La majorité des 1,6 million de pèlerins commence le Tawaf Al-Ifadah à l'occasion de l'Aïd Al-Adha

Le Tawaf Al-Ifadah fait référence à la circumambulation rituelle de la Kaaba effectuée par les pèlerins après leur retour de Mina. (SPA)
Le Tawaf Al-Ifadah fait référence à la circumambulation rituelle de la Kaaba effectuée par les pèlerins après leur retour de Mina. (SPA)
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Publié le Vendredi 06 juin 2025

La majorité des 1,6 million de pèlerins commence le Tawaf Al-Ifadah à l'occasion de l'Aïd Al-Adha

  • Le Tawaf Al-Ifadah - dérivé du mot arabe signifiant "verser" - fait référence à la circumambulation rituelle de la Kaaba effectuée par les pèlerins après leur retour de Mina.
  • Ce rituel reflète la soumission spirituelle, la dévotion physique et l'aboutissement des principaux rites du pèlerinage du Hajj.

MINA : La plupart des plus de 1,6 million de pèlerins de cette année avaient commencé à accomplir le Tawaf Al-Ifadah vendredi à La Mecque - le rituel qui marque les derniers jours du Hajj et le début des célébrations de l'Aïd Al-Adha pour les musulmans du monde entier.

Le jour de l'Aïd a commencé par la lapidation symbolique du diable à Mina par des masses de pèlerins, sous des températures modérées avoisinant les 30°C, le centre national de météorologie prévoyant un maximum de 40°C. La lapidation fait partie des derniers rites du Hajj, qui est l'un des cinq piliers de l'Islam.

Le Tawaf Al-Ifadah - dérivé du mot arabe signifiant "verser" - fait référence à la circumambulation rituelle de la Kaaba effectuée par les pèlerins après leur retour de Mina.

Il s'agit de l'un des rites essentiels et obligatoires du Hajj. Il consiste à faire sept fois le tour de la Kaaba à l'intérieur de la Grande Mosquée de La Mecque, après le retour des pèlerins de Mina où ils procèdent à la lapidation symbolique du diable.

Ce rituel reflète la soumission spirituelle, la dévotion physique et l'aboutissement des principaux rites du pèlerinage du Hajj.

Ali bin Faraj Al-Marri, un pèlerin qatari, a déclaré à Arab News que le tawaf s'était déroulé sans heurts et avait été bien organisé : "C'est la première fois que je participe au Hadj et j'avais entendu dire que la Grande Mosquée était extrêmement fréquentée. Cette saison du Hadj a été l'une des plus réussies".

Saeed Al-Nabit, chef du groupe de campagne d'Al-Marri pour le Hadj, s'est fait l'écho de ce sentiment, déclarant que tout s'était déroulé comme prévu et ajoutant : "Cette année a été l'une des plus belles saisons du Hadj : "Cette année a été l'une des meilleures saisons du Hadj.

En quittant le pont de Jamarat après avoir accompli le rituel de la lapidation, Yasmeen Ahmed, une pèlerine libyenne, a déclaré, les larmes aux yeux, qu'elle était sur le point d'accomplir l'un des piliers de l'islam, un rêve qu'elle avait toujours prié Allah de réaliser.

Elle a déclaré : "C'est un moment que je n'oublierai jamais : "C'est un moment que je n'oublierai jamais. Je n'avais jamais imaginé que je vivrais pour le vivre, mais j'ai toujours prié pour cela. Je remercie Allah de l'avoir rendu possible et je voudrais également exprimer ma gratitude à l'Arabie saoudite pour la magnifique organisation du Hajj. Des efforts considérables ont dû être déployés pour parvenir à un tel succès.

Le site de Jamrat Al-Aqaba, la plus grande et la plus importante des trois structures de lapidation du site de Jamarat, est l'un des projets de développement les plus importants de l'Arabie saoudite sur les lieux saints, marquant un saut transformateur dans la gestion des foules, aligné sur les normes internationales les plus élevées en matière d'ingénierie et d'organisation.

Pouvant accueillir plus de 300 000 pèlerins par heure, l'installation garantit une circulation fluide et sûre des pèlerins pendant les jours de pointe des rituels de lapidation à Mina.

Chaque année, ce jour-là, la zone de Jamarat à Mina voit arriver des foules de pèlerins qui accomplissent ce rite essentiel du Hajj - un acte de culte solennel qui incarne l'obéissance et l'adhésion aux enseignements du prophète Mahomet.

Le rituel de la lapidation est l'un des éléments les plus importants sur le plan spirituel et les plus complexes sur le plan logistique du pèlerinage du Hadj.

Dans le passé, la zone de Jamarat était constituée de petits piliers de pierre entourés d'espaces étroits et de routes limitées, ce qui entraînait de graves embouteillages et des difficultés, en particulier avec le nombre croissant de pèlerins, a indiqué l'agence de presse saoudienne dans un rapport.

Selon la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints, un pont a été construit au-dessus des trois piliers de Jamarat en 1975 afin de créer un deuxième niveau pour le rituel de lapidation.

Au fil des ans, la structure a connu plusieurs phases d'expansion et d'amélioration.

Le pont Jamarat actuel a été inauguré dans sa première phase en 2006, l'achèvement complet ayant eu lieu en 2010.

Le pont comprend cinq niveaux, chacun d'une hauteur de 12 mètres, et s'étend sur 950 mètres de long et 80 mètres de large. Il comprend 11 entrées et 12 sorties, et peut accueillir jusqu'à 300 000 pèlerins par heure. L'installation comprend également une série de services de soutien, notamment des aires d'atterrissage d'urgence pour les hélicoptères, 3 289 escaliers mécaniques, des systèmes de surveillance avancés et quatre tunnels pour les véhicules et les bus.

L'installation fonctionne selon un système de gestion sophistiqué impliquant des équipes spécialisées sur le terrain qui travaillent 24 heures sur 24 pour assurer la sécurité et fournir des services médicaux et d'orientation, en coopération avec diverses agences de sécurité et de services.

Le site est également équipé d'écrans d'orientation multilingues et de caméras de surveillance modernes pour améliorer la fluidité et assurer la sécurité des pèlerins.

Dans le cadre des efforts déployés pour améliorer l'expérience des pèlerins, Kidana Development Company, l'organe exécutif de la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints, a mis en œuvre plusieurs projets clés cette année.

L'un d'entre eux est l'installation de 200 ventilateurs de brumisation sur la place orientale de l'installation afin de réduire le stress thermique dû à la lumière directe du soleil.

En outre, l'initiative Towards Mina a été mise en œuvre pour améliorer l'orientation spatiale, contribuant ainsi à réduire le nombre de pèlerins égarés et à faciliter l'accès aux camps.

Cette initiative s'appuie sur un système de signalisation à code couleur aligné sur les divisions des camps et les niveaux des installations.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.