Le procès intenté contre Airbnb par la famille d'un étudiant saoudien assassiné est désormais devant la Cour fédérale

Above, Saudi student Alwaleed Algheraibi, who died after he was attacked in a shared property in Germantown, Philadelphia on Jan. 23, 2023. (File photo)
Above, Saudi student Alwaleed Algheraibi, who died after he was attacked in a shared property in Germantown, Philadelphia on Jan. 23, 2023. (File photo)
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Publié le Samedi 31 mai 2025

Le procès intenté contre Airbnb par la famille d'un étudiant saoudien assassiné est désormais devant la Cour fédérale

  • Selon l'avocat, la politique d'âge d'Airbnb a conduit à la mort d'Alwaleed Algheraibi.
  • La meurtrière, Nicole Marie Rodgers, était âgée de 19 ans au moment du meurtre.

CHICAGO : La plainte déposée devant les tribunaux de Philadelphie contre Airbnb Inc. par les parents d'Alwaleed Algheraibi, un étudiant saoudien de 25 ans assassiné, a été transférée devant les tribunaux fédéraux américains, a confirmé jeudi l'avocat de la famille.

L'affaire a récemment été transférée, à la demande d'Airbnb, de la Cour des plaids communs de Philadelphie (tribunal de l'État de Pennsylvanie) à la Cour fédérale de Philadelphie, également connue sous le nom de Tribunal fédéral de première instance pour le district est de Pennsylvanie.

L'avocat Steve Harvey a expliqué que le défendeur avait le droit d'être jugé par un tribunal fédéral en raison de la nationalité des parties concernées : Algheraibi était citoyen saoudien, tandis que sa meurtrière, Nicole Marie Rodgers, est afro-américaine.

La plainte déposée au niveau de l'État a été enregistrée le 16 mai 2023 auprès des tribunaux locaux de Philadelphie par le père et la mère de la victime, Abdullah et Eiman Algheraibi, qui vivent à Riyad. Airbnb est basé à San Francisco, en Californie. 

Le procès allègue que la décision prise par Airbnb en octobre 2020 de modifier ses politiques afin d'autoriser les personnes âgées de moins de 21 ans à louer des propriétés a créé les circonstances dans lesquelles le meurtre a eu lieu.

Rodgers n'avait que 19 ans lorsqu'elle a loué la propriété, même si la propriétaire s'était plainte à Airbnb à l'époque de ne pas vouloir louer à une personne âgée de moins de 21 ans.

Si la politique n'avait pas changé, soutient Harvey dans le procès, Algheraibi serait toujours en vie, car le propriétaire ne l'aurait pas loué à Rodgers.

« Les parents d'Alwaleed Algheraibi poursuivent Airbnb en justice, car ils estiment qu'Airbnb devrait être tenu responsable d'avoir envoyé une cliente d'Airbnb, Nicole Rodgers, âgée de 19 ans, dans la maison de Philadelphie où elle a brutalement assassiné leur fils sans raison apparente », a déclaré Harvey à Arab News.

« Sans la politique d'Airbnb obligeant ses hôtes à accepter des clients de moins de 21 ans, Alwaleed serait encore en vie aujourd'hui. Il était déraisonnable de la part d'Airbnb d'obliger l'hôte à accepter Rodgers. 

« Airbnb savait ou aurait dû savoir que l'obligation pour les hôtes d'accepter des voyageurs âgés d'à peine 18 ans pouvait entraîner des problèmes, voire des problèmes graves tels que des crimes, des crimes violents et même des meurtres. Ces problèmes ne se produisent pas dans tous les cas ni même dans la plupart des cas, mais dans certains cas. Cette politique a conduit à la mort d'un jeune homme innocent. »

Selon la plainte, la propriétaire avait déjà vu l'un de ses biens endommagés par un voyageur Airbnb âgé de 18 ans. En réponse, la propriétaire a déclaré à Airbnb qu'elle ne souhaitait pas accueillir de personnes âgées de moins de 21 ans, a déclaré M. Harvey.

« On lui a répondu que, conformément à la politique de discrimination de la plateforme, si elle demandait leur âge aux voyageurs ou choisissait de ne pas les accueillir en fonction de leur âge, ceux-ci pourraient la signaler (la propriétaire) pour discrimination et la faire retirer de la plateforme », indique la plainte.

La propriété en question, une maison, est située au 347 W. Rue Hansberry à Philadelphie. Les clients pouvaient séjourner dans l'une des plusieurs chambres individuelles de la maison et partager les espaces communs, notamment la salle de bain.

M. Algheraibi « ne séjournait pas dans la propriété via Airbnb, mais dans le cadre d'un accord avec le gestionnaire immobilier Gardith Edouard, un hôte Airbnb de longue date », indique la plainte. 

Le meurtrier, Rodgers, séjournait dans la propriété grâce à une réservation Airbnb au troisième étage, tandis que la chambre d'Algheraibi se trouvait au premier étage.

Harvey a déclaré qu'Algheraibi était aux États-Unis pour obtenir un diplôme en génie informatique au Chestnut Hill College et qu'il terminait ses études lorsqu'il a été assassiné par Rodgers.

« Alwaleed était fiancé et avait hâte de rentrer chez lui pour retrouver sa fiancée et sa famille. Sa famille s'attendait à ce qu'il rentre à la maison dans les mois à venir, mais elle ne l'a jamais revu vivant.

« Ils souffrent d'une profonde et indescriptible angoisse suite à la perte de leur fils dans un meurtre aussi brutal, insensé et évitable », a déclaré Harvey.

« Les preuves suggèrent que la meurtrière a attiré Alwaleed au troisième étage de sa maison sous prétexte qu'elle avait besoin de son aide pour déplacer quelque chose dans sa chambre. Il est tragiquement ironique que ce jeune homme soit mort parce qu'il a eu la gentillesse d'aider une inconnue. »

Rodgers a été condamnée en 2023 à une peine de 15 à 40 ans de prison pour ce meurtre.

Airbnb n'a pas répondu à une demande de commentaires sur le procès.

Airbnb est l'un des plus grands loueurs immobiliers au monde, avec plus de 8 millions d'annonces actives dans le monde entier, selon son site web. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.