Athènes: Une exposition sur les droits des animaux met en lumière des artistes arabes

L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026. (Photo Fournie)
L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026. (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 09 juillet 2025

Athènes: Une exposition sur les droits des animaux met en lumière des artistes arabes

  • Une exposition à l'EMST, le musée national d'art contemporain d'Athènes, se penche sur une question à la fois difficile et cruciale : Quels sont les droits des animaux ?
  • L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026.

ATHÈNES : Une exposition à l'EMST, le musée national d'art contemporain d'Athènes, se penche sur une question à la fois difficile et cruciale : Quels sont les droits des animaux ?

L'exposition "Pourquoi regarder les animaux ? A Case for the Rights of Non-Human Lives", organisée par la directrice artistique de l'EMST, Katerina Gregos, est l'une des plus ambitieuses organisées par une institution publique sur l'éthique animale, à une époque où les guerres font rage dans le monde entier et où les droits de l'homme fondamentaux sont en crise.

L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026.

Les œuvres se déploient dans les différentes salles du musée, en dialogue avec le visiteur et entre elles. Les différentes représentations des animaux soulèvent des questions à la fois philosophiques et politiques.

L'exposition évoque des questions sur la nature de l'humanité, l'intelligence émotionnelle des animaux et la manière de confronter les systèmes de domination politique, tels que le colonialisme et l'industrialisation galopante, qui ont restreint les humains et les animaux.

Dans le monde arabe, l'artiste égyptien Nabil Boutros a créé "Celebrities", une série émouvante de portraits en studio d'agneaux, de brebis et de béliers. Chaque image dépeint non seulement leur beauté esthétique, mais aussi, semble-t-il, leur état émotionnel. 

Une partie de la série "Celebrities" de Nabil Boutros. (Photo Fournie)
Une partie de la série "Celebrities" de Nabil Boutros. (Photo Fournie)

"Je voulais parler de la condition humaine à travers ces œuvres", a déclaré Boutros à Arab News. "Ces premiers portraits (de ces animaux) montrent qu'ils sont différents. Ils ont des races, des attitudes et des caractères différents, mais nous ne les regardons jamais.

"Quelle est notre relation avec les animaux ? S'agit-il uniquement de nourriture, d'abattage ?" a-t-il demandé. "Nous faisons tous partie de ce monde et il existe toute une structure organique qui nous relie et qui a été oubliée.

Les portraits touchants de Boutros, qui exaltent la personnalité et l'individualité de chaque animal, à l'instar des portraits humains traditionnels, nous montrent un monde rarement rencontré, celui des animaux et de leur profondeur émotionnelle. 

L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026. (Fourni)
L'exposition présente plus de 200 œuvres de 60 artistes contemporains de quatre continents et se poursuit jusqu'au 7 janvier 2026. (Photo Fournie)

"Ils sont très expressifs", a déclaré M. Boutros en évoquant les moments où il les a photographiés. "Nous imaginons qu'ils n'ont pas de sentiments, mais ce n'est pas vrai.

L'installation "Homo-Carduelis" de l'artiste algérien Oussama Tabti couvre un mur entier de cages à oiseaux vides, chacune contenant un haut-parleur diffusant un chant d'oiseau créé par des voix humaines pour imiter celui des oiseaux.

L'œuvre s'efforce de montrer le lien entre les animaux et les humains. "L'idée de cette œuvre est venue du chardonneret, un oiseau très apprécié en Algérie", a expliqué M. Tabti à Arab News.

"Né et élevé en Algérie, le chardonneret a toujours fait partie de notre paysage sonore quotidien.

"Mon travail traite de la relation entre l'oiseau et l'homme, car les gens apprécient (le chardonneret) et l'ont comme animal de compagnie. Ils gardent l'oiseau dans une cage et vont même parfois se promener avec lui".

Tabti trouve cette relation parfois "gênante et étrange". Il pense que les Algériens "s'identifient parfois aux oiseaux".

Il ajoute : "L'œuvre dépasse l'état de l'Algérie pour réfléchir à l'état de la condition humaine. Chacun d'entre nous est dans sa propre cage, qu'il s'agisse du travail, de l'environnement ou même de l'identité.

"J'ai pensé que l'oiseau en cage serait une bonne métaphore de ce que nous sommes aujourd'hui en tant qu'êtres humains. Nous, les êtres humains, sommes capables d'accomplir beaucoup de choses, mais nous vivons dans une société qui ne nous permet pas d'être complètement autonomes."

"Pour cette installation, ajoute Tabti, il était important que l'on puisse entendre les oiseaux, imités par des êtres humains, ce qui donne l'impression d'un être humain dans une cage. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".