPA)
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Publié le Mercredi 05 mars 2025

Le temps clément pendant le Ramadan apporte du confort aux musulmans

  • Le temps doux apporte de la fraîcheur aux musulmans qui jeûnent
  • Les températures actuelles font du Ramadan une expérience agréable par rapport à ces dernières années

RIYAD: Pour la première fois depuis de nombreuses années, le Ramadan est célébré en mars pendant la saison hivernale en Arabie saoudite et dans le reste de l'hémisphère nord.

Le temps doux apporte de la fraîcheur aux musulmans qui jeûnent, ce qui en fait une expérience agréable par rapport à ces dernières années, où les fidèles ont dû endurer le défi du jeûne pendant de longues journées chaudes au plus fort de la saison estivale.

«Après de longues périodes de Ramadan en été, le Ramadan se déroule maintenant en hiver pour la première fois depuis de nombreuses années, et le fait de jeûner pendant ces journées froides a rendu l'expérience considérablement confortable et agréable», a déclaré Abdul Ghaffar, un expatrié qui vit dans le Royaume depuis 25 ans et qui travaille comme consultant principal dans le domaine du développement des talents.

Bien que l'année dernière, le temps ait été agréable pendant une grande partie du mois, les musulmans avaient auparavant enduré le défi de jeûner pendant de longues journées chaudes au plus fort de l'été, a-t-il ajouté.

«Les journées d'hiver plus courtes réduisent considérablement les heures de jeûne, ce qui nous permet de rompre le jeûne un peu plus tôt et de nous libérer du soleil brûlant de l'été», a déclaré Abdullah Ahmed, étudiant à l'université de Riyad.

«Ce temps agréable est un changement bienvenu, car il allège le fardeau physique du jeûne. En outre, le temps frais permet de s'adonner à des activités de plein air pendant la journée et après l'iftar», a-t-il ajouté.

Iffat Aabroo, une femme au foyer de Riyad, partage cet avis sur le jeûne en hiver: «La  température maximale était inférieure à 20 degrés Celsius la semaine dernière et varie entre 19 et 27 degrés Celsius au maximum et 7 et 15 degrés Celsius au minimum cette semaine. Par ailleurs, les journées sont plus courtes, ce qui facilite le jeûne.»

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Le Ramadan en hiver apporte du confort aux fidèles qui jeûnent. (SPA)

«Il est courant d'avoir soif lorsqu'on jeûne pendant de longues heures sous la chaleur intense de l'été, et il est important, comme le conseille la médecine, de prendre les précautions nécessaires pour rester hydraté pendant le jeûne, mais il est facile de jeûner pendant l'hiver et de ne pas avoir soif comme pendant l'été», a-t-elle déclaré.

Javed Hasan, chauffeur de taxi dans la capitale, a déclaré: «Cela a facilité le jeûne, en particulier pour ceux d'entre nous qui ne peuvent pas toujours s'arrêter pour l'iftar en raison de la nature de leur travail.»

«Il est beaucoup plus facile d'être dans la rue pour prendre et déposer des gens d'un endroit à l'autre aujourd'hui que pendant la saison chaude de l'été.»

«Le temps agréable ne rend pas seulement le jeûne moins intimidant, il améliore aussi notre bien-être général, rendant le voyage spirituel plus engageant et plus fructueux», a-t-il ajouté.

Shahid Anwar, un expatrié indien qui travaille comme responsable de la sécurité à Riyad, estime que le Ramadan en hiver présente de nombreux avantages, tant sur le plan de l'élévation spirituelle que sur celui de l'engagement social: «Il est beaucoup plus facile d'être sur le site de travail tout en jeûnant en hiver.»

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La tour de l'horloge de La Mecque devient verte pour accueillir le mois sacré du Ramadan. (Internet/X.com)

«La confluence de la réflexion spirituelle et des conditions météorologiques favorables fait du Ramadan une expérience particulièrement agréable», a-t-il ajouté. «Les nuits sont particulièrement animées, les décorations et les friandises traditionnelles attirant plus de monde à l'extérieur que pendant les journées plus chaudes de l'été.»

Avec des températures plus clémentes, de nombreuses organisations communautaires organisent des iftars en plein air, améliorant ainsi les expériences de repas communautaires pour les familles et les amis, a-t-il ajouté.

La vague de froid qui s'est abattue sur plusieurs parties de la région frontalière du nord la semaine dernière a gelé une fontaine décorative dans le gouvernorat de Rafha.

Des photos virales diffusées sur les réseaux sociaux montraient la fontaine recouverte de glace alors que les températures descendaient en dessous de zéro degré.

La forte baisse des températures, enregistrée à -2 degrés Celsius à Rafha, a provoqué le gel de l'eau dans les zones ouvertes et la formation de givre sur les arbres et les espaces verts, tandis que les températures à Turaif ont chuté à -4 degrés Celsius, entraînant le gel des surfaces d'eau et des couches de neige sur les étangs et les bassins, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Turaif, connu pour ses hivers rigoureux, connaît fréquemment du gel et de la neige en raison des masses d'air polaire qui se déplacent vers le sud depuis l'Europe.

Avec une baisse significative des températures marquant l'arrivée du Ramadan dans la région des frontières du Nord, Turaif a enregistré lundi 1 degré Celsius, et Arar est passé sous la barre des 4 degrés, selon le Centre national de météorologie.

Cette vague de froid, qui devrait persister au milieu du mois, rappelle les saisons hivernales du Ramadan d'il y a trois décennies, les habitants se souvenant des canons à iftar dans l'air glacial des années 1990.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".