Un voyage à travers les chefs-d’œuvre préhistoriques de NEOM

 Les sculptures du désert de Hisma - représentant des animaux, des scènes de chasse et des silhouettes humaines - sont un pont entre notre vie moderne et le monde des hommes d'il y a des milliers d'années. (SPA)
Les sculptures du désert de Hisma - représentant des animaux, des scènes de chasse et des silhouettes humaines - sont un pont entre notre vie moderne et le monde des hommes d'il y a des milliers d'années. (SPA)
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Publié le Lundi 07 avril 2025

Un voyage à travers les chefs-d’œuvre préhistoriques de NEOM

  •  Un musée en plein air d'œuvres d'art anciennes permet de décoder les civilisations du passé
  • Les dessins révèlent comment les êtres humains interagissaient avec les animaux aujourd'hui disparus de la région

LA MECQUE : Au cœur du désert d'Hisma du NEOM, où des montagnes et des plateaux de grès s'élèvent dans un paysage aride, se trouve une extraordinaire collection d'œuvres d'art rupestre et d'inscriptions archéologiques anciennes. Ces trésors inestimables témoignent de la vitalité culturelle et économique de civilisations disparues depuis longtemps.

Autrefois couloir vital pour les caravanes empruntant les anciennes routes commerciales de la péninsule arabique, cette région conserve un héritage inestimable gravé dans ses formations géologiques.

Interrogé par Arab news, Abdulelah Al-Fares, photographe et expert en artefacts anciens, membre de la Société saoudienne de préservation du patrimoine, a déclaré que l'art rupestre se trouve dans les montagnes et les plateaux de NEOM, qui fait partie d'une chaîne de montagnes situées dans la partie nord-ouest de Tabuk.

Le désert de Hisma est bordé par les montagnes d’Al-Sharah au nord, par Wadi Araba au nord-ouest, par les montagnes de Hedjaz à l'ouest et par Harrat Rahat au sud.

en bref

 

  • L'étude de l'art rupestre dans la région revêt une grande importance car elle révèle les changements économiques et culturels qui ont façonné le nord de la péninsule arabique.
  • Les dessins montrent comment les gens interagissaient avec les animaux aujourd'hui disparus de la région, ainsi qu'avec le bétail et les chameaux.
  • Parmi les exemples les plus remarquables, on trouve des chameaux grandeur nature réalisés avec une précision et une esthétique remarquables.

"Les plateaux, qui font partie du désert de Hisma et de ses formations géologiques, représentent un musée en plein air de la nature, de l'art rupestre ancien et de diverses inscriptions historiques", a-t-il précisé.

Les dessins rupestres présentent des gravures de figures humaines, d'animaux et de diverses scènes disséminées sur le site.

Les gravures sur les façades du plateau représentent des scènes d'animaux, notamment des animaux sauvages tels que des chameaux, des bovins, des bouquetins, des autruches et des loups, ainsi que d'autres animaux prédateurs, et des représentations de scènes de chasse et de combats humains.

Ces dessins sont remarquables par leur précision et ont remarquablement résisté aux intempéries pendant des milliers d'années.

"Ces dessins sont remarquables par leur précision et ont remarquablement résisté aux éléments pendant des milliers d'années", a-t-il affirmé. « La plupart des thèmes et des scènes de certains dessins rupestres de la région se répètent et dépeignent, dans une certaine mesure, le monde des animaux sauvages et les interactions entre les hommes par le biais de la chasse et de la guerre », a-t-il expliqué. 

"Les montagnes incarnent un héritage civilisationnel et culturel grâce à leurs dessins rupestres distinctifs représentant des formes humaines et animales", a noté M. Al-Fares.

Il a également souligné la valeur de l'exploration de l'art rupestre ancien de NEOM. Ces gravures - représentant des animaux, des scènes de chasse et des figures humaines - sont un pont entre notre vie moderne et le monde des hommes d'il y a des milliers d'années. Elles sont une source de connaissances culturelles et historiques.

Les œuvres d'art éclairent également le parcours de la civilisation humaine, révélant son évolution culturelle et sociale dans la région.

Disséminés dans toute la région, de nombreux sites d'art rupestre présentent une vaste et dense collection de dessins et d'inscriptions archéologiques de différentes époques gravés sur les surfaces des montagnes.

M. Al-Fares a souligné leur diversité, notant les différents styles artistiques, formes et thèmes qui distinguent chaque pièce.

Parmi les exemples les plus remarquables, on trouve des chameaux grandeur nature fabriqués avec une précision et une esthétique remarquables. L'attention portée aux détails est censée souligner le rôle du chameau en tant que source essentielle de nourriture et de transport dans les temps anciens.

Une autre façade montre un troupeau de vaches, toutes tournées vers l'avant, leurs grandes cornes en forme de croissant se recourbant à leur extrémité. Autour de ce troupeau, des figures humaines de différentes tailles sont habilement sculptées.

Ces œuvres d'art anciennes sont des panneaux illustrant l'histoire, l'activité, l'adaptation à l'environnement et le développement culturel de l'homme au cours de l'Antiquité. Leur valeur est d'autant plus grande que les connaissances sur la vie préhistorique sont rares.

L'étude de l'art rupestre dans la région revêt une grande importance car elle révèle les changements économiques et culturels qui ont façonné le nord de la péninsule arabique.

Les dessins montrent comment les hommes interagissaient avec les animaux aujourd'hui disparus de la région, ainsi qu'avec le bétail et les chameaux.

De nombreuses sculptures représentent des êtres humains à califourchon sur des animaux, dont un guerrier maniant une lance et une épée, le tout rendu avec finesse et habileté.

Disséminés dans la région, certains dessins indiquent la présence de différents groupes ethniques qui vivaient dans la région. Ils fournissent des indices sur les migrations et retracent les itinéraires des caravanes commerciales qui ont utilisé ces lieux comme points d'ancrage.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".