Arab News honoré à Londres pour son 50ᵉ anniversaire

Chris Doyle, directeur du Conseil pour la compréhension arabo-britannique, Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, et Juan Senor, partenaire d'Innovation Media Consulting Group, ont participé à une table ronde sur la transformation numérique du journal. (Photo AN)
Chris Doyle, directeur du Conseil pour la compréhension arabo-britannique, Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, et Juan Senor, partenaire d'Innovation Media Consulting Group, ont participé à une table ronde sur la transformation numérique du journal. (Photo AN)
Juan Senor, associé, Innovation Media Consulting Group. (Photo AN)
Juan Senor, associé, Innovation Media Consulting Group. (Photo AN)
Ghassan Ibrahim, fondateur du Global Arab Network. (Photo AN))
Ghassan Ibrahim, fondateur du Global Arab Network. (Photo AN))
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
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Publié le Samedi 14 juin 2025

Arab News honoré à Londres pour son 50ᵉ anniversaire

  • Ghassan Ibrahim, fondateur du Global Arab Network basé à Londres, a félicité Arab News, déclarant qu'il était devenu "l'un des journaux les plus fiables du Moyen-Orient".
  • M. Senor a déclaré : "Arab News a toujours été une référence en matière de journalisme en langue anglaise dans la région.

LONDRES : À l'occasion du 50e anniversaire d'Arab News, le Global Arab Network a organisé vendredi un événement au Frontline Club, avec un documentaire en avant-première et une table ronde sur la transformation numérique du journal et l'impact croissant de l'intelligence artificielle sur l'avenir des médias.

En accueillant les invités, Ghassan Ibrahim, fondateur du Global Arab Network basé à Londres, a félicité Arab News, déclarant qu'il était devenu "l'un des journaux les plus fiables du Moyen-Orient".

"Le Global Arab Network s'efforce d'aider les habitants des pays arabes et d'autres régions du monde à mieux se comprendre. Il soutient des projets qui relient les cultures, soutiennent le développement et partagent des informations et des idées", a-t-il déclaré.

"Leur travail est similaire à celui d'Arab News - ils veulent tous deux rapprocher l'Orient et l'Occident.

Infos en bref

Le Frontline Club de Londres se décrit comme "un lieu de rencontre pour les journalistes, les photographes et autres personnes intéressées par les affaires internationales" qui défend "le journalisme indépendant et la liberté d'expression", "la protection de la liberté de la presse" et "la sécurité des pigistes dans l'accomplissement de leur important travail".

Dans son allocution, le rédacteur en chef d'Arab News, Faisal J. Abbas, a déclaré : "Nous remercions le Global Arab Network d'avoir accueilli cet événement et d'avoir présenté le documentaire. Nous espérons que les participants pourront profiter de la réussite de la transformation numérique d'Arab News, alors que nous nous préparons tous à un avenir dominé par l'IA"

Il a ajouté : "Au cours des 50 dernières années, Arab News a été à la pointe de la technologie en matière de collecte, de vérification, de recherche et de distribution d'informations. Nous nous engageons à poursuivre dans cette voie, et notre dernier podcast, lancé à l'aide de Google NotebookLM, témoigne de notre engagement."

Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres, notamment le rédacteur en chef saoudien Othman Al-Omair, Nabeel Khatib d'Asharq Network et Ibrahim Hamidi, rédacteur en chef d'Al Majalla.

Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)
Des dignitaires, des diplomates et des journalistes de renom ont assisté à l'événement organisé par le Frontline Club à Londres. (photos AN)

Des membres du Parlement, des professeurs d'universités britanniques et d'anciens ministres et ambassadeurs figuraient également parmi les participants.

L'événement a été marqué par la projection en avant-première de "Rewriting Arab News", un court-métrage sur la relance du journal et sa transformation numérique entre 2016 et 2018, qui a été présenté par Global Arab Network.

L'événement a rendu hommage aux frères Hisham et Mohammed Ali Hafiz, qui ont lancé Arab News, le premier quotidien de langue anglaise d'Arabie saoudite, dans un petit garage de leur ville natale, Jeddah, tout en décrivant la croissance de la publication et les étapes importantes qui ont précédé son relancement.

La soirée a également permis de discuter de la manière dont Arab News lance constamment de nouvelles initiatives et de nouveaux projets dans le cadre de ses préparatifs pour un avenir axé sur l'IA.

"En 2000, moins de 7 % de la population mondiale était connectée à l'internet ; 25 ans plus tard, plus de 60 % de la population mondiale est connectée à l'internet", a déclaré M. Abbas.

