Le consulat français apporte un goût de France à Jeddah

Le Consul général de France à Jeddah avec les chefs lors de l'événement. (Photo AN)
Le Consul général de France à Jeddah avec les chefs lors de l'événement. (Photo AN)
Le chef Jacques Rolancy a préparé une série de plats pour l'événement au consulat de France à Jeddah. (Photo AN)
Le chef Jacques Rolancy a préparé une série de plats pour l'événement au consulat de France à Jeddah. (Photo AN)
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Publié le Samedi 12 avril 2025

Le consulat français apporte un goût de France à Jeddah

  • Le consulat général de France organise une soirée gastronomique à Jeddah.
  • Le chef français Jacques Rolancy est accompagné d'Asma Al-Khan, cheffe saoudienne diplômée du Cordon Bleu à Paris.

DJEDDAH : Jeudi, la gastronomie a rencontré la diplomatie à Jeddah lors d'une soirée gastronomique organisée par le consulat général de France.

L'événement, qui s'est tenu au consulat, s'inscrit dans le cadre de l'initiative Gout de/Good France de cette année. Lancée en 2015 par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères et le célèbre chef Alain Ducasse, cette initiative vise à promouvoir la cuisine française, reconnue par l'UNESCO en 2010 comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel mondial.

Le consul général de France à Djeddah, Mohammed Nehad, a ouvert la soirée par un discours soulignant le rôle de la gastronomie dans la promotion de la coopération culturelle entre la France et l'Arabie saoudite. 

Le dîner a été préparé par le chef Jacques Rolancy, qui a obtenu le titre de Meilleur Ouvrier de France.

M. Rolancy a travaillé dans plusieurs restaurants étoilés au guide Michelin et est membre de l'Académie culinaire de France et de l'Association des maîtres cuisiniers de France. Il s'est engagé à partager son savoir-faire et à préserver l'héritage culinaire français.

Il a été assisté par la cheffe saoudienne Asma Al-Khan, diplômée du Cordon Bleu à Paris, qui a participé à la préparation du menu spécial.

Elle a déclaré à Arab News : « J'ai observé comment le chef travaillait et, honnêtement, il était impressionnant de rapidité et de précision. J'ai participé à diverses tâches dans la cuisine et j'ai pris part à la préparation et à la présentation des plats.

Elle a également expliqué pourquoi elle continuait à apprendre la cuisine française. 

« J'aime la façon dont ils utilisent un minimum d'épices - souvent juste du sel et du poivre noir. Cela permet aux saveurs originales des ingrédients, comme la viande ou les légumes, de briller sans être écrasées par l'assaisonnement. On peut ainsi goûter à la véritable saveur des aliments », a-t-elle déclaré.

Le menu du dîner comprenait une escalope de foie gras, du saumon mariné, du radis blanc et du gingembre confit avec une vinaigrette au soja.

Mme Rolancy a déclaré à Arab News : « Ce plat est l'un de ceux que j'ai créés il y a dix ans : « Ce plat a été créé il y a dix ans. C'est l'un de mes plats emblématiques. J'aime voyager, découvrir de nouveaux ingrédients et expérimenter la façon dont différents produits peuvent se compléter ».

Un plat traditionnel français de filet de veau rôti accompagné d'une purée de pois verts, de figues, de poivrons rouges, de fraises et d'une touche de wasabi a également été servi, ainsi que des tranches de camembert, soit nature, soit accompagnées d'une purée de bananes et d'une pincée de cannelle dans une sauce délicate. En dessert, une tartelette au chocolat et au café. 

Il s'agissait de la deuxième visite de Rolancy dans le Royaume. « J'ai vraiment apprécié. C'est un pays qui regorge de créativité et d'expression culinaires », a-t-il déclaré. « J'ai pu goûter à différents plats saoudiens lorsque j'étais à Riyad. Certaines épices m'ont semblé familières, comme la cardamome et le clou de girofle. Nous les utilisons aussi dans la cuisine française.

Cette soirée a permis de mettre en valeur l'excellence du savoir-faire culinaire français et de renforcer les liens culturels et professionnels avec nos partenaires saoudiens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".