« L'avenir appartient à ceux qui peuvent l'imaginer », selon le rédacteur en chef d'Arab News lors de la réception de l'AMF

« L'avenir appartient à ceux qui peuvent l'imaginer », selon le rédacteur en chef d'Arab News lors de la réception de l'AMF
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Publié le Mardi 27 mai 2025

« L'avenir appartient à ceux qui peuvent l'imaginer », selon le rédacteur en chef d'Arab News lors de la réception de l'AMF

  • La directrice générale du Bureau des médias de Dubaï, Mona Al-Marri, fait l'éloge de la transformation d'Arab News, estimant que d'autres devraient suivre son exemple.
  • Khalfan Belhoul, directeur général de la Dubai Future Foundation : La façon dont nous créons et consommons les médias est en train de changer radicalement.

DUBAI : Dans le cadre d'une série d'initiatives marquant son 50e anniversaire, Arab News a organisé une réception spéciale et une conférence en collaboration avec Google le jour de l'ouverture du Forum des médias arabes, afin de revenir sur cinq décennies d'événements qui ont façonné le Moyen-Orient et d'explorer l'avenir du paysage médiatique de la région.

Au cours de la réception, qui s'est tenue à la Dubai Future Foundation sur le thème "Réimaginer l'avenir des médias", Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, a abordé les défis auxquels est confrontée l'industrie des médias et la manière dont les technologies émergentes redessinent son avenir.

"L'avenir n'attend pas, l'avenir est déjà là, et nous devrions nous rappeler que l'avenir appartient à ceux qui peuvent l'imaginer, le concevoir et l'exécuter, comme le dit toujours le souverain de Dubaï, S.A. Sheikh Mohammed bin Rashid", a déclaré M. Abbas.

"En tant qu'industrie, nous avons trop longtemps souffert de la paralysie par l'analyse", a-t-il ajouté. "Alors que l'intelligence artificielle évolue chaque jour, nous devrions nous contenter de la mettre en œuvre et nous rappeler que les amateurs parlent de stratégie, tandis que les professionnels parlent de logistique, comme l'a dit un jour Omar Bradley, un général de la Seconde Guerre mondiale. 

Faisal J. Abbas remet à Khalfan Belhoul un souvenir marquant le 50e anniversaire d'Arab News. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)
Faisal J. Abbas remet à Khalfan Belhoul un souvenir marquant le 50e anniversaire d'Arab News. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)

Pour sa part, Mona Al-Marri, directrice générale du Bureau des médias de Dubaï, gouvernement de Dubaï, a souhaité la bienvenue aux participants et a félicité Arab News pour son 50e anniversaire dans son discours d'ouverture.

"Félicitations à toute l'équipe d'Arab News", a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du journal dans le paysage médiatique régional et sa contribution de longue date au Sommet des médias arabes depuis sa création il y a 23 ans, "que ce soit par sa participation, sa contribution ou l'organisation d'événements comme celui-ci".

M. Al-Marri a fait l'éloge du leadership de M. Abbas, affirmant que "le fait d'avoir un jeune rédacteur en chef à la tête d'une plateforme aussi importante fait" une réelle différence. 

Nous sommes tous d'accord pour dire que la façon dont nous créons et consommons les médias est en train de changer radicalement. Khalfan Belhoul, directeur général de la Dubai Future Foundation

"Comment pouvons-nous transformer une telle plateforme en numérique ? L'événement d'aujourd'hui montre l'importance d'une telle collaboration, comme celle entre Google et la Dubai Future Foundation, car nous pensons qu'il s'agit de l'avenir des médias arabes. J'espère que tous les médias de notre région suivront les traces d'Arab News, car c'est ainsi que l'on établit un bon modèle de travail pour l'ensemble de la région.

"Arab News est à la tête de cette transformation", a-t-elle ajouté. Dans une région où plus de 50 % de la population est jeune, "nous devrions tous suivre ce modèle". 

M. Al-Marri a fait l'éloge du leadership de M. Abbas, affirmant que "le fait d'avoir un jeune rédacteur en chef à la tête d'une plateforme aussi importante fait" une réelle différence. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)
M. Al-Marri a fait l'éloge du leadership de M. Abbas, affirmant que "le fait d'avoir un jeune rédacteur en chef à la tête d'une plateforme aussi importante fait" une réelle différence. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)

S'exprimant sur l'avenir du secteur dans son discours d'ouverture, Khalfan Belhoul, PDG de la Dubai Future Foundation, a présenté sept prédictions clés pour les médias au cours de l'année à venir.

"Nous sommes tous d'accord pour dire que la façon dont nous créons et consommons les médias est en train de changer radicalement", a-t-il déclaré lors de son discours à l'auditorium de la Dubai Future Foundation, dans les Emirates Towers. "Regardez la durée d'attention moyenne, qui est de huit secondes.

Il a fait remarquer que la consommation de sport a considérablement changé au-delà des matchs en direct et que la demande de contenu a donc explosé. "Pour moi, le sport, c'est avant tout des interviews et des conversations avant, pendant et après le match. Nous devons nous y adapter.

M. Belhoul souligne que cette évolution oblige à transformer les modèles économiques des médias. "Les nouveaux médias impliquent de nouveaux rôles", a-t-il déclaré, énumérant des prédictions telles que des présentateurs de nouvelles générés par l'IA, des gouvernements accordant des licences aux créateurs de contenu, et des productions alimentées par l'IA par les principales plateformes de diffusion en continu. Il a également souligné l'essor des "médias lents" en tant que contrepoids culturel aux contenus viraux non contrôlés.

