Vision 2030 : Un tournant transformateur pour les femmes à l’honneur lors d’une conférence mondiale à New York

De gauche à droite : Einas Al-Eisa, Dr Maimoonah Al-Khalil, Prof. Hanan Al-Ahmadi, et Princesse Lamia bint Majid. (Fourni)
De gauche à droite : Einas Al-Eisa, Dr Maimoonah Al-Khalil, Prof. Hanan Al-Ahmadi, et Princesse Lamia bint Majid. (Fourni)
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Publié le Mercredi 12 mars 2025

Vision 2030 : Un tournant transformateur pour les femmes à l’honneur lors d’une conférence mondiale à New York

  • D'éminentes femmes saoudiennes ont partagé leurs expériences et leurs points de vue lors d'un événement organisé en marge de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies
  • Le Royaume est à l'avant-garde d'une révolution sociale qui façonne l'avenir des femmes dans la région et dans le monde, selon la commission

NEW YORK : La 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies à New York a offert une plateforme remarquable pour mettre en lumière les progrès spectaculaires de l'Arabie saoudite en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes.

Un événement parallèle de haut niveau, intitulé "De la vision à la réalité : L'histoire de l'autonomisation des femmes en Arabie saoudite", a permis de retracer le parcours transformateur du pays au cours de la dernière décennie, en offrant un compte rendu inspirant des progrès, des défis et des aspirations.

Cet évènement a été composé d'un groupe diversifié de femmes leaders qui ont été à l'avant-garde des réformes et des initiatives du Royaume pour faire avancer les droits des femmes dans différents secteurs.

Ces éminentes personnalités ont partagé leurs expériences personnelles, réfléchi aux changements décisifs dans le paysage sociopolitique et célébré les étapes importantes franchies par les femmes saoudiennes dans le cadre de la Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane, un plan directeur national pour le développement futur.

L'une des voix clés de la conversation, le professeur Hanan Al-Ahmadi, présidente adjointe du Conseil de la Choura, a souligné les efforts législatifs et les changements structurels qui ont permis aux femmes de s'émanciper au sein de la sphère politique.

Le conseil, organe législatif de l'Arabie saoudite, a joué un rôle essentiel dans l'élaboration de politiques qui ont un impact direct sur la participation des femmes à la vie publique.

Maimoonah Al-Khalil, secrétaire générale du Conseil des affaires familiales, a évoqué l'approche fondée sur les données de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui évalue constamment les progrès en temps réel pour s'assurer que l'émancipation des femmes progresse à un rythme accéléré.

Avec une participation des femmes à la population active qui est passée de 17% à 36% depuis 2016, et un taux de chômage des femmes qui a chuté de 34% à 13,6%, l'Arabie saoudite dépasse ses objectifs avant l'échéance de 2030.

Le pourcentage de femmes occupant des postes de direction, en particulier dans les domaines des STIM, a également connu une croissance significative, soulignant la profondeur de la transformation sociétale en cours.

Mme Al-Khalil a souligné que ces réformes, qui sont profondément ancrées dans les valeurs et la culture de l'Arabie saoudite, ont conduit à une économie florissante et diversifiée dans laquelle les femmes contribuent non seulement à l'éducation et aux soins de santé, mais aussi en tant qu'entrepreneuses et personnalités indépendantes et dirigeantes dans de nouvelles industries de haute technologie.

Réfléchissant aux changements socioculturels plus larges qui se produisent dans le Royaume, la professeure Einas Al-Eisa, présidente de l'université Princesse Noura bent Abdul Rahmane, a fait part de son parcours personnel en tant que femme en Arabie saoudite avant les réformes. Elle a parlé franchement des difficultés auxquelles les femmes étaient confrontées pour atteindre leurs objectifs dans le passé, alors que leurs efforts étaient souvent perçus comme vains.

Toutefois, avec l'introduction de la Vision 2030, ce sentiment a radicalement changé. "La confiance accordée aux femmes a donné des résultats magnifiques", a-t-elle déclaré, soulignant que la clé du succès ne réside pas seulement dans le travail acharné, mais aussi dans le soutien et la confiance du système et de la société dans son ensemble.

Les réformes mises en œuvre dans le cadre de la Vision 2030 ne sont pas seulement considérées comme importantes au sein du Royaume, elles suscitent également un grand intérêt à l’échelle mondiale.

L'engagement politique et économique croissant de l'Arabie saoudite, y compris la nomination de femmes en tant qu'ambassadrices et ministres, crée un effet d'entraînement qui encourage d'autres nations de la région et au-delà à suivre cet exemple.

