L'envoyé américain soutient la politique libanaise de désarmement progressif du Hezbollah

L'envoyé américain Tom Barrack s'adresse à la presse après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, lundi 18 août 2025. (AP Photo)
L'envoyé américain Tom Barrack s'adresse à la presse après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, lundi 18 août 2025. (AP Photo)
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Publié le Mardi 19 août 2025

L'envoyé américain soutient la politique libanaise de désarmement progressif du Hezbollah

  • Tom Barrack rencontre des responsables libanais, dont le président Joseph Aoun, et demande à Israël d'honorer ses engagements dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu
  • Il qualifie d'excellents les entretiens d'une heure avec M. Aoun et espère voir des progrès au cours des prochaines semaines

BEYROUTH : L'envoyé américain Tom Barrack a appelé lundi Israël à respecter ses engagements au titre de l'accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre avec le Hezbollah, après que le gouvernement libanais a lancé un processus de désarmement du groupe.

Lors d'une visite à Beyrouth, M. Barrack a affirmé l'engagement du Liban en faveur d'une "politique progressive" pour la mise en œuvre du plan de désarmement du Hezbollah.

Après une série de réunions avec des responsables libanais, M. Barrack a déclaré au Hezbollah et à l'Iran : "Le Hezbollah fait partie intégrante de l'économie libanaise : "Le Hezbollah fait partie de la secte chiite et doit comprendre quelle option est meilleure que celle qui est actuellement disponible.

"L'étape suivante consiste à travailler avec le gouvernement pour clarifier ce que cela signifie, comment nous pouvons restaurer la prospérité, qui investira dans ce projet, qui y participera et comment nous pouvons amener Israël et l'Iran à coopérer.

"En fin de compte, l'Iran reste notre voisin et chacun doit jouer un rôle dans cette affaire. Il doit y avoir une coopération, pas d'hostilité ni de confrontation".

Le 7 août, le gouvernement libanais a annoncé qu'il placerait toutes les armes présentes au Liban sous le contrôle de l'État dans un délai précis. Il a demandé à l'armée d'élaborer un plan de désarmement du Hezbollah dans les zones situées au sud du fleuve Litani et de le soumettre au cabinet début septembre, la mise en œuvre devant commencer d'ici la fin de l'année.

Cela a déclenché une crise politique au sein du Hezbollah, qui a catégoriquement rejeté le plan. Le secrétaire général du groupe, Naim Qassem, a déclaré : "Nous ne renoncerons pas à une seule arme".

Le Hezbollah a posé un certain nombre de conditions avant d'entamer des négociations sur ses armes, notamment la fin des hostilités israéliennes et des assassinats de ses membres, ainsi que le retrait des forces israéliennes des zones occupées au Sud-Liban.

M. Barrack et son homologue américain Morgan Ortagus ont d'abord rencontré le président Joseph Aoun. Le bureau du président a déclaré qu'il avait "demandé à son invité s'il avait reçu une réponse israélienne à la proposition américaine et aux remarques du Liban à ce sujet".

M. Barrack a déclaré que "les Israéliens n'avaient pas encore répondu" et que "les Etats-Unis n'avaient pas non plus reçu de réponse de la partie syrienne concernant les frontières orientale et septentrionale, comme indiqué dans la proposition américaine".

Une source du palais présidentiel a déclaré à Arab News que M. Barrack avait félicité M. Aoun pour la décision du gouvernement libanais. Leur discussion a porté sur le renouvellement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban à la fin de ce mois, a ajouté la source, notant que "la partie américaine a insisté pour que cette année soit la dernière pour les soldats de la paix de l'ONU".

M. Aoun a réitéré ses appels "à soutenir l'armée libanaise à la lumière des missions qui lui sont assignées, en particulier le déploiement dans le sud et le long des frontières orientale et septentrionale, afin de faciliter la mise en œuvre du plan de désarmement de l'armée".

Le président a également rappelé aux représentants américains que le projet de reconstruction du Sud-Liban, dont certaines parties ont été détruites par Israël lors de son dernier conflit avec le Hezbollah, devait être mis en œuvre rapidement afin d'assurer la stabilité des citoyens déplacés.

M. Barrack a qualifié d'excellente la réunion d'une heure avec M. Aoun et a déclaré qu'il espérait voir des progrès au cours des prochaines semaines.

"La prochaine étape est la participation d'Israël, et nous avons besoin d'un plan économique pour la prospérité, la restauration et la rénovation, pour toutes les régions, et pas seulement pour le sud", a-t-il déclaré.

