Le Liban avertit le Hamas de ne pas compromettre la sécurité nationale du pays

Le Liban a averti le groupe militant palestinien Hamas de ne pas mener d'opérations qui compromettent la sécurité ou la souveraineté du pays, a déclaré vendredi le Conseil suprême de défense de Beyrouth. (Dossier)
Le Liban a averti le groupe militant palestinien Hamas de ne pas mener d'opérations qui compromettent la sécurité ou la souveraineté du pays, a déclaré vendredi le Conseil suprême de défense de Beyrouth. (Dossier)
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Publié le Samedi 03 mai 2025

Le Liban avertit le Hamas de ne pas compromettre la sécurité nationale du pays

  • Les forces militaires et de sécurité ont arrêté plusieurs personnes soupçonnées d'avoir tiré des roquettes depuis le territoire libanais vers Israël
  • Le conseil a été informé que « les organismes compétents entameront leurs procédures judiciaires la semaine prochaine

BEYROUTH : Le Liban a averti le groupe militant palestinien Hamas de ne pas mener d'opérations qui compromettent la sécurité ou la souveraineté du pays, a déclaré vendredi le Conseil supérieur de défense de Beyrouth.

L'avertissement de la plus haute instance militaire du Liban est intervenu quelques semaines après l'arrestation de plusieurs Libanais et Palestiniens soupçonnés d'avoir tiré des roquettes depuis le Liban vers le nord d'Israël.

Le conseil a recommandé une série de décisions au cabinet libanais, dont celle de "mettre en garde le Hamas contre l'utilisation du territoire libanais pour mener des actions qui menacent la sécurité nationale libanaise".

Il a ajouté que "tout acte qui violerait la souveraineté du Liban fera l'objet des mesures les plus sévères".

La session du conseil de vendredi a été présidée par le président Joseph Aoun pour la première fois depuis son élection.

Le général de brigade Mohammed Al-Mustafa, porte-parole du Conseil, a déclaré que "les responsables militaires et sécuritaires ont soumis de multiples rapports sur la situation dans plusieurs régions libanaises, notamment en ce qui concerne les tirs de roquettes du Liban vers le territoire occupé, la détention des suspects et l'émission des directives nécessaires pour assurer la bonne mise en œuvre des procédures judiciaires à leur encontre".

Les organes militaires et de sécurité ont arrêté plusieurs personnes soupçonnées d'avoir lancé des roquettes depuis le territoire libanais en direction de la partie israélienne les 22 et 28 mars.

Le Conseil a été informé que "les organismes compétents entameront leurs procédures judiciaires la semaine prochaine contre les détenus, ainsi que contre toute personne jugée impliquée".

Selon Al-Mustafa, M. Aoun a souligné au cours de la réunion "l'importance de renforcer la sécurité, la stabilité et d'étendre l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire libanais, compte tenu de ses implications positives à différents niveaux, sur la base du document d'accord national, du discours de serment et de la déclaration ministérielle du gouvernement".

M. Aoun a confirmé "la nécessité d'être ferme avec quiconque tente de transformer le Liban en une plate-forme pour perturber la stabilité, tout en soulignant l'importance de la cause palestinienne, et en rejetant l'implication du Liban dans tout conflit ou son exposition au danger".

Au cours de la réunion, le Premier ministre Nawaf Salam a souligné "la nécessité de déposer les armes illégales, conformément au document d'accord national et à la déclaration ministérielle, et d'empêcher le Hamas ou toute autre faction de porter atteinte à la sécurité nationale et à la stabilité du Liban".

Il a déclaré que "la sécurité du territoire libanais est au-dessus de tout", soulignant "le droit du peuple palestinien à l'autodétermination, en vertu du droit international et de l'initiative de paix arabe".

Une source de sécurité a révélé à Arab News que cette mesure s'inscrit dans le contexte de la demande de l'armée libanaise que le Hamas livre quatre individus cachés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Ain Al-Hilweh, soupçonnés d'être impliqués dans la planification de tirs de roquettes.

Ils sont considérés comme des cadres militaires, alors que les quatre individus déjà détenus par l'armée ne sont que des exécutants qui ont mis en place et lancé les roquettes.

« Le Hamas a tenté de dissuader les agences de sécurité d'arrêter les quatre cadres en téléphonant à des personnalités politiques, notamment au président du Parlement, Nabih Berri, un allié du Hezbollah », a rapporté une source. 

