Aramcorama à Ithra : Une archive vivante de l'énergie, de la culture et de la mémoire

L'exposition "Aramcorama" à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)
L'exposition "Aramcorama" à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)
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Publié le Mercredi 25 juin 2025

Aramcorama à Ithra : Une archive vivante de l'énergie, de la culture et de la mémoire

  • L'exposition explore la manière dont elle a façonné les villes, les communautés et la vie moderne.
  • L'exposition "Aramcorama" raconte l'histoire à travers une riche sélection de documents visuels.

DHAHRAN : "Aramcorama", au sein du musée d'Ithra, réimagine l'expérience de l'exposition, transformant l'histoire industrielle du Royaume en un voyage personnel et immersif.

Plutôt que de simplement documenter l'essor de l'industrie pétrolière du pays, l'exposition explore la manière dont elle a façonné les villes, les communautés et la vie moderne. 

L'exposition Aramcorama à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)
L'exposition Aramcorama à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)

Elle encourage les visiteurs à réfléchir à la manière dont les événements passés ont modifié le sens de l'identité des gens.

L'exposition "Aramcorama" raconte l'histoire à travers une riche sélection de documents visuels. Des cartes géologiques, des notes manuscrites, des messages internes et des photographies retracent près d'un siècle de croissance et de changement.

Points importants

À l'exposition "Aramcorama", des cartes géologiques, des notes manuscrites, des messages internes et des photographies retracent près d'un siècle de croissance et de changement.

Les visiteurs peuvent découvrir comment la vision globale d'Aramco a influencé non seulement la vie des individus, mais aussi la perspective de la nation.

Les visiteurs peuvent explorer une chronologie qui met en évidence chaque décennie et qui est encadrée par des gravures suspendues et des présentations médiatiques éclairées. Cette configuration crée un environnement attrayant, dynamique et propice à la découverte.

L'exposition Aramcorama à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)
L'exposition Aramcorama à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)

Abdullah Alshammasi, ingénieur de longue date à Aramco, a expliqué à Arab News comment l'entreprise a influencé bien plus que l'industrie pétrolière et gazière et a marqué des générations d'employés et d'habitants.

Il a déclaré : "L'entreprise a certainement eu des conséquences durables sur l'industrie pétrolière et gazière : "L'entreprise a certainement eu des conséquences durables sur les premières générations qui y ont travaillé.

L'histoire d'Aramco est l'histoire moderne des communautés qui vivaient dans la province orientale.                                         Adullah Alshammasi, ingénieur d'Aramco 

"Le fait est que, depuis sa création, l'entreprise avait besoin d'une main-d'œuvre qualifiée. Une campagne d'éducation a donc été mise en place, qui s'est progressivement approfondie, passant des compétences manuelles à des compétences plus souples et plus intellectuelles.

L'exposition présente également des affiches de sécurité d'époque, utilisées à l'origine pour afficher les règles du travail. Ces affiches montrent comment la conception et le langage ont évolué au fil des ans, soulignant les changements de style et de communication. 

Cette section de l'exposition capture l'honnêteté discrète de l'histoire, en laissant des objets ordinaires tels que des affiches, des lettres et des outils raconter l'histoire des valeurs, des habitudes et de l'évolution des responsabilités.

En explorant l'exposition, les visiteurs peuvent voir comment la vision globale de l'entreprise a influencé non seulement la vie des individus, mais aussi la perspective de la nation.

​  L'exposition Aramcorama à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)  ​
L'exposition "Aramcorama" à Ithra explore la façon dont l'industrie pétrolière a contribué à façonner les villes, les communautés et la vie moderne en Arabie saoudite. (Photo AN)

M. Alshammasi explique : "Des générations ont parcouru le monde, étudié dans les meilleures institutions, ramenant avec elles une meilleure perception du monde, élargissant leurs horizons et, par conséquent, nos sociétés et notre culture".

En fin de compte, "Aramcorama" reflète la façon dont la société saoudienne moderne s'est construite, non seulement par les bâtiments et les champs de pétrole, mais aussi par l'éducation, le progrès et l'état d'esprit.

M. Alshammasi a déclaré : "Cela me dit qu'Aramco est aussi vieux que nos vies modernes".

Ce fait est particulièrement évident dans la province orientale, où la présence de l'entreprise a remodelé la vie quotidienne, et M. Alshammasi ajoute : "L'histoire d'Aramco est l'histoire moderne des communautés qui vivaient dans la province orientale. Leurs vies ont été directement affectées par l'entreprise, pour le meilleur et pour le pire".

L'exposition ne cache pas cette tension, mais invite à la réflexion sur les progrès et leurs coûts, sur ce qui a été gagné et sur ce qui a pu être perdu.

"Aramcorama" ne demande pas aux visiteurs de célébrer ou de critiquer, mais de remarquer, de réfléchir et de se forger leur propre opinion.

Elle respecte la complexité de l'histoire et montre comment l'innovation, le travail, l'infrastructure et la communauté sont tous profondément liés. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".