La course de chevaux, une tradition ancrée dans l'ADN des Émirats, selon le PDG du Dubai Racing Club

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Publié le Mardi 18 mars 2025

La course de chevaux, une tradition ancrée dans l'ADN des Émirats, selon le PDG du Dubai Racing Club

  • Interrogé par Arab News, Ali Al-Ali a évoqué l'émergence de l'émirat en tant que centre régional et mondial des courses et de la prochaine Coupe du monde de Dubai

DUBAI : À moins de trois semaines de la Coupe du monde de Dubai, Ali Al-Ali peut se réjouir d'une nouvelle saison de courses couronnée de succès à Meydan.

Le samedi 5 avril, l'attention du monde des courses se tournera à nouveau vers l'émirat alors que les meilleurs chevaux, jockeys et entraîneurs du monde prendront part à la 29e édition de la course de pur-sang. Cependant, pour le PDG du Dubai Racing Club, ainsi que pour de nombreux amateurs de courses, le Dubai Racing Carnival est en place depuis novembre et a conclu son dernier événement pré-Coupe du monde vendredi.

"Le Carnaval a été restructuré l'année dernière, pour la saison 2023-2024, et il s'agit de sa deuxième itération. Nous avons eu beaucoup de retours, tant du côté des courses que du côté des invités, des retours très positifs sur la façon dont le Carnaval a créé une toute nouvelle expérience pour les gens qui viennent sur le parcours et profitent d'un moment de détente le vendredi soir, tout en créant une atmosphère très compétitive pour les chevaux internationaux qui viennent du monde entier," a déclaré M. Al-Ali.

L'un des moments phares du calendrier a eu lieu le samedi 1er mars, offrant à certains participants l'opportunité de se qualifier pour la carte principale de la Dubaï World Cup.

"L'Emirates Super Saturday a toujours été une grande soirée. C'est une mini-répétition pour la Coupe du monde de Dubai. C'était la première fois que l'Emirates Super Saturday tombait pendant le Ramadan, et je pense que nous avons créé un beau mélange d'ondes du Ramadan, de culture, de courses de chevaux, d'hospitalité et de divertissement ce soir-là", a-t-il signalé.  

Le Dubai Racing Club a été créé en 1992 et la Coupe du monde de Dubai a été organisée pour la première fois quatre ans plus tard. Depuis ses origines à l'hippodrome de Nad Al-Sheba jusqu'à son siège actuel à Meydan, elle est devenue l'un des événements équestres les plus célèbres au monde, avec un prix total de 30,5 millions de dollars pour neuf courses, dont 12 millions de dollars sont réservés à la course phare.

"Les courses de chevaux ont toujours été une tradition ancrée dans l'ADN de Dubaï et des Émirats arabes unis. La vision de Son Altesse Sheikh Mohammed ben Rashid Al-Maktoum était de ramener les chevaux dans leur pays d'origine", a souligné M. Al-Ali. 

« C'est à partir de là qu'a commencé la mission de Son Altesse de créer une plaque tournante et un environnement de course qui convienne à tous ceux qui viennent dans la région. Et (il voulait aussi) prouver que ces chevaux qui entrent ici à Dubaï ont toujours une meilleure chance de gagner à l'extérieur. Pour en revenir à l'évolution, je pense que grâce aux directives et au soutien continu de Son Altesse, nous sommes actuellement au sommet et nous ne faisons qu'aller de l'avant », s’est-il félicité. 

Selon M. Al-Ali, la combinaison d'infrastructures de qualité et de talents exceptionnels a permis à Dubaï de s'imposer comme une véritable plaque tournante régionale et mondiale de la course automobile.

« Je considère Dubaï comme une grande plaque tournante en raison de son infrastructure et, surtout, de son savoir-faire en matière de transport de chevaux internationaux et de l'atmosphère, des installations, des fournitures et du soutien dont ils ont besoin pour courir dans un hippodrome très sûr et agréable », a-t-il affirmé. 

La coupe du monde de Dubai 2025 aura lieu quelques jours seulement après l'Aïd el-Fitr, mais M. Al-Ali a confirmé que les préparatifs sont en cours depuis un certain temps déjà.

"Nous nous préparons depuis près d'un an. C'est ainsi que nous procédons et c'est toujours ce que nous essayons d'atteindre. Nous essayons toujours d'atteindre l'excellence absolue lorsqu'il s'agit de la Coupe du monde de Dubaï", a-t-il noté.

Selon le PDG, la technologie joue un rôle de plus en plus important dans le maintien de cette excellence.

"D'un point de vue technologique, nous voyons que le Dubai Racing Club sera l'une des juridictions pionnières dans la mise en œuvre de l'intelligence artificielle dans nos opérations, ainsi que dans l'amélioration de la technologie qui aide et assiste les courses de chevaux dans toute la région," a-t-il précisé. 

M. Al-Ali attend maintenant avec impatience le début des festivités de cette année, le 1er avril.

« La semaine de la Coupe du monde de Dubai est pleine d'activités et de divertissements, avec le tirage au sort des positions, le gala des positions, le gala de la Coupe du monde de Dubai et le petit-déjeuner des stars, qui s'appelle désormais le Morning Gallop », a-t-il expliqué. 

Les chevaux et les entraîneurs se rendent déjà à Dubaï en prévision de la grande semaine.

« Nous avons déjà accueilli certains des chevaux qui participeront à la nuit de la Coupe du monde de Dubaï et nous nous attendons à en recevoir d'autres au cours des semaines à venir », a conclu M. Al-Ali.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".