L'Arabie saoudite forme une nouvelle génération d'éco-journalistes

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Publié le Samedi 30 août 2025

L'Arabie saoudite forme une nouvelle génération d'éco-journalistes

  • Face aux défis environnementaux croissants, le Royaume investit dans le journalisme pour faire le lien entre la science, la politique et le public.
  • Avec des campagnes de sensibilisation sur ses exercices de lutte contre les marées noires, le NCEC donne aux conteurs les moyens de contribuer à la protection de la planète.

RIYAD : En tant que nation en marche vers un avenir plus vert, l'Arabie saoudite jette des ponts entre le public et les fonctionnaires, sensibilise et conçoit des campagnes qui promeuvent le développement durable.

Ces efforts, qui s'inscrivent dans le cadre de la Vision 2030, visent à éduquer les gens sur les écosystèmes et sur le rôle qu'ils peuvent jouer pour les protéger et les améliorer. Pour soutenir ces objectifs, la communication est essentielle. Le journalisme est l'un des outils les plus efficaces.

Le journalisme environnemental, largement utilisé dans les pays développés et en développement, joue un rôle essentiel dans la sensibilisation du public. 

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Qu'il s'agisse de rendre compte des questions écologiques ou de donner aux communautés les moyens de participer à la Vision 2030, l'Arabie saoudite a besoin de plus de journalistes spécialisés dans l'environnement. Pourtant, ce domaine reste relativement peu connu dans le pays.

Conscient de cette lacune, le Centre national pour la conformité environnementale a commencé à prendre des mesures pour défendre et soutenir l'éco-journalisme.

"Je pense que nous avons remarqué ces dernières années... il y a dix ans, qu'il n'y avait pas vraiment de médias professionnels et spécialisés... dans le monde arabe", a déclaré à Arab News Saad Al-Matrafi, directeur exécutif des médias et de la communication et porte-parole officiel du NCEC. 

Saad Al-Matrafi, directeur exécutif et porte-parole officiel du NCEC. (Photo Fournie/NCEC)
Saad Al-Matrafi, directeur exécutif et porte-parole officiel du NCEC. (Photo Fournie / NCEC)

M. Al-Matrafi a fait remarquer que si le journalisme politique, économique et sportif est assez populaire, le journalisme environnemental est loin derrière.

"Ici, au centre, nous nous concentrons sur la formation d'une génération spécialisée, pour qu'elle soit bien ciblée, bien informée et éduquée en matière d'environnement", a-t-il déclaré.

M. Al-Matrafi a expliqué que les journalistes environnementaux ne devraient pas se contenter de rendre compte des événements, mais qu'ils devraient également prendre part à des conversations plus larges, participer à des programmes de sensibilisation, promouvoir l'éducation à l'environnement et servir de pont entre le public et les décideurs politiques

Ce rôle est reconnu au niveau international. L'UNESCO a identifié le journalisme environnemental comme un domaine essentiel pour rendre compte, enquêter et communiquer au public les questions environnementales.

Dans un rapport publié en 2024, l'agence des Nations unies note que plus de 70 % des journalistes environnementaux du monde entier ont été attaqués pour leur travail au cours des 15 dernières années - une période qui a également été marquée par une montée en flèche de la désinformation sur les questions environnementales.

M. Al-Matrafi a établi un lien direct entre le rôle des journalistes et les objectifs plus larges de la Vision 2030, qui met l'accent sur l'amélioration de la qualité de vie dans tout le Royaume.

Les inspecteurs du NCEC ont répondu à 4 267 rapports sur des violations de la qualité de l'air, de l'eau et du sol au cours du premier semestre de cette année, contre 2 670 en 2024. (Fourni/NCEC)
Les inspecteurs du NCEC ont répondu à 4 267 rapports sur des violations de la qualité de l'air, de l'eau et du sol au cours du premier semestre de cette année, contre 2 670 en 2024. (Photo Fournie / NCEC)


"Si nous faisons le lien avec notre stratégie au sein du NCEC, une partie de celle-ci consiste à améliorer la qualité de vie des citoyens, des visiteurs et des touristes du Royaume", a-t-il déclaré.

