Mjaddara Hamra au Théâtre Zabeel à Dubaï : Une plongée poignante dans les réalités des femmes arabes

Le Théâtre Zabeel de Dubaï a accueilli une performance théâtrale captivante qui a marqué les esprits : «Mjaddara Hamra », un monodrame intense interprété par l’actrice libanaise Anjo Rihane.
Le Théâtre Zabeel de Dubaï a accueilli une performance théâtrale captivante qui a marqué les esprits : «Mjaddara Hamra », un monodrame intense interprété par l’actrice libanaise Anjo Rihane.
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Publié le Samedi 08 mars 2025

Mjaddara Hamra au Théâtre Zabeel à Dubaï : Une plongée poignante dans les réalités des femmes arabes

  • Le Théâtre Zabeel de Dubaï a accueilli une performance théâtrale captivante qui a marqué les esprits : «Mjaddara Hamra », un monodrame intense interprété par l’actrice libanaise Anjo Rihane
  • Après «Mjaddara Hamra », Anjo Rihane continuera d’éblouir le public de Dubaï avec une «Chou Mnelbos » le 9 mars 2025

DUBAÏ: Le 7 mars 2025, le Théâtre Zabeel de Dubaï a accueilli une performance théâtrale captivante qui a marqué les esprits : «Mjaddara Hamra », un monodrame intense interprété par l’actrice libanaise Anjo Rihane. Loin des décors imposants et des scènes complexes, la simplicité de l’installation scénique – un canapé, deux chaises et une petite table – a suffi à laisser place à une émotion brute et sincère.

Pendant une heure et demie, Anjo Rihane a incarné trois femmes aux parcours bouleversants, chacune ayant un regard sur les réalités sociales et culturelles de la société libanaise et arabe.

Mariam, la jeune femme frivole, Fatima, la veuve qui tente de reconstruire sa vie, et Souad, l'épouse victime de violence conjugale, sont les trois personnages que l’actrice incarne avec une maîtrise impressionnante. À travers ces figures, la pièce explore des thématiques universelles et poignantes : les inégalités, la souffrance intérieure, l'espoir, et le combat pour la dignité.

Cette presentation, de l’écrivain et metteur en scène Yehya Jaber, va bien au-delà de la simple satire théâtrale. Elle offre un miroir de la réalité vécue par de nombreuses femmes dans le monde arabe, une réalité parfois dure, parfois pleine d’humour, mais toujours touchante. Le spectateur est emporté dans un tourbillon d'émotions grâce à l’intensité du jeu d’Anjo Rihane, capable de faire rire, pleurer et réfléchir en l’espace de quelques minutes.

«Mjaddara Hamra » ne se limite pas à une simple représentation. C’est une invitation à la réflexion sur des sujets sensibles comme la violence domestique, le mariage, le divorce, et la maternité. Elle interroge également la place de la femme dans un monde où les traditions et les coutumes semblent parfois peser lourdement sur ses épaules.

En dépit des défis liés à la production d’un tel spectacle depuis le Liban, Rihane et Jaber parviennent à offrir une œuvre à la fois simple dans son discours et profonde dans sa portée, tout en restant ancrée dans une réalité sociale complexe.

Depuis sa première en 2018, «Mjaddara Hamra » a fait le tour du monde arabe, remportant un succès croissant à chaque représentation. Ce one-woman show en arabe n’a pas manqué de captiver le public à Dubaï, soulignant l’universalité des problématiques abordées, tout en restant fidèle à ses racines libanaises.

Un avenir prometteur à Dubaï et au-delà

Après «Mjaddara Hamra », Anjo Rihane continuera d’éblouir le public de Dubaï avec une «Chou Mnelbos » (Que portons-nous ?), une comédie qui sera présentée le 9 mars 2025, en collaboration avec Art for All et Sitara Production.

Également écrite et réalisée par Yehya Jaber, cette pièce explore des questions existentielles et amusantes liées à l’identité, à la mode et à l’amour. «Qui nous habille d’idées et/ou des vêtements ? Qui décide de ce qu’il faut porter ?» Ces interrogations, parmi d’autres, forment un spectacle multicolore, offrant un nouveau regard sur les notions de mode et de culture dans une société arabe moderne.

D’ici là, «Mjaddara Hamra » aura laissé une empreinte indélébile sur les spectateurs de Dubaï, offrant un moment de théâtre poignant et rafraîchissant, où l’humour et la douleur se mélangent à travers la présentation d’Anjo Rihane. La pièce poursuit sa tournée et continue d’offrir un théâtre qui fait réfléchir, qui fait rire, et surtout qui ne laisse personne indifférent.

Anjo Rihane : Une actrice de talent, un symbole de la scène libanaise

L’histoire d’Anjo Rihane est elle-même un parcours impressionnant. Connue du grand public à partir de 2008 grâce à ses rôles dans des émissions humoristiques comme «La Youmal » (Future TV) et «Mafi Metlo » (MTV), Rihane a su s'imposer comme une figure incontournable du paysage audiovisuel libanais. Son retour sur les planches en 2015 avec des pièces comme «Esme Julia » et «Mjaddara Hamra » a consolidé sa réputation.

La pièce de Yehya Jaber, en particulier, lui a valu le prix de la meilleure actrice au Festival national du théâtre au Liban en 2020. En parallèle de sa carrière théâtrale, elle continue de travailler sur des séries télévisées et des longs métrages libanais.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".