Toutefois, il a été répondu que l'affaire relevait de la compétence de l'armée libanaise et que personne n'interviendrait en faveur du Hamas contre les intérêts libanais.

"Le Hamas a atteint un niveau d'audace inacceptable, d'autant plus que le mouvement a lié la remise de ses armes aux autorités libanaises à la remise par le Hezbollah de ses propres armes", a regretté Hisham Debsi, directeur du Centre Tatweer pour les études stratégiques et le développement humain et également chercheur palestinien.

M. Debsi a ajouté que "le processus de désarmement des camps palestiniens se déroulera par étapes et en coordination avec l'Autorité palestinienne et le mouvement Fatah". C'est là que réside l'importance de la prochaine visite du président palestinien Mahmoud Abbas au Liban le 21 mai".

Il s'agira de la troisième visite de M. Abbas au Liban, après celles de 2007 et 2009.

Devant le palais présidentiel, après avoir rencontré l'ancien président Michel Suleiman, M. Abbas a affirmé : "Nous mettrons en œuvre toutes les demandes des autorités libanaises concernant la remise des armes palestiniennes, qui ne servent plus la cause palestinienne mais lui sont plutôt défavorables."

« Le Hezbollah, en revanche, donne la priorité à la résolution de la question des armes dans les camps avant de discuter de ses propres armes. À mon avis, il s'agit d'une tactique pour gagner du temps. Je pense que cette manœuvre a échoué, comme le montre la position du Conseil supérieur de la défense aujourd'hui, après que le Hamas a franchi une ligne rouge libanaise en lançant des roquettes - une erreur fatale », a précisé M. Debsi.

« Il est inacceptable de négliger les dépôts d'armes dans les camps, qu'ils aient été acheminés clandestinement par le Hezbollah ou d'autres partis. Les autorités libanaises connaissent l'emplacement des dépôts de roquettes et de munitions. L'un de ces dépôts, situé dans le camp de Burj Al-Shemali, a explosé, causant la mort de 24 personnes », a-t-il souligné.

« La remise des armes et le rejet de toute enclave de sécurité à l'intérieur des camps est une question politique. Ce qu'il faut, c'est soumettre les camps à la loi et demander des comptes aux Palestiniens conformément à la loi », a-t-il expliqué. 

« Le désarmement des camps est une étape vers leur réconciliation avec l'État libanais, sur la base de la souveraineté et de la loi dans les camps », a noté M. Debsi. 

Il a également souligné que "les réfugiés palestiniens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de leurs maisons dans les camps, sont dans un état général de mécontentement à l'égard de toutes les parties palestiniennes, car leurs préoccupations sont ailleurs".

Ghassan Ayoub, un responsable des médias du camp d'Ain Al-Hilweh chargé du dossier des personnes recherchées, a déclaré à Arab News : "La question des armes palestiniennes n'a pas encore été officiellement discutée entre les autorités libanaises et l'Organisation de libération de la Palestine. Lorsqu'elle sera abordée, elle devra se fonder sur le principe des droits et des devoirs. Nous avons vécu des expériences sanglantes avec la question de la remise d'armes dans les camps, ce qui a conduit en 1982 au massacre de Sabra et Chatila contre des Palestiniens désarmés à l'époque."

M. Ayoub a déclaré que les armes trouvées parmi les réfugiés palestiniens dans les camps sont des kalachnikovs et des armes de poing, que l'on trouve couramment dans les foyers libanais également.

Il a souligné que ces armes ne sont plus efficaces par rapport à l'armement israélien de pointe utilisé dans les attaques contre le Liban, la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Il a ajouté que les camps palestiniens avaient initialement exprimé leur sympathie à l'égard de l'opération du Hamas contre le déluge d'Al-Aqsa, mais que l'opinion publique avait changé à mesure que les souffrances des Palestiniens s'intensifiaient.

"Aujourd'hui, la priorité des gens est d'arrêter le génocide des Palestiniens et de stabiliser la vie des réfugiés dans les camps du Liban", a averti M. Ayoub.

Nous n'avons pas le choix, car ce qui se passe au Liban nous touche directement. Nous ne sommes pas de simples expatriés ici : nous vivons pleinement notre vie, à tous les niveaux, et nous refusons d’être considérés comme des étrangers.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.