Selon lui, le pouvoir perturbateur de l'IA - de la désinformation à la méfiance du public - rend le "contact humain" plus vital que jamais. "L'IA peut être le héros du prochain chapitre médiatique, mais l'autocritique, l'adaptabilité et la responsabilité éditoriale définiront son succès", a-t-il déclaré.

Le Forum des médias arabes, qui en est à sa 24e édition, réunit pendant trois jours à Dubaï des hauts fonctionnaires, des dirigeants de médias, des leaders d'opinion et des créateurs de contenu influents de la région arabe et d'ailleurs. Il se tient désormais dans le cadre d'un événement plus vaste, le Sommet des médias arabes, qui comprend plusieurs autres forums et cérémonies de remise de prix. 

Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, a abordé les défis auxquels est confrontée l'industrie des médias et la manière dont les technologies émergentes redessinent son avenir. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)
Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, a abordé les défis auxquels est confrontée l'industrie des médias et la manière dont les technologies émergentes redessinent son avenir. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)

Le sommet se tient jusqu'au 28 mai et vise à encourager la collaboration entre les plateformes médiatiques, les hauts fonctionnaires et les gouvernements afin d'avoir un impact positif sur le façonnement des secteurs vitaux de la vie quotidienne dans la région.

À la lumière de ce lien, le sommet présente une liste impressionnante de personnalités éminentes, dont Nawaf Salam, premier ministre du Liban, et Asaad Al-Shaibani, ministre syrien des affaires étrangères, entre autres.

Une table ronde réunissant les ministres de l'information de plusieurs pays arabes explorera l'avenir des médias publics et les stratégies visant à renforcer la collaboration avec le secteur privé.

Les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu'un outil d'IA est mis entre les mains des journalistes, créant ainsi une magie pour les utilisateurs. Anthony Nakache, directeur général de Google MENA

Ghassan Salameh, ministre libanais de la culture, partagera son point de vue sur le rôle des médias dans l'élaboration d'une voie vers la stabilité régionale, tandis que Piers Morgan, figure emblématique des médias, s'adressera au public du sommet lors d'une session clé.

Anthony Nakache, directeur général de Google MENA, a souligné le rôle essentiel de l'intelligence artificielle dans le remodelage du paysage médiatique. Il a mis en avant les initiatives et les produits de Google visant à améliorer l'expérience des utilisateurs et à soutenir la création de contenu à l'ère de la transformation numérique rapide.

Il a déclaré : "Depuis la création de Google, notre mission a été d'organiser l'information mondiale, de la rendre universellement accessible et utile à tous. 26 ans plus tard, cette vision n'a pas changé, et nous y sommes même plus engagés que jamais."  

Anthony Nakache, directeur général de Google MENA, a présenté les initiatives et les produits de Google visant à améliorer l'expérience des utilisateurs et à soutenir la création de contenu. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub
Anthony Nakache, directeur général de Google MENA, a présenté les initiatives et les produits de Google visant à améliorer l'expérience des utilisateurs et à soutenir la création de contenu. (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)

"Nous avons envisagé d'explorer de nouvelles initiatives telles que le AI Launch Lab avec FT Strategies, l'initiative Google News et le FT Strategies AI design sprint en collaboration avec le ministère saoudien des médias et le Conseil des médias des Émirats arabes unis."

Il a ajouté : "En (choisissant) d'investir dans l'innovation, de maintenir les normes les plus élevées de qualité de l'information, et en donnant aux journalistes les moyens d'utiliser les outils d'IA et les solutions numériques, nous pouvons tous ensemble forger un avenir très dynamique et fructueux pour le journalisme dans la région. Ce que nous allons présenter ce soir en est un bon exemple : notre partenariat avec Arab News, qui explore actuellement les derniers outils d'IA pour créer de nouvelles façons de s'engager avec son public."

M. Nakache s'est dit "très enthousiaste" à l'idée de la prochaine série de podcasts d'Arab News alimentée par le dernier outil d'IA de Google, NotebookLM 2, une solution intelligente de prise de notes qui génère automatiquement des podcasts. Cet outil a récemment été reconnu comme l'une des solutions d'IA les plus innovantes de 2024 par le magazine Time.

"Mais les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu'il est mis entre les mains des journalistes, créant ainsi de la magie pour les utilisateurs", a-t-il ajouté. 

La réception, qui s'est tenue à la Dubai Future Foundation, avait pour thème "Réimaginer l'avenir des médias". (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)
La réception, qui s'est tenue à la Dubai Future Foundation, avait pour thème "Réimaginer l'avenir des médias". (Photo AN/Abdurrahman Fahad Bin Shulhub)

La soirée de lundi s'est achevée par l'annonce de la collaboration d'Arab News avec Google pour une série spéciale de podcasts intitulée "Recounting the Moments that Changed the Middle East" (Raconter les moments qui ont changé le Moyen-Orient).

Cette série de podcasts en cinq épisodes couvre cinq décennies, chaque épisode se concentrant sur une décennie charnière de l'histoire du Moyen-Orient, de 1975 à aujourd'hui.

Réalisé à l'aide de NotebookLM, l'outil de recherche de Google alimenté par l'IA, le projet fait appel à des hôtes artificiels et à des voix générées par l'IA pour raconter les événements majeurs qui ont façonné la région, mettant ainsi en évidence la manière dont les technologies émergentes peuvent soutenir la narration, la recherche et la réflexion historique dans le journalisme moderne.

Vous pouvez accéder au podcast en visitant https://arab.news/7m9ra https://arab.news/7m9ra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.