Trump en Arabie saoudite: une nouvelle ère de diplomatie économique

Le mois dernier, le Conseil d'affaires américano-saoudien s'est réuni avec des entrepreneurs saoudiens jeunes et à mi-parcours pour leur expliquer sa mission et ses méthodes de promotion des partenariats commerciaux entre l'Arabie saoudite et les États-Unis. (Photo fournie)
Le mois dernier, le Conseil d'affaires américano-saoudien s'est réuni avec des entrepreneurs saoudiens jeunes et à mi-parcours pour leur expliquer sa mission et ses méthodes de promotion des partenariats commerciaux entre l'Arabie saoudite et les États-Unis. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 13 mai 2025

Trump en Arabie saoudite: une nouvelle ère de diplomatie économique

  • Les deux pays envisagent des investissements pouvant dépasser 1 000 milliards de dollars, alors que le président américain revient pour renforcer une alliance économique historique
  • La visite met l'accent sur le commerce, la confiance et la transformation, alors que la coopération en matière de défense, d'énergie et de technologies émergentes prend de l'ampleur

RIYAD: Alors que le président Donald Trump entame la première, et probablement la plus importante, tournée internationale de son second mandat, les États-Unis et l’Arabie saoudite envisagent des investissements conjoints de plusieurs milliards de dollars.

Lors d’un appel téléphonique en janvier, peu après l’investiture de M. Trump, le prince héritier Mohammed ben Salmane a indiqué que le Royaume comptait augmenter de 600 milliards de dollars (1 dollar = 0,90 euro) la valeur de ses échanges commerciaux et de ses investissements avec les États-Unis sur les quatre prochaines années. Un objectif qui pourrait porter le volume total des accords économiques entre les deux pays à près de 1 000 milliards de dollars, marquant le début d’une nouvelle phase dans les relations bilatérales.

La diplomatie personnelle, les intérêts commerciaux stratégiques et une vision commune de l'alignement géopolitique sont les moteurs de ce nouveau chapitre des relations.

La première visite à l'étranger de Trump en tant que président des États-Unis au cours de son premier mandat a eu lieu à Riyad en mai 2017. Cela a marqué le début d'un partenariat économique transformateur entre les États-Unis et l'Arabie saoudite et d'une nouvelle ère de coopération centrée sur la défense, l'énergie et les accords d'infrastructure d'une valeur de centaines de milliards de dollars.

Aujourd'hui, alors que le président américain retourne dans le Royaume, première étape d'une tournée qui le mènera également au Qatar et aux Émirats arabes unis, les fondations posées en 2017 sont appelées à être renforcées.

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La première visite à l'étranger de M. Trump en tant que président américain lors de son premier mandat à Riyad en mai 2017 a marqué le début d'un partenariat économique transformateur entre les États-Unis et l'Arabie saoudite. (AFP)

Le premier mandat de Trump (2017-2021) a été caractérisé par une politique étrangère axée sur l'intérêt national. L'Arabie saoudite s'est rapidement imposée comme un allié essentiel, tant sur le plan économique que stratégique, une dynamique cimentée lors du sommet historique de Riyad en mai 2017, au cours duquel le roi Salmane a réservé un accueil exceptionnellement chaleureux au président.

Ce sommet a débouché sur une vague d'accords historiques, notamment un accord sur les armes de 110 milliards de dollars, qui fait partie d'un ensemble économique plus large de 350 milliards de dollars englobant des initiatives en matière de défense, d'énergie et d'infrastructures.

Outre les engagements pris au niveau des États, d'importants accords commerciaux ont été conclus. Saudi Aramco a signé des accords d'une valeur d'environ 50 milliards de dollars avec des entreprises américaines de premier plan telles que General Electric, Schlumberger et Halliburton.

Le ministre saoudien de l'Énergie, Khalid al-Falih, a ensuite souligné le rôle croissant du secteur privé en déclarant: «Beaucoup d'entre nous, assis à cette table, supervisent des investissements substantiels aux États-Unis.»

Pour renforcer encore le partenariat économique, le Fonds d'investissement public du Royaume s'est engagé à verser 20 milliards de dollars à une initiative d'infrastructure américaine dirigée par Blackstone.

Cet engagement a permis d'ancrer un fonds de 40 milliards de dollars destiné à revitaliser les routes, les ponts et les aéroports américains. Simultanément, l'Arabie saoudite a annoncé un investissement de 45 milliards de dollars dans le SoftBank Vision Fund, qui oriente les capitaux vers des entreprises technologiques américaines de pointe.

