La fleur de goast de Tamtam : Développer une communauté musicale saoudienne dynamique

Connue sous le nom de Tamtam, l'artiste a choisi au début de sa carrière de ne porter qu'un seul nom - une décision qui a permis de préserver sa vie privée tout en permettant aux auditeurs de se concentrer sur son message et sa musique. (Instagram)
Connue sous le nom de Tamtam, l'artiste a choisi au début de sa carrière de ne porter qu'un seul nom - une décision qui a permis de préserver sa vie privée tout en permettant aux auditeurs de se concentrer sur son message et sa musique. (Instagram)
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Publié le Samedi 12 avril 2025

La fleur de goast de Tamtam : Développer une communauté musicale saoudienne dynamique

  • L'événement, organisé au Bohemia Cafe et soutenu par MDLBEAST Radio, s'inscrivait dans l'activation communautaire de Goast Flower, une initiative populaire lancée par Tamtam
  • Tamtam explore dans sa musique les thèmes de l'identité, de l'égalité des sexes et des liens culturels.

ALKHOBAR : Tamtam, auteure-compositrice-interprète saoudien de renommée internationale, a apporté son énergie débordante à Alkhobar cette semaine, dans le but de nourrir et de connecter la scène musicale croissante du Royaume à partir de la base. 

Initialement connue sous le nom de Tamtam, l'artiste a choisi, au début de sa carrière, de ne pas utiliser d'autre nom que son prénom, une décision qui lui a permis de préserver sa vie privée tout en permettant aux auditeurs de se concentrer sur son message et sa musique. Avec le temps, ce nom est devenu synonyme de son mélange des genres, de son attrait mondial pour le fait de chanter à la fois en anglais et en arabe, et de son audacieux plaidoyer en faveur de la liberté de création.

L'événement, organisé au Bohemia Cafe et soutenu par MDLBEAST Radio, s'inscrivait dans l'activation communautaire de Goast Flower, une initiative populaire lancée par Tamtam pour soutenir les artistes émergents et les créateurs indépendants. Le rassemblement a transformé l'espace en un centre créatif éphémère, où les artistes ont échangé des marchandises, des contacts et des idées autour d'un café, gratuit pour tous ceux qui avaient apposé un tampon à l'entrée. L'entrée était gratuite sur inscription, ce qui a permis à MDLBeast Radio de recueillir les coordonnées des participants pour rester en contact avec eux.

L'événement au Bohemia a été organisé par Ninyaz Aziza de MDLBEAST Radio avec Tamtam. 

L'événement, organisé au Bohemia Cafe et soutenu par MDLBEAST Radio, faisait partie de l'activation communautaire de Goast Flower, une initiative populaire lancée par Tamtam pour soutenir les artistes émergents et les créateurs indépendants. (Photo AN)
L'événement, organisé au Bohemia Cafe et soutenu par MDLBEAST Radio, faisait partie de l'activation communautaire de Goast Flower, une initiative populaire lancée par Tamtam pour soutenir les artistes émergents et les créateurs indépendants. (Photo AN)

MDLBEAST Radio a coorganisé son premier événement de ce type dans la ville natale de Tamtam, Riyad, quelques semaines plus tôt, un sahoor à Beast House, et c'était leur deuxième étape dans le cadre de cette mission.

« Honnêtement, je suis ravie. C'est vraiment génial, parce qu'on peut jouer de la musique », a déclaré Tamtam à Arab News.

Lors du sahoor de Riyad, ils s'étaient contentés de se mêler à la foule, sans jouer ni écouter de musique.

« À Alkhobar, il y a eu tellement de monde que les gens étaient enthousiastes. Il n'y a pas beaucoup d'événements à Alkhobar, alors j'ai vraiment l'impression que tout le monde apprécie énormément », a déclaré Mme Tamtam. 

Zamzam with their merch exchange swag. (Photo by Goast Flower)
Zamzam with their merch exchange swag. (Photo by Goast Flower)

Elle a ajouté : « Le but est de permettre aux artistes et aux professionnels de la musique de se rencontrer, et c'est ce qui se passe. Tout le monde me dit : "J'ai rencontré tellement de gens, merci !" Je suis très heureuse, nous en avions besoin. L'objectif a été atteint une fois de plus.

Élevée à Riyad et aujourd'hui basée entre le Royaume et Los Angeles, Tamtam explore dans sa musique les thèmes de l'identité, de l'égalité des sexes et des liens culturels. Elle mêle le R&B alternatif à la pop et à la narration personnelle, et c'est cette fibre indépendante qui l'a amenée à créer sa propre plateforme de contrôle créatif. 

« Goast Flower est un label de musique indépendant que j'ai créé il y a quelques années », explique-t-elle. « C'était un moyen pour moi, en tant qu'artiste indépendante, d'avoir mon propre label parce que je ne veux pas être contrôlée par qui que ce soit. C'est extraordinaire d'avoir cette liberté en tant qu'artiste. J'en suis très reconnaissante. 

(AN photo)
(AN photo)

Véritable centre de création, Goast Flower se positionne au-delà de la simple étiquette. Sa première grande initiative, la Saudi Music Community, est une base de données publique conçue pour aider les talents locaux à se connecter.

« J'ai littéralement rassemblé tous les artistes que je connaissais. Fulana, une autre artiste saoudienne, a fait de même. Nous avons créé un document Google et l'avons mis en ligne », explique-t-elle. « Maintenant, il y a un autre document où les gens peuvent s'inscrire et ajouter leurs informations, et quelqu'un les vérifie. De cette manière, les artistes peuvent se retrouver en Arabie saoudite. Beaucoup d'artistes se disent : « Je cherche une rappeuse » ou « Je cherche un guitariste pour mon spectacle ». Maintenant, ils peuvent simplement consulter la base de données pour trouver des gens.

À Alkhobar, l'idée a trouvé un écho favorable.

Yazeed Al-Amasi, auteur-compositeur-interprète, architecte, photographe et professeur d'université, qui a participé aux deux événements de Riyad et d'Alkhobar, a déclaré à Arab News : « Je vis ici à Dhahran depuis 2011, et c'est la première fois que je me sens vraiment connecté à la communauté musicale. » « Je ne veux pas le dire, mais je pense que les gens sont plus amicaux et plus ouverts à la collaboration à Alkhobar. Ou peut-être que les gens de Riyad étaient simplement fatigués par le ramadan.***

Tamtam rencontre Zamzam. (Photo AN)
Tamtam rencontre Zamzam. (Photo AN)

L'échange de marchandises, un concept introduit par Tamtam pour encourager le soutien artistique sans considération financière, a été un élément clé du rassemblement. Les participants ont apporté des T-shirts, des livrets de paroles, des CD, des autocollants et des œuvres créatives qu'ils ont échangés entre eux, d'artiste à artiste.

« L'idée est qu'au lieu de dépenser de l'argent, les artistes se soutiennent les uns les autres. C'est un geste de soutien qui s'inscrit dans le cadre de cette communauté », a déclaré M. Tamtam.

« Je crois vraiment en cette communauté, et je ne pense pas qu'on puisse se développer sans communauté, quel que soit le secteur », a-t-elle ajouté. « J'ai le sentiment que l'industrie musicale saoudienne a besoin d'être stimulée et que les fondations doivent être plus solides.

Au cours de l'événement, les invités ont pris le micro pour se présenter et expliquer ce qu'ils recherchaient : producteurs, chanteurs, instrumentistes, collaborateurs. Des photographes qui proposent des photos de groupes et des images de concerts se sont également présentés, renforçant ainsi les liens au sein de la salle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".