Les entreprises de restauration utilisent des solutions de pointe pour servir 12 millions de repas au Hadj

Les entreprises de restauration utilisent des solutions de pointe pour servir 12 millions de repas au Hadj
Short Url
Publié le Lundi 02 juin 2025

Les entreprises de restauration utilisent des solutions de pointe pour servir 12 millions de repas au Hadj

  • 380 entreprises travaillent de concert pour nourrir des millions de pèlerins pendant le pèlerinage.
  • Les traiteurs s'efforcent de maintenir la sécurité alimentaire, la qualité nutritionnelle et l'efficacité opérationnelle sous pression.

MAKKAH : Alors que l'Arabie saoudite se prépare à une nouvelle saison du Hadj, un réseau complexe de préparatifs se met en place à La Mecque, dans lequel les services de restauration constituent un pilier essentiel de l'opération.

L'approche globale du Royaume pour servir les pèlerins de l'Islam combine une planification stratégique précoce, une coordination inter-agences sans faille et l'innovation technologique pour s'assurer que des millions de personnes puissent accomplir leurs devoirs sacrés en toute sécurité et dans le confort.

Les autorités ont dévoilé l'ampleur de l'opération de restauration de cette année : 380 sociétés de restauration travaillant de concert pour fournir jusqu'à 12 millions de repas pendant le pèlerinage.

Il s'agit de maintenir la sécurité alimentaire, la qualité nutritionnelle et l'efficacité opérationnelle dans des circonstances extraordinaires, parallèlement à la transition intelligente vers la cuisson électrique dans les cuisines des lieux saints, ce qui contribuera à améliorer la qualité des aliments, à renforcer la sécurité et à réduire les risques environnementaux dans l'un des plus grands rituels du monde islamique.

Mohammed Al-Sharif, qui dirige l'association responsable de la restauration dans les lieux saints de La Mecque, a souligné l'engagement du gouvernement en faveur du bien-être des pèlerins.

"Les dirigeants n'ont pas lésiné sur les moyens pour servir les invités des pèlerins", a-t-il déclaré, soulignant la surveillance directe exercée par les autorités municipales de La Mecque.

Le processus de préparation a été méthodique et intensif. Six réunions de planification ont permis d'aborder les obstacles potentiels et d'élever les normes de service.

Il a expliqué que ces réunions avaient pour but d'évaluer les préparatifs, d'aborder les obstacles et de relever les défis de manière à contribuer à l'amélioration de la qualité des services fournis.

M. Al-Sharif a souligné le partenariat productif avec le ministère de la santé dans la mise en place de systèmes complets de contrôle de la sécurité alimentaire. Cette collaboration a donné lieu à des programmes de formation approfondis pour les superviseurs du contrôle de la qualité dans toutes les entreprises de restauration.

Ces préparations impliquent des exercices de simulation par les entreprises de restauration, effectués en présence du personnel de sécurité et des responsables de la réglementation, en tant que tests de résistance pour l'ensemble du système de restauration.

Ces essais virtuels sont conçus pour identifier et résoudre toute faiblesse opérationnelle potentielle avant le début officiel du pèlerinage.

Il a également noté que la municipalité de La Mecque, en coopération avec le ministère du commerce, a vérifié les stocks de nourriture et confirmé qu'ils étaient prêts.

Il a conclu sa déclaration en soulignant que toutes les agences travaillent à plein régime pour fournir les meilleurs services aux pèlerins.

Ibrahim Al-Saini, propriétaire de sociétés de restauration, a confirmé que les préparatifs se déroulaient à un rythme soutenu, soulignant les efforts de toutes les autorités compétentes pour fournir les meilleurs services aux pèlerins et pour travailler jour et nuit à leur confort et à l'attention portée à leur nourriture.

"Les conditions pendant le Hadj diffèrent fondamentalement du reste de l'année", a-t-il déclaré, soulignant les exigences opérationnelles distinctes entre les différentes phases du pèlerinage - du jour d'Arafat et de Muzdalifah à la période prolongée à Mina.

Il a souligné que le Royaume, sous la direction du roi Salman et du prince héritier Mohammed bin Salman, continue de développer le système du Hajj année après année, que ce soit en distribuant des emplacements aux entreprises de Hajj de manière étudiée, ou en améliorant les mécanismes de gestion des foules et en organisant la circulation, ce qui se reflète sur la qualité du service et la sécurité des pèlerins.

M. Al-Saini a décrit le processus de fourniture de nourriture et de boissons comme un "défi majeur", mais les nouveaux systèmes qui permettent de préparer les aliments à l'avance dans des cuisines modèles à La Mecque et de les transporter ensuite vers les lieux saints pour les faire cuire et les servir ont directement contribué à améliorer la qualité des repas et l'efficacité de la distribution.

M. Al-Saini a mis l'accent sur les évolutions observées dans les cuisines des lieux saints, où le gaz kérosène a été remplacé par la cuisson électrique, ce qui a permis d'améliorer les niveaux de sécurité et la vitesse de cuisson, et de réduire les risques pour l'environnement et la santé.

Il a salué les efforts déployés au niveau national pour servir les pèlerins, confirmant que les succès répétés obtenus chaque année sont le fruit d'une planification préalable, d'une intégration entre les différentes agences et d'un engagement continu en faveur de l'innovation afin de fournir les meilleurs services aux pèlerins. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Short Url
  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Short Url
  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.