Avez-vous vu un État attaquer des négociateurs de la sorte ? Le Qatar condamne la frappe israélienne sur Doha à l'ONU

Le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani, premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, s'adresse aux délégués lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, le 11 septembre 2025. (REUTERS)
Le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani, premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, s'adresse aux délégués lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, le 11 septembre 2025. (REUTERS)
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Publié le Vendredi 12 septembre 2025

Avez-vous vu un État attaquer des négociateurs de la sorte ? Le Qatar condamne la frappe israélienne sur Doha à l'ONU

  • Le cheikh Mohammed déclare que l'"agression criminelle" d'Israël sabote la diplomatie
  • Donald Trump pense qu'il y a maintenant une "opportunité pour la paix", déclare un responsable américain

NEW YORK : "Avez-vous déjà vu un État attaquer des négociateurs de la sorte ? Le Premier ministre Sheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani a posé la question au Conseil de sécurité de l'ONU jeudi, à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur un complexe diplomatique à Doha qui a tué plusieurs personnes, dont un agent de sécurité qatari.

Lors d'une réunion d'urgence convoquée à la demande de l'Algérie, de la Somalie et du Pakistan, le premier ministre qatari a qualifié la frappe du 9 septembre d'"agression criminelle" et de "violation manifeste de la souveraineté du Qatar".

Il a averti que cette attaque menaçait de faire échouer les négociations en cours sur le cessez-le-feu et les efforts de paix dans la bande de Gaza.

La frappe aérienne israélienne a touché un complexe résidentiel à Doha abritant des membres du bureau politique du Hamas et leurs familles. Le lieu, a souligné le cheikh Mohammed, était largement connu des diplomates, des journalistes et des autres personnes impliquées dans le processus de médiation.

Le premier ministre a déclaré que la délégation du Hamas se réunissait pour discuter de la dernière proposition de cessez-le-feu des États-Unis lorsque les missiles ont frappé vers 15 h 45, heure locale.

"Ce n'était pas un accident", a-t-il déclaré aux membres du Conseil. "Il s'agissait d'un effort ciblé visant à saboter la diplomatie, à perpétuer la souffrance et à réduire au silence ceux qui cherchent une issue à l'effusion de sang.

La secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, transmettant un message du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié l'action israélienne d'"escalade alarmante" et de violation directe de l'intégrité territoriale du Qatar.

"Cette frappe ouvre potentiellement un nouveau chapitre périlleux dans ce conflit dévastateur", a-t-elle déclaré. "Toute action qui sape la médiation affaiblit la confiance dans les mécanismes mêmes sur lesquels nous comptons pour résoudre les conflits.

Tel-Aviv a assumé la responsabilité de l'attaque, le Premier ministre Benjamin Netanyahu la qualifiant d'"opération israélienne totalement indépendante" en réponse à un attentat meurtrier revendiqué par le Hamas à Jérusalem la veille.

Le Hamas a confirmé que le fils de son négociateur en chef, Khalil Al-Hayya, figurait parmi les victimes, mais les hauts responsables auraient survécu.

Le Royaume-Uni a condamné les frappes aériennes israéliennes sur Doha, les qualifiant de violation flagrante de la souveraineté du Qatar et avertissant qu'elles risquaient de provoquer une nouvelle escalade régionale et de compromettre les négociations en vue d'un cessez-le-feu.

L'ambassadrice Barbara Woodward a fait l'éloge de "l'engagement résolu" du Qatar en faveur de la diplomatie et du dialogue, saluant le leadership du cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani dans la promotion des efforts de paix.

Mme Woodward a réaffirmé que le Hamas devait libérer tous les otages, accepter un cessez-le-feu et désarmer, mais elle a également critiqué l'opération militaire israélienne en cours dans la ville de Gaza : "La décision du gouvernement israélien d'intensifier son offensive à Gaza est une erreur.

Elle a appelé à une augmentation immédiate de l'aide humanitaire et a exhorté Israël à lever toutes les restrictions, réaffirmant le soutien du Royaume-Uni à une solution à deux États, seule voie vers une paix durable.

Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude face à l'incident, tout en réaffirmant leur engagement en faveur de la sécurité d'Israël et de l'élimination du Hamas.

L'ambassadeur américain par intérim, Dorothy Shea, a présenté ses condoléances à la famille de l'officier qatari tué par Israël, qualifiant le Qatar de "nation souveraine prenant courageusement des risques pour négocier la paix".

Elle a toutefois exhorté les membres du Conseil à ne pas utiliser cette attaque pour "remettre en question l'engagement d'Israël à ramener les otages chez eux".

Le président Donald Trump, qui s'est entretenu avec M. Netanyahu et l'émir du Qatar après l'attaque, estime que l'incident pourrait servir d'"opportunité pour la paix", selon Mme Shea.

Les États-Unis, a-t-elle ajouté, restent déterminés à obtenir un cessez-le-feu, à faciliter l'accès de l'aide humanitaire et à pousser le Hamas à désarmer et à libérer tous les otages.

Le premier ministre du Qatar a toutefois condamné sans équivoque l'attaque, déclarant qu'elle avait "révélé les véritables intentions des dirigeants extrémistes d'Israël", qu'il a accusés de saper toute perspective de paix.

Faisant le parallèle avec les pourparlers entre les États-Unis et les talibans organisés à Doha, le cheikh Mohammed a déclaré que le fait de viser les négociateurs du Hamas était en contradiction directe avec les normes de médiation des conflits.

"Les États-Unis n'ont jamais frappé les négociateurs talibans à Doha", a-t-il déclaré. "Au contraire, c'est par ce biais que nous avons mis fin à la plus longue guerre de l'histoire des États-Unis. Pourquoi Israël essaie-t-il de détruire la possibilité même d'une paix négociée ?

Il a ajouté que le Qatar restait engagé dans la médiation et les efforts humanitaires, ayant contribué à la libération de 148 otages et facilité les couloirs d'aide à Gaza.

"Cette attaque ne vise pas seulement le Qatar, mais tous les pays qui luttent pour la paix. "La communauté internationale est mise à l'épreuve. Si les Nations unies restent silencieuses, elles légitiment la loi de la jungle".

M. DiCarlo a déclaré que "les solutions durables et justes au Moyen-Orient n'émergeront pas des bombes, mais de la diplomatie".

Le Qatar s'est engagé à poursuivre ses efforts, en partenariat avec l'Égypte et les États-Unis, pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et obtenir la libération des otages. "Nous appelons à la paix, pas à la guerre", a déclaré le cheikh Mohammed.

"Mais nous ne tolérerons pas les attaques contre notre souveraineté. Nous nous réservons le droit de répondre dans le cadre du droit international".

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, s'adressant directement au cheikh Mohammed, a déclaré : "Monsieur le Premier ministre Al-Thani, vous avez raison : "Monsieur le Premier ministre Al-Thani, l'histoire ne sera pas tendre avec les complices. Soit le Qatar condamne le Hamas, expulse le Hamas et traduit le Hamas en justice. Ou bien c'est Israël qui le fera".

"Il n'y aura pas d'immunité pour les terroristes", a-t-il ajouté.

M. Danon a ajouté : "Aujourd'hui, le 11 septembre, le monde se souvient de l'attaque terroriste brutale et meurtrière perpétrée aux États-Unis.

Lorsque Ben Laden a été éliminé au Pakistan, la question posée n'était pas "pourquoi un terroriste a-t-il été attaqué sur un sol étranger ? mais "pourquoi lui a-t-on donné asile en premier lieu ?

"Il n'y avait pas d'immunité pour Ben Laden et il ne peut y avoir d'immunité pour le Hamas.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.