L'Arabie saoudite et le Qatar contribuent au financement des fonctionnaires syriens

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, et le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Hassan al-Shibani, participent à une conférence de presse à Damas, en Syrie, le 31 mai 2025. (Reuters)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, et le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Hassan al-Shibani, participent à une conférence de presse à Damas, en Syrie, le 31 mai 2025. (Reuters)
Le ministre intérimaire des Affaires étrangères de la Syrie, Asaad Shaibani, à droite, reçoit le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan, à l'aéroport international de Damas, le 31 mai 2025. (SANA/AFP)
Le ministre intérimaire des Affaires étrangères de la Syrie, Asaad Shaibani, à droite, reçoit le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan, à l'aéroport international de Damas, le 31 mai 2025. (SANA/AFP)
Le prince Faisal a également rencontré le président par intérim Ahmed Al-Sharaa et la « délégation économique de haut niveau » a tenu des discussions avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer « afin de soutenir l'économie syrienne et de renforcer la mise en place d'institutions ». (KSAMOFA)
Le prince Faisal a également rencontré le président par intérim Ahmed Al-Sharaa et la « délégation économique de haut niveau » a tenu des discussions avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer « afin de soutenir l'économie syrienne et de renforcer la mise en place d'institutions ». (KSAMOFA)
Le prince Faisal a également rencontré le président par intérim Ahmed Al-Sharaa et la « délégation économique de haut niveau » a tenu des discussions avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer « afin de soutenir l'économie syrienne et de renforcer la mise en place d'institutions ». (KSAMOFA)
Le prince Faisal a également rencontré le président par intérim Ahmed Al-Sharaa et la « délégation économique de haut niveau » a tenu des discussions avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer « afin de soutenir l'économie syrienne et de renforcer la mise en place d'institutions ». (KSAMOFA)
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Publié le Dimanche 01 juin 2025

L'Arabie saoudite et le Qatar contribuent au financement des fonctionnaires syriens

  • Le Royaume restera l'un des principaux soutiens de la Syrie sur la voie de la reconstruction et du redressement économique, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
  • Plusieurs visites d'hommes d'affaires saoudiens suivront dans les prochains jours pour discuter d'investissements : Prince Faisal.

DAMASCUS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a déclaré samedi que le Royaume offrirait avec le Qatar un soutien financier conjoint aux employés de l'Etat en Syrie.

Il a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien Asaad Al-Shaibani à Damas, qui a accueilli le ministre des Affaires étrangères et sa délégation à son arrivée dans la capitale syrienne.

"Le Royaume fournira, avec le Qatar, un soutien financier conjoint aux employés de l'État en Syrie", a déclaré le prince Faisal.

La Syrie et l'Arabie saoudite avaient déjà discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales dans les secteurs financiers.

Le prince Faisal a évoqué le rôle joué par son pays dans la levée des sanctions économiques imposées à la Syrie, affirmant que l'Arabie saoudite continuerait à être l'un des principaux soutiens de la Syrie sur la voie de la reconstruction et du redressement économique.

Il a indiqué qu'il était accompagné d'une délégation économique de haut niveau du Royaume pour "mener des discussions (avec la partie syrienne) afin de renforcer les aspects de la coopération dans divers domaines".

Plusieurs visites d'hommes d'affaires saoudiens en Syrie suivront dans les prochains jours pour discuter d'investissements dans l'énergie, l'agriculture, les infrastructures et d'autres secteurs, a-t-il ajouté.

Le Royaume et le Qatar ont réaffirmé leur engagement à soutenir la stabilité et le développement de la Syrie, soulignant les liens historiques et fraternels qu'ils partagent avec le peuple syrien, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les deux pays ont souligné l'importance d'améliorer les conditions de vie et de promouvoir la stabilité économique et sociale en Syrie.

Ils ont également exprimé leur volonté de travailler en coordination avec la communauté internationale et les partenaires du développement afin de garantir un soutien durable et efficace grâce à une vision globale et unifiée, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

Plus tard, samedi, les deux ministres des affaires étrangères ont visité la mosquée des Omeyyades à Damas. 

Le prince Faisal a également rencontré le président intérimaire Ahmed Al-Sharaa samedi au cours de sa visite et "la délégation économique de haut niveau" s'est entretenue avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer "qui contribuent à soutenir l'économie syrienne et à renforcer le développement des institutions". 

Le prince Faisal a également rencontré le président intérimaire Ahmed Al-Sharaa et "la délégation économique de haut niveau" s'est entretenue avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer "qui contribuent à soutenir l'économie syrienne et à renforcer le développement des institutions". (KSAMOFA)
Le prince Faisal a également rencontré le président intérimaire Ahmed Al-Sharaa et "la délégation économique de haut niveau" s'est entretenue avec des responsables syriens sur les moyens de coopérer "qui contribuent à soutenir l'économie syrienne et à renforcer le développement des institutions". (KSAMOFA)

Lors d'une visite à Riyad au début du mois, le président américain Donald Trump a déclaré qu'il lèverait les sanctions américaines contre la Syrie, une mesure qui ouvre la voie à la reprise économique dans le pays déchiré par la guerre.

L'Union européenne a également levé récemment les sanctions économiques contre la Syrie.

En février, M. Sharaa s'est rendu en Arabie saoudite pour son premier voyage à l'étranger en tant que président.

Le mois dernier, l'Arabie saoudite et le Qatar, autre soutien important des nouvelles autorités, ont annoncé qu'ils allaient régler la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, qui s'élève à environ 15 millions de dollars.

Damas espère que la levée des sanctions, notamment par les États-Unis, ouvrira la voie au soutien de la communauté internationale.

Des années de guerre et de sanctions ont mis à mal l'économie, les infrastructures et l'industrie du pays.

Un récent rapport du Programme des Nations unies pour le développement a estimé à environ 800 milliards de dollars le "PIB perdu" par la Syrie au cours de la guerre de 2011-2024.

Le prince Fayçal a rendu visite aux nouvelles autorités syriennes pour la première fois en janvier.

* Avec l'AFP

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.