Pour lui, les programmes de conformité et les systèmes d'inspection ne se limitent pas à la surveillance des entreprises et des usines. Ils visent également à garantir des conditions plus sûres pour les travailleurs, leurs familles et les communautés.

Il a souligné que les efforts du centre visaient à la fois le bien-être des individus et celui de la société dans son ensemble.

Là encore, le journalisme joue un rôle essentiel. En sensibilisant les travailleurs, les entreprises et les institutions, les journalistes peuvent contribuer à expliquer pourquoi le respect des réglementations et des inspections environnementales est important.

M. Al-Matrafi a souligné que l'objectif du CNCE n'est pas de détecter les infractions et d'infliger des sanctions, mais de sauver des vies.

Le Saviez- vous ?  

Le National Center for Environmental Compliance surveille la qualité de l'air et les émissions à la source et protège les environnements marins et côtiers.

Au cours des sept premiers mois de 2025, le centre a évalué plus de 11 000 tests environnementaux, dont 8 124 échantillons d'eau et 3 618 échantillons de sol.

Il a décrit les opérations que le centre supervise, telles que la prévention et la gestion des déversements d'hydrocarbures qui, s'ils sont négligés, peuvent causer de graves dommages à la santé et à l'environnement.

"Nous disposons de toutes sortes de capteurs dans la mer pour détecter toute pollution dans l'eau qui pourrait affecter notre vie marine", a-t-il déclaré. "Nous avons utilisé le satellite pour détecter toute pollution dans le sol, et elle est vraiment très élevée. 

Au cours des sept premiers mois de 2025, le centre a évalué plus de 11 000 tests environnementaux, dont 8 124 échantillons d'eau et 3 618 échantillons de sol. (Fourni par le NCEC)
Au cours des sept premiers mois de 2025, le centre a évalué plus de 11 000 tests environnementaux, dont 8 124 échantillons d'eau et 3 618 échantillons de sol. (Photo Fournie par le NCEC)

La prévention et la gestion des déversements d'hydrocarbures est une tâche essentielle pour les centres d'intervention environnementale, qui comprend la surveillance, la préparation, l'intervention rapide et le nettoyage à long terme afin de limiter les dommages sanitaires et environnementaux.

"Ces programmes techniques par satellite sont utilisés pour détecter de très petits détails", explique M. Al-Matrafi. "Par exemple, si ce satellite remarque ou détecte une pollution dans le sol, il nous fournira des notes et des rapports.

"Nous aidons l'environnement à s'améliorer. Cela a un impact sur votre vie et celle de vos enfants".

Au cours des sept premiers mois de l'année 2025, le centre a évalué plus de 11 000 tests environnementaux, dont 8 124 échantillons d'eau et 3 618 échantillons de sol. (Fourni/NCEC)
Quelle que soit la quantité de travail qu'un pays peut accomplir pour atténuer les problèmes environnementaux, il est important de diffuser ces efforts pour sensibiliser la population, déclare Saad Al-Matrafi, porte-parole du CNCE. (Photo Fournie NCEC)

M. Al-Matrafi a également mis l'accent sur les exercices nationaux de lutte contre les marées noires organisés par le NCEC. "Nous organisons deux exercices nationaux de lutte contre les marées noires par an. Le dernier a eu lieu à Yanbu en juillet", a-t-il déclaré. "Il s'agissait du 17e exercice... et je pense que c'est l'une des expériences les plus intéressantes que j'aimerais couvrir.

"Il y a entre 40 et 60 entités dans le pays qui participent ... cela couvre les entités gouvernementales, le secteur privé, et même les secteurs non gouvernementaux comme les instituts, les universités. À l'avenir, nous ajouterons des volontaires à cette liste".

Les journalistes sont au cœur de ces exercices. "Nous avons des journalistes sur les bateaux pour voir ce qui se passe, et nous les avons dans le centre des médias, ils écrivent, ils prennent des photos, ils enregistrent... Je pense que c'est une grande opportunité de faire partie de cela".

M. Al-Matrafi a conclu que, quels que soient les efforts déployés par une nation pour relever les défis environnementaux, la sensibilisation est tout aussi importante. "Il s'agit de sensibiliser, d'éclairer, d'instruire et de faire du bon journalisme. 

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Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 

 

 

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.