Retour sur les liens de Giorgio Armani avec le Moyen-Orient

Giorgio Armani est décédé, a confirmé la maison de couture Armani le 4 septembre. (AFP)
Giorgio Armani est décédé, a confirmé la maison de couture Armani le 4 septembre. (AFP)
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Publié le Vendredi 05 septembre 2025

Retour sur les liens de Giorgio Armani avec le Moyen-Orient

  • Giorgio Armani, figure emblématique de la mode mondiale, entretenait des liens forts avec le Moyen-Orient, incarnés par l’hôtel Armani à Dubaï, le Golden Visa émirati et des projets récents en Arabie saoudite
  • Fondateur d’un empire dépassant les 10 milliards de dollars, Armani a imposé une esthétique unique — élégante, sobre et intemporelle — qui a influencé la mode, le design et l’hôtellerie de luxe à l’échelle mondiale

DUBAÏ – Giorgio Armani, le créateur italien qui a transformé le concept d’élégance discrète en un empire de la mode pesant plusieurs milliards de dollars, est décédé, a confirmé sa maison de couture. Il avait 91 ans.

Armani est mort chez lui, a indiqué la maison Giorgio Armani. Figure emblématique de l’industrie mondiale de la mode, il avait manqué pour la première fois la Fashion Week de Milan en juin 2025, lors des présentations de la collection printemps-été 2026 homme, en raison d’un problème de santé non précisé. Il préparait un événement majeur pour célébrer les 50 ans de sa maison Giorgio Armani pendant la Fashion Week de Milan ce mois-ci.

Armani était reconnu pour ses liens étroits avec le Moyen-Orient, et avait reçu en 2021 le Golden Visa des Émirats arabes unis, lui offrant un droit de résidence de 10 ans en reconnaissance de sa contribution à la scène de la mode internationale.

Le visa lui avait été remis par le Major Général Mohamed Ahmed Al-Marri, directeur général de la Direction générale de la résidence et des affaires des étrangers.

Dubaï abrite également l’hôtel Armani, situé dans la Burj Khalifa, le plus haut gratte-ciel du monde.

En 2021, le créateur avait également organisé un défilé exclusif à l’hôtel Armani, marquant le 10e anniversaire de l’établissement et les 40 ans de la marque Armani — une autre preuve de son lien privilégié avec la ville.

En mars dernier, Diriyah Company avait annoncé le lancement des Armani Residences Diriyah, marquant la première incursion de la maison italienne en Arabie saoudite.

L’actrice libano-jordanienne Andria Tayeh est, quant à elle, ambassadrice beauté de la marque pour la région.

Partant d’une veste non doublée, d’un pantalon simple et d’une palette urbaine, Armani a imposé le style prêt-à-porter italien sur la scène internationale à la fin des années 1970, créant une silhouette décontractée immédiatement reconnaissable, qui a porté sa maison durant un demi-siècle.

Du bureau exécutif aux tapis rouges d’Hollywood, Armani a habillé les riches et célèbres avec des tenues classiques et structurées, dans des tissus ultra doux aux tons sobres. Ses costumes de gala et robes de soirée scintillantes ont souvent volé la vedette lors des cérémonies de remise de prix.

Au moment de sa mort, Giorgio Armani avait bâti un empire évalué à plus de 10 milliards de dollars, comprenant non seulement les vêtements, mais aussi des accessoires, du mobilier, des parfums, des cosmétiques, des livres, des fleurs et même des chocolats — le plaçant selon Forbes parmi les 200 plus grandes fortunes mondiales.

Le créateur possédait également plusieurs bars, clubs, restaurants, ainsi que son équipe de basket, EA7 Emporio Armani Milan, plus connue sous le nom d’Olimpia Milano. Depuis 1998, il avait ouvert plus de 20 restaurants, de Milan à Tokyo, ainsi que deux hôtels : l’un à Dubaï en 2009, l’autre à Milan en 2010.

Armani lui-même était le socle de son style.

Le style Armani, c’était avant tout Giorgio Armani lui-même : des yeux bleus perçants encadrés d’un bronzage permanent, une chevelure argentée précoce, les jeans et t-shirts devenus son uniforme de travail, et une décoration minimaliste dans ses résidences privées. Un style à l’image de l’homme : épuré, intemporel, inimitable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".