L'Arabie saoudite définit des stratégies de sécurité pour le Hadj

Le ministère de l'Intérieur de l'Arabie saoudite a présenté des stratégies globales de sécurité et d'organisation pour la saison du Hadj 2025 lors d'une conférence de presse dimanche. (SPA)
Le ministère de l'Intérieur de l'Arabie saoudite a présenté des stratégies globales de sécurité et d'organisation pour la saison du Hadj 2025 lors d'une conférence de presse dimanche. (SPA)
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Publié le Lundi 02 juin 2025

L'Arabie saoudite définit des stratégies de sécurité pour le Hadj

  • Les autorités saisissent 252 fausses campagnes du Hadj et arrêtent 1 239 transporteurs enfreignant les règlements du Hadj.
  • Près de 110 000 véhicules non autorisés ont été refoulés, de même que 269 678 personnes ne résidant pas à La Mecque, 75 943 personnes sans permis de Hadj et 11 610 personnes en infraction avec divers règlements.

RIYAD : Le ministère de l'Intérieur de l'Arabie saoudite a présenté une stratégie globale de sécurité et d'organisation pour garantir une saison du Hadj 2025 sans incident.

Le ministère a tenu une conférence de presse avec les commandants des forces de sécurité du Hadj dimanche au Centre d'opérations de sécurité unifié. Parmi les participants à la conférence figuraient des responsables de premier plan tels que le lieutenant-général Mohammed Al-Bassami, directeur de la sécurité publique, le général de division Mohammed Al-Omari, commandant des forces spéciales d'urgence à la présidence de la sécurité de l'État, le général de division Hamoud Al-Faraj, directeur général de la défense civile, et le général de division Saleh Al-Marba, directeur général par intérim de la direction générale des passeports.

M. Al-Bassami a affirmé l'engagement de l'Arabie saoudite à préparer un environnement sûr, sécurisé et organisé pour les pèlerins.

Il a ajouté que ces efforts étaient conformes aux directives du ministre de l'intérieur et président du Comité suprême du Hadj, le prince Abdulaziz bin Saud bin Naif, qui a approuvé de vastes plans de sécurité et d'organisation pour la saison du Hadj 2025.

Ces plans, a-t-il dit, englobent tous les aspects de la sécurité, de l'ordre public, de la gestion des foules, de la circulation et des interventions d'urgence, mis en œuvre dans un cadre intégré qui couvre l'ensemble du voyage des pèlerins, de l'arrivée au départ.

M. Al-Bassami a déclaré que toute tentative de perturber la sécurité ou d'enfreindre les règlements ferait l'objet d'une action stricte et intransigeante.

Il a en outre souligné que la Grande Mosquée et les lieux saints étaient prêts à gérer les grandes foules, afin de réduire les encombrements et de maintenir des capacités sûres sur toutes les routes et dans tous les lieux saints.

Des plans saisonniers de gestion du trafic sont également en vigueur pour les routes menant à La Mecque et à Médine, ainsi que pour les entrées de la zone centrale, afin d'assurer la bonne circulation des pèlerins.

La direction générale de la sécurité publique a fait état d'importantes mesures d'application de la loi.

Les autorités ont saisi 252 fausses campagnes du Hadj et appréhendé 1 239 transporteurs enfreignant les règlements du Hadj.

En outre, 109 632 véhicules non autorisés ont été refoulés, de même que 269 678 personnes ne résidant pas à La Mecque, 75 943 personnes sans permis de Hadj et 11 610 personnes qui ne respectaient pas les règles en matière de résidence, de travail et de sécurité aux frontières.

En outre, le nombre de détenteurs de visas de visite arrivés pour le Hadj s'est élevé à 205 713.

Al-Omari a réitéré l'engagement des forces à assurer la protection et le maintien de l'ordre pendant la saison du Hadj.

Il a détaillé la mise en œuvre de plans précis sur le terrain, en se concentrant sur la prévention de l'accès des infiltrés et des personnes non autorisées aux lieux saints.

Ces plans comprennent la gestion et l'organisation des mouvements de foule au site de lapidation de Jamarat et dans la cour sud de la Grande Mosquée, afin d'assurer la fluidité des déplacements et la sécurité des pèlerins.

Al-Faraj a également annoncé la première utilisation du drone Falcon pour la lutte contre les incendies et les opérations de sauvetage, une nouveauté dans les opérations de la Direction générale de la défense civile pour le Hadj cette année.

Il a souligné que le secteur était prêt à mettre en œuvre son plan approuvé au service des pèlerins.

M. Al-Marba a présenté le plan intégré de la direction dans le cadre de sécurité du ministère de l'intérieur.

Ce plan repose sur quatre piliers : assurer une préparation totale à l'accueil des pèlerins dans les ports aériens, terrestres et maritimes, y compris dans le cadre de l'initiative de la route de La Mecque ; faire appliquer les règlements contre les transporteurs illégaux de pèlerins par le biais de comités administratifs saisonniers aux entrées de La Mecque, apporter un soutien aux agences de sécurité et de services dans les lieux saints par une présence sur le terrain; et organiser et superviser le départ des pèlerins après le Hadj. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.