Comment les pèlerins peuvent-ils adopter le développement durable pendant le Hajj

Les pèlerins peuvent protéger le caractère sacré des lieux saints et contribuer à un avenir plus vert pour le Royaume en adoptant des habitudes de consommation réfléchies et en choisissant des produits respectueux de l'environnement. (AN Photo/Huda Bashatah/File)
Les pèlerins peuvent protéger le caractère sacré des lieux saints et contribuer à un avenir plus vert pour le Royaume en adoptant des habitudes de consommation réfléchies et en choisissant des produits respectueux de l'environnement. (AN Photo/Huda Bashatah/File)
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Publié le Samedi 07 juin 2025

Comment les pèlerins peuvent-ils adopter le développement durable pendant le Hajj

  • Le Hadj génère des millions de tonnes de déchets plastiques chaque année, ce qui rend les solutions durables essentielles à la protection des lieux saints.
  • Les pèlerins sont encouragés à aller au-delà de la commodité et à adopter des habitudes qui favorisent la santé de la planète et de la communauté.

RIYAD : Alors que des millions de musulmans se réunissent à La Mecque pour le Hajj, l'inquiétude grandit quant au bilan environnemental de l'un des plus grands rassemblements religieux annuels au monde - en particulier les énormes quantités de déchets plastiques laissés derrière eux.

Des bouteilles d'eau aux sacs de courses, les plastiques à usage unique sont monnaie courante lors des grands événements publics, et le Hajj ne fait pas exception à la règle. Compte tenu du nombre de pèlerins, ces déchets peuvent avoir des conséquences durables sur l'environnement, à moins qu'ils ne soient atténués par des choix plus durables. 

Heureusement, les individus et les organisations sont de plus en plus conscients des dommages causés par la pollution plastique. Nombreux sont ceux qui se tournent désormais vers des solutions plus écologiques pour réduire leur empreinte pendant la saison sainte.

Les bouteilles d'eau en plastique figurent parmi les articles les plus couramment utilisés. Comme on s'attend à ce que des millions d'entre elles soient jetées pendant le Hadj, les experts et les défenseurs des droits de l'homme affirment qu'il est important de remplacer les articles à usage unique par des options réutilisables ou d'éliminer complètement leur utilisation. 

Green Bags Saudi, fournisseur d'emballages durables basé à Djeddah, est une entreprise locale qui s'efforce de résoudre ce problème. L'entreprise propose des sacs réutilisables en jute, en coton et en toile dans le cadre de sa mission visant à aider l'Arabie saoudite à s'éloigner des plastiques jetables.

"Nous sommes fiers d'aligner nos efforts sur l'Initiative verte saoudienne, en contribuant à un avenir plus vert grâce à l'innovation et à la production locale", a déclaré à Arab News Aboobacker Yousuf, président et directeur général du GP Group of Companies, propriétaire de Green Bags Saudi. 

Green Bags Saudi, un fabricant basé à Djeddah, fournit des sacs réutilisables en jute, en coton et en toile dans le cadre de sa mission visant à aider l'Arabie saoudite à se détourner des plastiques jetables. (Photo Fournie)
Green Bags Saudi, un fabricant basé à Djeddah, fournit des sacs réutilisables en jute, en coton et en toile dans le cadre de sa mission visant à aider l'Arabie saoudite à se détourner des plastiques jetables. (Photo Fournie)

Bien que l'entreprise ne soit pas directement impliquée dans le pèlerinage de cette année, Yousuf a déclaré qu'elle plaidait fortement en faveur de pratiques plus respectueuses de l'environnement pendant le Hajj.

"Nous recommandons des sacs fourre-tout en coton réutilisables pour transporter les effets personnels, des kits d'hygiène biodégradables, des pochettes en jute ou en toile pour organiser les effets personnels, ainsi que des bouteilles d'eau et des couverts écologiques", a-t-il déclaré.

"Ces articles répondent non seulement à des besoins pratiques, mais réduisent également de manière significative l'impact environnemental causé par les plastiques jetables pendant l'événement."

Les pèlerins sont encouragés à être plus conscients de leur consommation et de leurs déchets, et à choisir des produits qui soutiennent la durabilité. (SPA)
Les pèlerins sont encouragés à être plus conscients de leur consommation et de leurs déchets, et à choisir des produits qui soutiennent la durabilité. (SPA)

Yousuf a également encouragé les pèlerins à être plus conscients de leur consommation et de leurs déchets, et à choisir des produits qui soutiennent la durabilité.

"Le choix d'articles réutilisables plutôt que jetables, l'élimination correcte des déchets et la réduction de l'utilisation du plastique peuvent faire une grande différence", a-t-il déclaré.

"En portant des sacs en tissu, en remplissant des bouteilles d'eau au lieu d'acheter des bouteilles en plastique et en utilisant des produits compostables ou biodégradables, chaque pèlerin peut contribuer à préserver les lieux saints et à soutenir la vision plus large de l'Arabie saoudite en matière de développement durable. 

Le saviez-vous ?

- 506 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde en 2022, mais seulement 9 % ont été recyclées.

- Des millions de tonnes de plastique pénètrent chaque année dans les océans, menaçant la vie marine.

- Les déchets plastiques affectent la qualité des sols, endommagent les plantes et contribuent à la pollution des eaux souterraines.

- D'ici 2050, le poids des déchets plastiques présents dans nos océans pourrait dépasser celui des poissons.

Si les entreprises privées prennent l'initiative de promouvoir des solutions de remplacement respectueuses de l'environnement, le secteur public joue également un rôle clé en alignant les services du Hadj sur les objectifs de durabilité de Vision 2030, une stratégie nationale qui vise à améliorer la qualité de vie dans l'ensemble du Royaume.

L'initiative "Ihram durable", lancée le mois dernier par la Commission de la mode, en est un exemple frappant. Le programme se concentre sur la collecte et le recyclage des déchets textiles générés par les pèlerins, notamment les ihrams, les oreillers, les couvertures et les draps.

En adoptant les principes de la mode circulaire, l'initiative fusionne la foi, la préservation de la culture et la gestion de l'environnement, dans le but d'offrir aux visiteurs des expériences exceptionnelles tout en protégeant les ressources naturelles. 

L'initiative "Ihram durable" se concentre sur la collecte et le recyclage des déchets textiles générés par les pèlerins, notamment les ihrams, les oreillers, les couvertures et les draps. (Photo SPA)
L'initiative "Ihram durable" se concentre sur la collecte et le recyclage des déchets textiles générés par les pèlerins, notamment les ihrams, les oreillers, les couvertures et les draps. (Photo SPA)

"L'initiative Sustainable Ihram témoigne du pouvoir de la collaboration et reflète les efforts collectifs de partenaires locaux et internationaux engagés à faire progresser l'économie circulaire au sein de l'industrie de la mode", a déclaré Burak Cakmak, PDG de la Commission de la mode, dans des commentaires adressés à l'Agence de presse saoudienne.

Alors que le Hajj commence, ces efforts soulignent un sens croissant de la responsabilité partagée pour l'environnement. Avec le soutien d'entreprises privées et d'initiatives gouvernementales, de plus en plus de pèlerins sont en mesure de faire des choix durables.

En optant pour des produits réutilisables, en réduisant les déchets et en soutenant les innovations respectueuses de l'environnement, les pèlerins peuvent aider à protéger le caractère sacré des lieux saints et contribuer à un avenir plus durable pour le Royaume et la planète.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.