Le président Trump, s'adressant aux dignitaires réunis à l'occasion du sommet, a souligné l'importance de l'événement.

«Ce rassemblement historique et sans précédent de dirigeants – unique dans l'histoire des nations – est un symbole pour le monde de notre détermination commune et de notre respect mutuel», a-t-il déclaré. «Les États-Unis sont désireux de resserrer les liens d'amitié, de sécurité, de culture et de commerce.»

Le secrétaire d'État Rex Tillerson a déclaré que les investissements devraient créer des centaines de milliers d'emplois dans les deux pays au cours de la décennie à venir.

«Ils conduiront à un transfert de technologie des États-Unis vers l'Arabie saoudite, renforceront notre économie et les investissements américains en Arabie saoudite, qui sont déjà les plus importants de tous les pays», a-t-il déclaré.

Tout au long de sa présidence, Trump a constamment mis en avant les investissements saoudiens comme une victoire pour l'industrie américaine. En 2018, il a accueilli le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche, où il a affiché publiquement des tableaux détaillés des achats d'armes saoudiennes et souligné les avantages en termes de création d'emplois dans plusieurs États américains.

«Nous sommes devenus de très bons amis sur une période assez courte», a remarqué M. Trump.

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Tout au long de sa présidence, M. Trump a constamment mis en avant les investissements saoudiens comme une victoire pour l'industrie américaine. (SPA)

Revenant sur cette période, Albara'a al-Wazir, directeur de la recherche économique au Conseil d'affaires américano-saoudien, a décrit la visite de 2017 comme un «point d'inflexion» dans les relations économiques bilatérales.

«Ce n'était pas seulement le volume des accords – c'était l'alignement des priorités stratégiques entre les deux gouvernements et le secteur privé qui définissait le succès de ce moment», a-t-il déclaré à Arab News lors d'un entretien.

«Il a marqué le passage d'une diplomatie transactionnelle à une intégration commerciale à long terme.»

La réélection de Trump en 2024 a relancé l'élan économique bilatéral et, selon Al-Wazir, cette prochaine vague d'engagement reflète l'évolution des priorités du Royaume.

«Les accords récents ont porté sur des secteurs traditionnels comme la défense et l'énergie, mais nous observons également une croissance dans la fabrication de pointe, l'intelligence artificielle, les biotechnologies et les services financiers», a-t-il déclaré, soulignant un programme plus large et plus diversifié que lors du premier mandat de Trump.

Lors du Forum économique mondial de Davos en janvier, M. Trump a laissé entrevoir des ambitions encore plus grandes. Il a laissé entendre qu'il demanderait au prince héritier saoudien de porter l'objectif d'investissement à 1 000 milliards de dollars, le décrivant comme une extension naturelle d'un partenariat solide et de confiance.

Le ministre saoudien de l'économie, Faisal Alibrahim, a confirmé lors du forum que la promesse de 600 milliards de dollars englobait à la fois les marchés publics et les investissements du secteur privé dans des domaines clés tels que la défense, l'énergie, les infrastructures et la technologie.

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Une photo prise dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, sur la mer Rouge, le 14 juillet 2022, avant la visite du président américain dans le Royaume, montre un hôte saoudien s'adressant à des invités lors d'une présentation de l'Initiative verte saoudienne. (AFP)

Le ministère saoudien de l'Investissement classe désormais les États-Unis parmi les cinq premières sources d'investissements directs étrangers, en particulier dans les secteurs alignés sur la Vision 2030, tels que les infrastructures, la technologie et les énergies renouvelables.

En janvier 2025, l'Arabie saoudite détenait 126,9 milliards de dollars en titres du Trésor américain, ce qui en fait le seul pays du Conseil de coopération du Golfe parmi les 20 premiers détenteurs étrangers de la dette américaine. Cette participation substantielle souligne la confiance continue de Riyad dans la stabilité fiscale des États-Unis et reflète une stratégie de longue date visant à diversifier les réserves par le biais d'actifs fiables libellés en dollars.

Les avoirs actuels comprennent 105,3 milliards de dollars d'obligations à long terme et 21,6 milliards de dollars d'instruments à court terme, ce qui témoigne d'une approche équilibrée entre liquidité et préservation du capital.

Alors que le Forum d'investissement américano-saoudien se tiendra mardi au Centre de conférence international du roi Abdelaziz à Riyad, la coopération économique entre les deux pays sera une fois de plus sous les feux de la rampe.

