La route historique égyptienne du Hadj est un témoignage de foi

Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)
Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)
Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)
Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)
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Publié le Jeudi 05 juin 2025

La route historique égyptienne du Hadj est un témoignage de foi

  • Elle relie le monde islamique à La Mecque et à Médine.
  • Actuellement sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO.

LE CAIRE : La route égyptienne du Hadj est reconnue par les historiens et les voyageurs comme l'une des plus importantes artères de pèlerinage et de commerce reliant le monde islamique à la péninsule arabique.

Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique, a récemment rapporté l'agence de presse saoudienne.

Son importance lui a valu d'être inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO, qui précède la liste du patrimoine mondial.

L'Arabie saoudite a présenté sa candidature en 2015, dans laquelle elle a décrit la route reliant l'Égypte à La Mecque et à Médine.

Carte montrant les routes terrestres et maritimes du Hajj au début du 20e siècle. (Avec l'aimable autorisation d'AramcoWorld)
Carte montrant les routes terrestres et maritimes du Hajj au début du 20e siècle. (Avec l'aimable autorisation d'AramcoWorld)

Le document indique que la route "bénéficiait aux pèlerins venant d'Égypte, du Soudan, d'Afrique centrale, du Maroc, d'Andalousie et de Sicile, car ils se rencontraient en Égypte, traversaient le Sinaï jusqu'à Aqaba, puis marchaient sur deux pistes".

La route part de la ville de Haqel, sur le golfe d'Aqaba, et se termine à La Mecque.

Au fil des siècles, plusieurs souverains musulmans ont établi des structures sur la route, notamment des bassins, des canaux, des puits, des barricades, des ponts, des châteaux, des forts et des mosquées, indique le document.

Et "sur la route près des camps se trouvent de nombreuses inscriptions islamiques et des écrits commémoratifs, gravés par les pèlerins lors de leur passage sur la route".

Le document indique également que les souverains et les riches mécènes ont construit des caravansérails, fourni de l'eau et assuré une protection le long de ces routes vers La Mecque et Médine afin de faciliter le voyage des pèlerins.

"Des musulmans individuels, au nom de la charité, ont aidé d'autres personnes à faire le voyage", ajoute le rapport.

Les historiens ont divisé l'ancienne route égyptienne du Hadj en quatre périodes chronologiques.

La première période, à partir de 1150 environ, comprenait des routes terrestres et côtières vers la péninsule arabique.

La seconde, de 1042 à 1268, a vu la fin du passage par le nord du Sinaï et les pèlerins ont opté pour la voie maritime entre l'Égypte et Djeddah.

La troisième, de 1269 à 1884, a vu les pèlerins revenir à la voie terrestre côtière.

La quatrième période, de 1884 à nos jours, a marqué l'abandon de la route terrestre, remplacée d'abord par le voyage par mer depuis Suez, puis par le voyage par avion jusqu'à Djeddah. 

Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)
Utilisée par les pèlerins depuis l'aube de l'islam, cette route transcende la simple signification religieuse et incarne un riche héritage culturel, civilisationnel et archéologique. (SPA)

L'importance de la route pour les pèlerins d'Afrique et du Maghreb est particulièrement remarquable.

Les caravanes en provenance des villes marocaines telles que Marrakech, Fès et Sale, comprenant parfois des pèlerins sénégalais, voyageaient soit par voie terrestre le long de la Méditerranée, soit par voie maritime.

Ces caravanes convergeaient ensuite avec les pèlerins d'Algérie, de Tunisie et de Libye, en passant par des villes comme Mahdia, Sfax, Sousse, Tripoli, Barqa et Tobrouk.

Elles traversaient ensuite les terres égyptiennes, souvent le long de la côte, pour atteindre Alexandrie et Rachid.

De là, les pèlerins empruntaient les bateaux du Nil pour se rendre au Caire et rejoignaient la caravane égyptienne du Hadj à l'actuelle Al-Baraka. Les caravanes combinées poursuivaient ensuite leur route par voie terrestre jusqu'à Suez.

De Suez, les pèlerins poursuivaient la route terrestre à travers le Sinaï et le long de la mer Rouge jusqu'à Djeddah, ou traversaient la mer Rouge en bateau jusqu'à Djeddah, puis se rendaient par voie terrestre à Médine et à La Mecque. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.