Le Royaume est à l'avant-garde d'une révolution culturelle et sociale qui façonne l'avenir des femmes dans le pays, ont conclu les panélistes.

De l'éducation aux soins de santé, en passant par la politique et les affaires, les femmes occupent de plus en plus des espaces que l'on croyait hors de portée. Pourtant, comme l'a souligné Mme Al-Khalil, le travail est loin d'être terminé.

"Le ciel est la limite", a-t-elle déclaré, reflétant l'esprit ambitieux de l'Arabie saoudite dans sa marche vers l'égalité, l'autonomisation et le progrès.

Les panélistes ont également expliqué que les progrès réalisés par les femmes saoudiennes au cours de la dernière décennie constituent un exemple puissant de ce qui peut être réalisé lorsque la volonté politique, la transformation de la société et l'engagement en faveur de l'éducation et de l'inclusion économique se rejoignent.

Avec la Vision 2030 qui continue à façonner l'avenir du pays, l'histoire de l'autonomisation des femmes en Arabie saoudite est loin d'être terminée - elle ne fait que commencer.

Mme Al-Ahmadi a expliqué comment les femmes ont gagné du terrain au sein du conseil, qui compte désormais 30 membres féminins, soit une représentation de 20% imposée par la législation. Grâce à cette présence accrue, le conseil a proposé plus de 200 résolutions axées sur l'émancipation des femmes, couvrant un large éventail de domaines allant des soins de santé à l'emploi.

Ce changement législatif s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large visant à permettre aux femmes d'occuper des postes de direction dans tous les secteurs. Comme l'a souligné Mme Al-Ahmadi, l'Arabie saoudite compte aujourd'hui des ambassadrices, des vice-ministres et des dirigeantes de haut rang dans diverses agences gouvernementales, ce qui témoigne de l'engagement du pays en faveur de nominations fondées sur le mérite, où les qualifications, plutôt que le sexe, sont la principale considération.

"Le nombre n'est peut-être pas celui que nous souhaiterions. Cependant, nous nous concentrons sur les compétences et les qualifications", a-t-elle précisé.

"Nous ne voulons pas que la présence des femmes aux postes de direction soit une simple présence symbolique. Les femmes dirigeantes doivent avoir un impact. Je pense que c'est là l'objectif de l'Arabie saoudite, et c'est pourquoi nous avons tant de dirigeants éminents. Et le ciel est la limite", a-t-elle souligné.

La princesse Lamia bent Majid, secrétaire générale d'Alwaleed Philanthropies, a montré comment la philanthropie a joué un rôle crucial dans la promotion de l'émancipation des femmes, tant en Arabie saoudite que dans le reste du monde.

La fondation, qui opère dans plus de 180 pays, s'est concentrée sur des initiatives visant à renforcer l'autonomie des femmes par l'éducation, la sensibilisation aux droits juridiques et les opportunités économiques.

La princesse Lamia est personnellement fière du projet Wa'iya de la fondation, lancé en 2013 pour sensibiliser les femmes saoudiennes à leurs droits. Grâce à cette initiative, plus de 12 000 femmes ont été sensibilisées, et 2 200 avocates ont été habilitées à fournir des services juridiques bénévoles.

En outre, le projet "Craftswomanship" de la fondation - le "propre bébé" de la princesse Lamia, comme elle l'a appelé - a formé plus de 3 500 femmes artisans, les reliant aux marchés mondiaux et leur fournissant des moyens de subsistance durables.

"Ce sont des femmes qui préservent vraiment notre culture, qui prennent soin de notre histoire et de nos traditions, et ce qui est amusant, c'est qu'elles ne comprennent pas l'importance du travail qu'elles font pour la communauté et pour notre vision et notre perspective", a déclaré la princesse Lamia.

"Lorsque la Vision 2030 a été présentée, notre visionnaire, le prince Mohammed ben Salmane, a souligné l'importance de cette culture et la manière dont elle peut constituer la puissance douce la plus puissante au monde. Nous n'avons donc pas réfléchi à deux fois et nous avons pris cette initiative", s’est-elle félicitée.  

Ces projets reflètent un mouvement plus large au sein de l'Arabie saoudite pour embrasser les contributions des femmes à la culture et à la société, a déclaré la princesse Lamia, un changement qui a été soutenu par l'accent mis par Vision 2030 sur la diversification économique et la croissance inclusive.