"Nous sommes à l'aube d'une révolution de l'IA qui est déjà en cours, et l'évolution de l'industrie de l'information se poursuit. Nous espérons que l'information arabe pourra continuer à relever ce défi et à prospérer dans ce contexte."

Arab News a été créé en 1975 sous le slogan "The Middle East's Leading English Language Daily", pour donner aux Arabes une voix en anglais tout en documentant les transformations majeures qui ont lieu au Moyen-Orient.

En avril 2018, Arab News a remplacé son logo, vieux de 43 ans, par un nouveau, ainsi que sa devise : "La voix d'une région en mutation". Le journal a été relancé avec un nouveau design et une nouvelle approche des articles qu'il estimait mieux adaptée à l'ère de l'internet.

"Depuis 1975, Arab News est la voix du monde arabe et le journal de référence pour l'Arabie saoudite et l'ensemble de la région. À mesure que cette région change, que le monde arabe est confronté à de nouveaux défis et à de nouvelles réalités politiques, sociales et économiques, cette voix doit changer. Et Arab News doit changer aussi", a déclaré le journal dans un éditorial du 4 avril.

Arab News célèbre son 50e anniversaire à un moment de changement, alors que le Liban et la Syrie forment de nouveaux gouvernements et que le Moyen-Orient se prépare à une conférence de haut niveau sur la solution palestinienne à deux États, coprésidée par l'Arabie saoudite et la France, qui se tiendra à New York en juin prochain.

"Il est remarquable de constater, en regardant l'histoire, qu'elle se répète, mais qu'elle peut parfois se terminer bien", a déclaré M. Abbas.

Chris Doyle, directeur du Conseil pour la compréhension arabo-britannique (Caabu), Juan Senor, partenaire d'Innovation Media Consulting Group, et M. Abbas ont participé à une table ronde après la projection du documentaire.

"Comme Arab News, les géants de la technologie Apple et Google ont également commencé dans des garages - il y a quelque chose à dire à ce sujet", a déclaré M. Doyle.

Il a fait l'éloge d'Arab News qui s'est constamment réinventé "non seulement pour rester dans l'air du temps, mais aussi pour le devancer".

En avril, Arab News a lancé sa collection du 50e anniversaire, qui met en lumière les événements clés qui ont façonné le Moyen-Orient au cours des cinquantes dernières décennies, ainsi que l'évolution du journal lui-même.

Dans le cadre de ses efforts de transformation numérique et en complément du projet d'anniversaire, Arab News a lancé une série de podcasts le mois dernier. Produite à l'aide de NotebookLM, l'outil de recherche de Google alimenté par l'IA, cette série met en scène des animateurs artificiels et des voix générées par l'IA qui racontent les moments clés qui ont marqué l'histoire récente de la région.

M. Senor a déclaré : "Arab News a toujours été une référence en matière de journalisme en langue anglaise dans la région, offrant clarté et crédibilité à un moment où des récits équilibrés sur le Moyen-Orient sont plus importants que jamais.

Il a ajouté : "Arab News a joué un rôle crucial en faisant entendre des voix régionales qui étaient souvent négligées ou mal représentées dans le discours international - c'est un journalisme qui a un but, pas seulement des gros titres.

Dans le cadre de la même série d'initiatives marquant son 50e anniversaire, Arab News a organisé le mois dernier, en collaboration avec Google, une réception spéciale et une conférence lors de la journée d'ouverture du Sommet des médias arabes à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Lors de la réception du 26 mai, Mona Al-Marri, directrice générale du Bureau des médias de Dubaï, gouvernement de Dubaï, a déclaré : "J'espère que tous les médias de notre région suivront les traces d'Arab News, car c'est ainsi que l'on établit un bon modèle de travail pour l'ensemble de la région. Arab News est à l'avant-garde de cette transformation.

Dans une région où plus de 50 % de la population est jeune, a-t-elle ajouté, "nous devrions tous suivre ce modèle".

Dans son discours d'ouverture, Khalfan Belhoul, directeur général de la Dubai Future Foundation, a déclaré : "Nous sommes tous d'accord pour dire que la façon dont nous créons et consommons les médias est en train de changer radicalement. Regardez la durée d'attention moyenne, qui est de huit secondes".

Selon lui, le pouvoir perturbateur de l'IA - de la désinformation à la méfiance du public - rend le "contact humain" plus vital que jamais. "L'IA sera peut-être le héros du prochain chapitre médiatique, mais l'autocritique, l'adaptabilité et la responsabilité éditoriale définiront son succès", a déclaré M. Belhoul.

Arab News, dont le siège est à Riyad, a étendu sa voix numérique en établissant des bureaux à Londres, au Pakistan et à Dubaï, en plus des éditions publiées en français et en japonais. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.