À Paris, la mode masculine se veut plus audacieuse et colorée

Des mannequins présentent une création pour le défilé de la collection printemps-été 2026 de KidSuper Menswear dans le cadre de la Fashion Week de Paris, le 28 juin 2025. (Photo de Bertrand GUAY / AFP)
Des mannequins présentent une création pour le défilé de la collection printemps-été 2026 de KidSuper Menswear dans le cadre de la Fashion Week de Paris, le 28 juin 2025. (Photo de Bertrand GUAY / AFP)
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Publié le Dimanche 29 juin 2025

À Paris, la mode masculine se veut plus audacieuse et colorée

  • La Semaine de la mode masculine de Paris s'est révélée très créative et a soufflé un vent de fraîcheur contre la morosité ambiante.
  • Globalement, la mode masculine semble renouer avec une grande souplesse : pantalons évasés, longues vestes, chemises ouvertes, le tout dans une ambiance résolument détendue, souvent marquée par une tendance pyjama.

PARIS : Des couleurs dans tous les sens et des silhouettes adoucies : la Semaine de la mode masculine de Paris, qui s'achève dimanche, s'est révélée très créative et a soufflé un vent de fraîcheur contre la morosité ambiante.

Malgré une actualité pesante et les turbulences économiques que traverse le secteur du luxe, cette Fashion Week a été qualifiée de « shot de créativité qui fait un bien fou » par Alice Feillard, directrice des achats Homme aux Galeries Lafayette.

Adrien Communier, chef de rubrique mode chez GQ France, confirme que cette saison printemps-été 2026 « est beaucoup plus créative que les précédentes, qui étaient un peu plus ternes ».

Outre des looks plus inspirés, les deux spécialistes ont noté un climat plus apaisé, Alice Feillard soulignant la « bonne humeur » et l'« optimisme », tandis qu'Adrien Communier évoquait une « ambiance plus légère ».

« Comme il y a eu beaucoup de débuts, il y a eu beaucoup de renouveau. Et, du coup, je trouve que les gens étaient plus curieux », ajoute-t-il. 

Après un défilé remarqué pour femmes en mars, Julian Klausner a notamment fait sensation jeudi avec sa première collection masculine chez Dries Van Noten, tandis que les débuts très attendus de Jonathan Anderson chez Dior ont été acclamés vendredi.

Sur le podium, ce regain d'imagination s'est notamment illustré par une explosion de couleurs. Exit les tons marron et les pastels : l'été prochain se déclinera dans une palette de couleurs beaucoup plus profonde.

Saint Laurent a donné le ton dès le premier jour avec du violet, du bleu foncé, de l'orange et du vert mousse, suivi dans la foulée par les inspirations indiennes de Pharrell Williams chez Louis Vuitton.

Le fuchsia intense et le rouge sang chez Dries Van Noten ont également marqué les esprits, tandis que Kenzo a bombardé le podium de rose bonbon, de bleu piscine et de jaune poussin. 

Chez Dior Homme, la couleur se faisait plus rare, mais toujours intense — comme ce vert forêt éclatant sur un manteau trapèze. Les teintes s’exprimaient parfois sous forme d’imprimés : motif tigre chez Kenzo, ambiance safari enfantin chez Louis Vuitton, et floraisons élégantes chez Dior.

L’imprimé se déclinait également dans un style géométrique très pop et années 1970 chez Comme des Garçons Plus. Cette esthétique s’est largement retrouvée chez Amiri, Saint Laurent ou encore Junya Watanabe, notamment avec ses pantalons flare. Les rayures, elles, faisaient une apparition discrète mais généralisée, sans jamais dominer les silhouettes.

Globalement, la mode masculine semble renouer avec une grande souplesse : pantalons évasés, longues vestes, chemises ouvertes, le tout dans une ambiance résolument détendue, souvent marquée par une tendance pyjama.

« Il y a une espèce de nonchalance un peu assumée, un peu prestigieuse, d’avoir une silhouette très souple et toujours extrêmement bien pensée », observe Adrien Communier. Le néo-dandy de la saison dernière adopte ainsi une allure plus relâchée.

« C’est toujours le tailoring, ce style fondé sur le costume, qui reste omniprésent dans les collections, mais il se fluidifie. Il y a encore ce formalisme, mais beaucoup plus décontracté, qui reste très élégant, assoupli », ajoute Alice Feillard.

Côté accessoires, les sacs dominent, qu’ils soient portés à la main ou à l’épaule, aussi bien pour une soirée que pour un week-end.

Enfin, aux pieds, c’est le grand retour des tongs ,vues chez Officine Générale, Auralee ou même Hermès, « qui se portent de façon presque formelle », note Adrien Communier. Une preuve de plus que le chic et le décontracté ne sont plus incompatibles.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".