"Lorsque nous parlons de désarmer le Hezbollah, c'est en fait pour les (chiites)... Ce n'est pas (anti-chiite). L'idée est que la population (chiite) est libanaise. Il s'agit d'une décision libanaise qui nécessite la coopération d'Israël.

Barrack a déclaré que ce qui est requis est "la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu (existant) qui a été violé. Nous n'avons pas de nouvel accord et notre objectif n'est pas d'en créer un nouveau.

"Il y a toujours une approche progressive, mais je pense que le gouvernement libanais a fait sa part du travail. Il a fait le premier pas. Ce qu'il faut maintenant, c'est qu'Israël s'y conforme".

Si le Hezbollah refuse de rendre ses armes, M. Barrack a déclaré que le groupe "aura manqué une occasion. Mais à ce stade, tout le monde coopère".

Il a ajouté : "Nous entamons de longues discussions et je pense qu'elles se poursuivront, étape par étape. L'étape la plus importante a été franchie par le président et l'équipe gouvernementale, qui nous ont donné l'occasion d'aider les États-Unis à opérer cette transition et à établir des relations plus pacifiques avec leurs voisins.

"Nous n'envisageons pas de proférer des menaces. C'est compliqué. Lorsque nous parlons de désarmement, ils demandent : 'Qu'allons-nous gagner et comment allons-nous nous protéger?' Ils répondent : 'Nous avons des forces régionales qui nous permettent de nous défendre. Ils répondent : "Nous avons des forces régionales qui nous protègent. L'armée libanaise nous protégera-t-elle ? Quelle est la phase de transition et que nous réserve l'avenir ?".

Nabih Berri, le président du Parlement libanais, a également eu des entretiens avec les émissaires américains, qui ont porté sur l'engagement d'Israël à respecter l'accord de cessez-le-feu et sur le retrait des forces israéliennes du territoire libanais.

"Un tel engagement est la voie vers la stabilité au Liban et l'occasion de lancer la reconstruction et d'ouvrir la voie au retour des habitants dans leurs villes, en plus de garantir les conditions nécessaires au soutien de l'armée libanaise", a déclaré M. Berri, selon son bureau de presse.

Le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré aux envoyés américains que les dernières décisions du gouvernement étaient basées sur l'intérêt national. Washington "devrait assumer ses responsabilités en pressant Israël de cesser les hostilités, de se retirer (du territoire libanais) et de libérer les captifs", a-t-il ajouté.

M. Salam a également souligné "la priorité de soutenir et de renforcer les capacités des forces armées libanaises, en termes de salaires et d'équipements, afin de leur permettre d'accomplir les missions qui leur sont demandées, et l'importance de renouveler le mandat des forces de la FINUL à la lumière de leur rôle dans la consolidation de la stabilité et du soutien apporté à l'armée dans l'extension de l'autorité de l'État dans le sud".

Le bureau de M. Salam a indiqué que les discussions ont également porté sur "les développements en Syrie, les deux parties soulignant l'importance de préserver son unité et d'y renforcer la stabilité".

Barrack et Ortagus ont également rencontré le général Rodolph Haykal, commandant de l'armée libanaise, pour discuter de l'aide à apporter à ses forces dans la mise en œuvre du plan de désarmement.

Les fonctionnaires américains ont quitté le Liban pour Israël lundi après-midi. Les médias israéliens ont cité une source politique qui a déclaré qu'Israël jouerait son rôle dans le processus lorsque le Liban prendrait des mesures concrètes.

Un retrait du territoire libanais se ferait par le biais d'un mécanisme coordonné avec le comité de l'accord de cessez-le-feu, a ajouté la source, et Israël n'a pas l'intention de conserver une partie de ce territoire.

Toutefois, une source militaire libanaise a mis en garde contre "une dangereuse expansion israélienne au cours des dernières semaines à travers les territoires de la frontière sud, sans aucune dissuasion".

La source a déclaré qu'Israël avait établi des baraquements militaires sur la colline Al-Mahafir, à la périphérie de la ville frontalière d'Adaisseh, créé un nouveau poste près de la périphérie de Kfar Kila, à côté du mur de séparation, et bloqué plusieurs kilomètres de la frontière avec des murs en béton s'étendant de l'entrée nord d'Adaisseh, en face de Misgav Am, à Talat Al-Hamames, le long du mur de Kfar Kila, en face de la colonie de Metula.

La source a déclaré à Arab News qu'Israël tentait d'établir une ceinture de sécurité fermée s'étendant jusqu'à 3 kilomètres de profondeur par endroits.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.