Explorer les joyaux cachés du patrimoine sacré de l'Arabie saoudite

Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)
Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)
Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)
Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)
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Publié le Mardi 10 juin 2025

Explorer les joyaux cachés du patrimoine sacré de l'Arabie saoudite

  • Dans la ville sainte de La Mecque, les pèlerins se rendent à Jabal Al-Nour, dont le nom signifie "montagne de la lumière".
  • La forme particulière de la montagne, en forme de bosse de chameau, en fait un point de repère frappant, en particulier dans le district culturel de Hira.

DJEDDAH : Alors que les pèlerins accomplissent les rites sacrés du Hajj, nombre d'entre eux entreprennent un voyage spirituel plus profond en explorant des sites islamiques historiques à travers l'Arabie saoudite, afin de renouer avec les racines de leur foi.

Dans la ville sainte de La Mecque, les pèlerins se rendent à Jabal Al-Nour, dont le nom signifie "montagne de la lumière". À son sommet se trouve la grotte de Hira, où les premiers versets du Coran ont été révélés par l'intermédiaire de l'ange Jibreel.

La forme particulière de la montagne, en forme de bosse de chameau, en fait un point de repère frappant, en particulier dans le district culturel de Hira, situé à proximité, où la galerie des Révélations permet aux pèlerins de découvrir l'histoire de la révélation et de l'histoire divines. 

Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)
Au-delà des villes saintes, d'autres destinations sacrées continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. (Photo de dossier)

Ahmed Khan, un guide touristique privé, a déclaré : "Il y a quelque chose d'inexplicable à se trouver à l'endroit où tout a commencé : "Il y a quelque chose d'inexplicable à se trouver là où tout a commencé. Lorsque j'emmène des pèlerins à Jabal al-Nour, nombre d'entre eux sont émus aux larmes : il ne s'agit pas seulement d'une ascension, mais d'un éveil spirituel."

Au sud se trouve Jabal Thawr, la montagne qui a abrité dans sa grotte le prophète et son compagnon Abu Bakr as-Siddiq lors de leur migration vers Médine. L'histoire de la protection divine, où une toile d'araignée et un nid de colombe ont dissimulé leur présence à leurs poursuivants, trouve un écho profond chez les pèlerins.

Un autre site fréquemment visité est le Jabal Abu Qubays, dont certaines traditions pensent qu'il s'agit de la première montagne posée sur la Terre. En tant que sommet le plus proche de la Grande Mosquée, il résonne avec la da'wah publique des débuts et la grande responsabilité spirituelle.

Faits marquants

La mosquée Al-Qiblatain, où la révélation a changé la direction de la prière de Jérusalem à La Mecque, reste un site incontournable pour les pèlerins.

Des programmes comme "Hala", lancé par Al-Bait Guests Co, organisent des voyages que les pèlerins peuvent explorer avec des guides compétents.

À proximité, la modeste mais historiquement importante mosquée Al-Bay'ah marque l'emplacement du serment d'Aqabah, où les Ansar de Médine ont prêté allégeance au prophète Mahomet.

Construite à l'époque abbasside, elle symbolise l'unité des premiers musulmans et leur engagement envers la nouvelle foi. Un peu plus loin, dans le quartier d'Al-Hajun, se trouve le Jabal Al-Sayyidah, au pied duquel se trouve le vénérable cimetière d'Al-Ma'la, où repose Khadijah, l'épouse bien-aimée du prophète. Sa tombe reste un point central de profond respect.

"Les pèlerins adorent visiter ces lieux, qui les aident à comprendre les sacrifices des personnes qui ont façonné l'islam", a ajouté M. Khan.

Médine possède son propre héritage intemporel. La mosquée Al-Qiblatain, où la révélation a changé la direction de la prière de Jérusalem à La Mecque et a marqué un tournant décisif dans l'identité musulmane, reste un site incontournable pour les pèlerins.

Hussain Rauff, directeur régional des hôtels de Médine à Elaf Al-Taqwa, a déclaré : "Nous prévoyons d'organiser des visites guidées à Médine pour aider les pèlerins à explorer le riche patrimoine islamique de la ville. C'est une façon intéressante de prolonger leur voyage spirituel au-delà des rituels du Hajj".

Plus à l'ouest de la mosquée du prophète se trouve le groupe connu sous le nom des sept mosquées, chacune étant liée à des événements de la bataille de la tranchée. Parmi elles, la mosquée Al-Fath et celles qui portent le nom de personnalités telles que Fatimah, Ali ibn Abi Talib et Salman Al-Farsi. Ces mosquées sont riches en souvenirs historiques et rappellent les difficultés rencontrées au cours de l'une des batailles les plus importantes de l'Islam.

Le mont Uhud s'élève juste au nord de la ville de Médine. Ses pentes rappellent la bataille d'Uhud et le lieu où l'oncle du prophète, Hamza ibn Abdul Muttalib, et 70 compagnons ont été martyrisés. Aujourd'hui, les pèlerins s'arrêtent au cimetière des martyrs d'Uhud, témoignant de la modestie de la victoire et de la force de la défaite.

La visite du cimetière de Baqi' Al-Gharqad, où reposent de nombreux membres de la famille du prophète et de ses compagnons, est tout aussi importante. Situé près de la mosquée du prophète, le cimetière sert depuis longtemps de lieu de prière et de souvenir, offrant aux pèlerins un moment de connexion intime avec ceux qui se tenaient aux côtés du prophète pendant les années de formation de l'islam.

Au-delà des villes saintes, d'autres destinations continuent d'attirer les pèlerins en quête d'enrichissement spirituel. Au nord-ouest de Médine se trouve Khaybar, site d'une campagne militaire cruciale qui illustre les dimensions stratégiques et éthiques du leadership du prophète. Son terrain volcanique et ses anciennes fortifications racontent des histoires gravées dans la pierre.

Fatima Al-Mutairi, pèlerine du Koweït : "Je prévois de visiter ces lieux à Djeddah et à Taif après mon Hadj. Je prévois de visiter la tombe de Hawa à Djeddah et à Taif, je me réjouis de visiter Masjid Abdullah ibn Abbas, pour rendre hommage à l'un des grands érudits dont les travaux sur l'interprétation du Coran et les Hadiths continuent d'inspirer de nombreux chercheurs de savoir".

Conscients du désir croissant de vivre de telles expériences, des programmes comme "Hala", lancé par Al-Bait Guests Co, organisent des voyages immersifs permettant aux pèlerins d'explorer ces sites sacrés avec des guides compétents et dans un contexte spirituel.

Mohammed Al-Shahrani, responsable de l'expérience dans le secteur du Hadj et de la Omra, a déclaré : "Notre objectif est d'enrichir l'après-pèlerinage : "Notre objectif est d'enrichir l'expérience post-Hajj. Nous voulons que les pèlerins comprennent que le voyage de la foi se poursuit, et que l'Arabie saoudite ouvre son patrimoine à ceux qui souhaitent marcher sur les traces du Prophète". 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".