Prévu pour coïncider avec la visite de M. Trump, le forum vise à mettre en lumière près d'un siècle de partenariat bilatéral. Il réunira d'éminents investisseurs, chefs d'entreprise et décideurs politiques des deux pays afin de renforcer les liens commerciaux et d'explorer de nouvelles pistes de collaboration.

Selon les chiffres publiés en amont de l'événement, les États-Unis restent le premier investisseur étranger en Arabie saoudite, avec un stock d'IDE totalisant 54 milliards de dollars en 2023, ce qui représente environ 23% de l'ensemble des IDE dans le Royaume.

Actuellement, 1 266 entreprises américaines détiennent des licences actives pour opérer en Arabie saoudite, dont 440 nouvelles licences délivrées au cours de la seule année écoulée. Ces entreprises sont actives dans des secteurs essentiels tels que les transports, la fabrication, la vente au détail, les technologies de l'information et de la communication et les services professionnels. Ensemble, elles emploient plus de 80 000 travailleurs dans le Royaume, dont plus de 44 000 ressortissants saoudiens.

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La chambre de commerce de Riyad a organisé en février des réunions bilatérales avec une délégation commerciale américaine. (Photo fournie)

Les investissements saoudiens aux États-Unis sont également en hausse, le stock d'IDE dépassant désormais 75 milliards de dollars. Les institutions clés telles que le PIF, Aramco et SABIC ouvrent la voie, tandis que les sociétés financières américaines continuent de jouer un rôle central dans la canalisation des capitaux mondiaux vers les grandes initiatives saoudiennes.

Le commerce bilatéral entre les deux pays est resté solide en 2024. Les exportations saoudiennes vers les États-Unis ont atteint 12,8 milliards de dollars, dont près de 3 milliards de dollars de biens non pétroliers, ce qui témoigne des efforts continus de diversification économique du Royaume.

Dans le même temps, les exportations américaines vers l'Arabie saoudite ont totalisé 19,7 milliards de dollars, avec en tête les machines et appareils (5,1 milliards de dollars), les véhicules (2,6 milliards de dollars) et les équipements médicaux et optiques (1,5 milliard de dollars).

Du côté saoudien, les principales exportations vers les États-Unis comprennent les produits minéraux (10 milliards de dollars), les engrais (830 millions de dollars) et les produits chimiques organiques (526 millions de dollars).

Le forum de cette année devrait mettre l'accent sur l'expansion des relations commerciales et d'investissement en tant que pierre angulaire de la diplomatie économique moderne entre les deux alliés stratégiques.

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Le commerce bilatéral entre les deux pays est resté solide en 2024. Les exportations saoudiennes vers les États-Unis ont atteint 12,8 milliards de dollars, dont près de 3 milliards de dollars de biens non pétroliers, ce qui témoigne des efforts continus de diversification économique du Royaume. (Photo fournie)

La visite de M. Trump à Riyad devrait également porter sur de nouveaux contrats de défense et sur l'approfondissement de la coopération économique.

La politique énergétique est également revenue sur le devant de la scène, M. Trump exhortant l'Arabie saoudite à augmenter sa production de pétrole afin de stabiliser les marchés mondiaux et de réduire la pression sur les prix des carburants, liant ainsi l'alignement économique à des objectifs géopolitiques plus larges, y compris les efforts visant à réduire les revenus de la Russie.

M. Al-Wazir estime que la visite pourrait également accélérer les progrès dans le domaine des technologies émergentes et du développement industriel: «Les entreprises américaines sont particulièrement bien placées pour soutenir les objectifs de diversification de l'Arabie saoudite dans le cadre de Vision 2030, notamment en ce qui concerne les technologies de transition énergétique, l'automatisation et l'analyse des données», a-t-il déclaré.

Certains signes montrent que les investisseurs du Golfe réagissent déjà positivement au renouvellement du partenariat. Après l'élection américaine de 2024, Yasir al-Rumayyan, gouverneur du PIF, a été photographié aux côtés du président Trump et d'Elon Musk, qui occupe désormais le poste de conseiller principal à la Maison Blanche. Bloomberg a interprété cette image comme un signal de la confiance renouvelée du Golfe dans l'administration Trump.

Alors que Trump retourne en Arabie saoudite, l'alliance économique américano-saoudienne semble non seulement intacte, mais également sur le point de s'étendre – motivée par des intérêts mutuels, des liens personnels de plus en plus étroits et une conviction partagée que le commerce reste un pilier de la diplomatie dans un ordre mondial en mutation rapide.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.