À Paris, dernières visites au Musée d'art moderne du Centre Pompidou

Cette photographie montre le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (Centre Pompidou) à Paris, le 8 mars 2025. les visiteurs du Musée d'art moderne du Centre Pompidou à Paris ont afflué ce week-end, le dernier avant la fermeture des collections permanentes pour travaux. (Photo Anna KURTH / AFP)
Cette photographie montre le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (Centre Pompidou) à Paris, le 8 mars 2025. les visiteurs du Musée d'art moderne du Centre Pompidou à Paris ont afflué ce week-end, le dernier avant la fermeture des collections permanentes pour travaux. (Photo Anna KURTH / AFP)
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Publié le Dimanche 09 mars 2025

À Paris, dernières visites au Musée d'art moderne du Centre Pompidou

  • les visiteurs du Musée d'art moderne du Centre Pompidou à Paris se sont pressés, nombreux ce week-end, le dernier avant la fermeture de la collection permanente pour travaux.
  • Le Centre Pompidou, inauguré en 1977, fermera entièrement le 22 septembre avec sa dernière exposition temporaire. Sa fermeture durera jusqu'en 2030 en raison de travaux colossaux de désamiantage et de rénovation.

PARIS : « Cinq ans, c'est long ! » Entre « première fois » et « besoin de profiter au maximum des œuvres », les visiteurs du Musée d'art moderne du Centre Pompidou à Paris se sont pressés, nombreux ce week-end, le dernier avant la fermeture de la collection permanente pour travaux.

Aux niveaux 4 et 5 du vaste bâtiment multicolore, qui abritent quelque 2 000 œuvres d'art sur 12 000 m^(2), le public est bien présent dans les salles et allées. Pour fêter cet au revoir, l'accès est gratuit et une programmation culturelle et festive attend le visiteur (performances, ateliers, DJ…).

Certains sortent leurs smartphones pour immortaliser ici un tableau de Dali, là un Pierre Soulages, là encore une installation d'Eva Jospin. D'autres se greffent à une visite à thème.

Devant l'immense toile « Composition aux deux perroquets » de Fernand Léger, Marc Dexemple et Allan Piasentini, 18 ans, devisent. « T'as le droit de pas aimer », lance le premier au second. « On essaie de comprendre en lisant les cartels », raconte à l'AFP Allan, qui met les pieds dans le musée pour la première fois.

C'est aussi une première pour Alyssa, 11 ans, venue « voir en vrai » des tableaux de Piet Mondrian que sa professeure d'arts plastiques lui a montrés. Cela l'est également pour son grand-père, Gervais Essomban, 62 ans, peintre amateur et parisien depuis six ans.

Visite inédite également pour Paula Goulart, une Brésilienne de 25 ans qui, appareil photo en mains, confesse être d'abord venue pour la vue imprenable du haut du Centre Pompidou.

Son amie portugaise Luisa Fraga, une habituée des lieux, a elle « envie de profiter au maximum des œuvres avant qu'elles ne soient plus là ».

- « Développer un œil » -

« J'aime Matisse. C'est le premier peintre que j'ai étudié au lycée », témoigne pour sa part Yujie Zou, assise sur un banc dans la salle Henri Matisse, non loin du tableau Le Violoniste à la fenêtre. Diplômée l'été dernier, elle profite d'un temps de loisirs en Europe avant de rentrer dans son pays, la Chine.

Devant Le magasin de Ben, du nom de l'artiste aux slogans rédigés en lettres manuscrites blanches sur fond noir, décédé l'an dernier, c'est le directeur des publics, David Cascaro, qui confie son coup de cœur pour cette œuvre « dynamique » et « vivante ».

« Dans les années 1980, 1990 et 2000, Ben est venu la compléter en apportant des objets. C'est assez rare dans l'histoire de l'art et des musées ! » Il s'adresse à quelque 30 personnes qui l'écoutent attentivement.

Après la fermeture lundi soir du musée, qui a accueilli 3,2 millions de visiteurs l'an dernier, les œuvres seront déplacées en semi-remorques dans des réserves ou dans d'autres musées, à Paris, ailleurs en France ou à l'étranger.

Le Centre Pompidou, inauguré en 1977, fermera entièrement le 22 septembre avec sa dernière exposition temporaire. Sa fermeture durera jusqu'en 2030 en raison de travaux colossaux de désamiantage et de rénovation.

« Je suis triste », confie Elisa Hervelin, conférencière qui travaille dans le musée depuis 14 ans et qui vient de commenter devant des visiteurs la technique de Sonia et Robert Delaunay à travers le tableau « Manège de cochons ». « Mettre les œuvres ailleurs... Il n'y aura jamais les collections dans leur entité (muséale) actuelle". « Surtout, le public curieux et ouvert va me manquer », dit celle qui est habituée à recevoir « les adhérents, les nouveaux, les scolaires ». « Cinq ans, c'est long !

Une fermeture à laquelle se prépare aussi Amélie Bernard, 21 ans, étudiante en arts plastiques et adhérente du musée. « Depuis deux ans, je m'y rends environ une fois par mois. Ça m'a été très bénéfique. J'ai pu développer mon regard sur l'art contemporain et enrichir ma culture pour mes études. « J'ai l'impression d'en avoir profité, mais c'est quand même un peu dommage. »

Et d'ajouter : « Ça va me forcer à aller vers d'autres musées, j'en ai bien besoin ! » 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".