Le professeur Einas Al-Eisa, présidente de l'université Princesse Noura bint Abdul Rahman, la plus grande université féminine au monde, a donné un aperçu convaincant de la façon dont l'éducation est devenue un moteur essentiel de l'autonomisation des femmes.

Historiquement, les femmes saoudiennes ont devancé les hommes sur le plan académique, avec des taux d'inscription plus élevés dans les écoles et les universités. Cependant, malgré ces réalisations, les femmes ont dû faire face à d'importants obstacles pour passer de l'éducation à la vie active.

L'arrivée de la Vision 2030 a apporté un changement radical à cet égard, en offrant aux femmes de plus grandes opportunités dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes. Comme l'a expliqué Mme Al-Eisa, l'accent mis par Vision 2030 sur la participation active des femmes à la main-d'œuvre, ainsi que des réformes telles que l'aide à la garde d'enfants et des conditions de travail flexibles, ont permis aux femmes d'entrer dans des secteurs divers tels que les soins de santé, les TIC et l'énergie. La représentation des femmes dans le secteur des TIC en Arabie saoudite est notamment passée de 7% à 35%, et le pays compte désormais des écoles d'ingénieurs et des établissements mixtes dirigés par des femmes.

Maimoonah Al-Khalil, secrétaire générale du Conseil des affaires familiales, a évoqué l'approche fondée sur les données de Saudi Vision 2030, qui évalue constamment les progrès en temps réel pour s'assurer que l'autonomisation des femmes progresse à un rythme accéléré.

Avec une participation des femmes à la population active qui est passée de 17 % à 36 % depuis 2016, et un taux de chômage des femmes qui a chuté de 34 % à 13,6 %, l'Arabie saoudite dépasse ses objectifs avant l'échéance de 2030.

Le pourcentage de femmes occupant des postes de direction, en particulier dans les domaines des STIM, a également connu une croissance significative, soulignant la profondeur de la transformation sociétale en cours.

Mme Al-Khalil a souligné que ces réformes, qui sont profondément ancrées dans les valeurs et la culture de l'Arabie saoudite, ont conduit à une économie florissante et diversifiée dans laquelle les femmes contribuent non seulement à l'éducation et aux soins de santé, mais aussi en tant qu'entrepreneuses, indépendantes et dirigeantes dans de nouvelles industries de haute technologie.

Réfléchissant aux changements socioculturels plus larges qui se produisent dans le Royaume, Mme Al-Eisa a fait part de son parcours personnel en tant que femme en Arabie saoudite avant les réformes. Elle a parlé franchement des difficultés rencontrées par les femmes pour atteindre leurs objectifs dans le passé, alors que leurs efforts étaient souvent perçus comme vains.

Toutefois, avec l'introduction de la Vision 2030, ce sentiment a radicalement changé. "La confiance accordée aux femmes a donné des résultats magnifiques", a-t-elle déclaré, soulignant que la clé du succès ne réside pas seulement dans le travail acharné, mais aussi dans le soutien et la confiance du système et de la société dans son ensemble.

Les réformes mises en œuvre dans le cadre de la Vision 2030 ne sont pas seulement considérées comme importantes au sein du Royaume, elles font également des vagues au niveau mondial.

L'engagement politique et économique croissant de l'Arabie saoudite, y compris la nomination de femmes en tant qu'ambassadrices et ministres, crée un effet d'entraînement qui incite d'autres nations de la région et au-delà à suivre cet exemple.

Le Royaume est à l'avant-garde d'une révolution culturelle et sociale qui façonne l'avenir des femmes dans le pays, ont conclu les panélistes.

De l'éducation aux soins de santé, en passant par la politique et les affaires, les femmes occupent de plus en plus des espaces que l'on croyait hors de portée. Pourtant, comme l'a souligné Mme Al-Khalil, le travail est loin d'être terminé.

"Le ciel est la limite", a-t-elle déclaré, reflétant l'esprit ambitieux de l'Arabie saoudite dans sa marche vers l'égalité, l'autonomisation et le progrès.

Les panélistes ont déclaré que les progrès accomplis par les femmes saoudiennes au cours de la dernière décennie constituent un exemple puissant de ce qui peut être réalisé lorsque la volonté politique, la transformation de la société et l'engagement en faveur de l'éducation et de l'inclusion économique se rejoignent.

Avec la Vision 2030 qui continue à guider l'avenir du pays, l'histoire de l'autonomisation des femmes en Arabie saoudite est loin d'être terminée - elle ne fait que commencer.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.