L'initiative saoudienne pour une paix globale avec la Palestine recueille des soutiens à l'ONU

L'Arabie saoudite est le fer de lance d'une série d'activités diplomatiques visant à ouvrir la voie à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. (AN photo/Caspar Webb)
L'Arabie saoudite est le fer de lance d'une série d'activités diplomatiques visant à ouvrir la voie à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. (AN photo/Caspar Webb)
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Publié le Jeudi 25 septembre 2025

L'initiative saoudienne pour une paix globale avec la Palestine recueille des soutiens à l'ONU

  • Réunion ministérielle de haut niveau en marge de l'Assemblée générale
  • Elle fait suite à la reconnaissance de la Palestine par près d'une douzaine de pays au cours de la semaine dernière

NEW YORK : L'initiative mondiale dirigée par l'Arabie saoudite pour mettre en œuvre la solution à deux États a rallié le soutien au processus de paix alors que ses pays membres ont fermement condamné les actions d'Israël à Gaza.

La réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États - fondée l'année dernière par le Royaume - s'est tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York mercredi.

Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, la responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, Kaja Kallas, et le ministre norvégien des affaires étrangères, Espen Barth Eide, ont coparrainé l'événement.

Y ont participé des représentants, notamment des ministres des affaires étrangères et des ambassadeurs, de près de 100 pays qui ont soutenu les efforts de l'Arabie saoudite et de la France pour mettre fin à la guerre à Gaza et parvenir à une solution fondée sur la coexistence de deux États.

Ils ont exprimé à une écrasante majorité leur désir de voir la paix s'instaurer entre Israël et les Palestiniens, et ont posé comme conditions préalables immédiates un cessez-le-feu, le désarmement du Hamas et le retour des otages.

De nombreux orateurs ont appelé au renforcement de l'Autorité palestinienne par le biais de l'initiative, et ont demandé que l'Autorité palestinienne serve de gouvernement intérimaire à Gaza dans tout scénario d'après-guerre.

Le prince Faisal, qui a ouvert la réunion de haut niveau, a souligné l'importance de la déclaration de New York, une feuille de route détaillée pour la mise en œuvre de la solution à deux États qui a été adoptée lundi par l'Assemblée générale des Nations unies.

Le document "est une mission claire pour nous tous d'incarner cette coalition, d'affirmer la solution à deux États et de prendre en compte toutes les mesures. Nous ne pouvons pas faire de déclarations si elles ne se traduisent pas par un travail concret sur le terrain", a-t-il déclaré, réitérant son appel pour que l'Autorité palestinienne soit le seul gouvernement des territoires occupés lorsque la guerre de Gaza aura pris fin.

"Nous mettons également en place des mesures internationales de suivi dans des calendriers précis. Nous souhaitons également soutenir le président (palestinien) Mahmoud Abbas, et nous tenons à saluer ses efforts malgré les conditions difficiles", a déclaré le prince Faisal.

"Le Royaume poursuivra son travail diplomatique et humanitaire afin d'aider à rétablir les frontières palestiniennes sur la base des lignes de 1967, et d'assurer la sécurité et la prospérité de toutes les nations de la région.

M. Kallas a appelé l'alliance à redoubler d'efforts pour parvenir à une solution fondée sur la coexistence de deux États, un an après sa création.

La réunion de haut niveau de mercredi "se déroule dans un environnement mondial très difficile", a-t-elle déclaré. "Il est clair que la situation sur le terrain à Gaza est catastrophique et insupportable, et qu'elle atteint des niveaux sans précédent de souffrance et de mort pour le peuple palestinien, tant à Gaza qu'en Cisjordanie.

Bien que "nos appels et nos efforts pour un cessez-le-feu soient restés lettre morte, j'ai vu un certain optimisme hier après la réunion des dirigeants arabes avec le président (américain) (Donald) Trump", a ajouté M. Kallas. "Espérons qu'il en ressortira des résultats concrets".

Un cessez-le-feu est "le seul moyen de libérer sans condition tous les otages et, à terme, de mettre un terme définitif aux hostilités et de mettre fin aux souffrances humaines", a-t-elle déclaré. "Si une solution militaire existait pour Gaza, la guerre serait déjà terminée.

Mme Kallas a souligné les efforts de l'UE pour "s'engager avec tous les acteurs" et mettre fin à la guerre, et a déclaré que l'Union était "active sur tous les fronts".


La réunion était présidée par la responsable de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas (à gauche), le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan (au centre), et le ministre norvégien des affaires étrangères, Aspen Barth Eide (à droite). (AN photo/Caspar Webb)
Elle a ajouté : "Nous nous sommes engagés à améliorer l'accès humanitaire par le dialogue avec le gouvernement israélien.

"Cela a permis d'augmenter le nombre de camions et de carburants arrivant à Gaza après des mois de blocus".

L'UE, en tant que premier donateur humanitaire au peuple palestinien, a soutenu l'Autorité palestinienne par un "appui budgétaire et politique", a déclaré Mme Kallas.

"L'UE s'est engagée à verser 1,9 milliard de dollars pour soutenir l'Autorité palestinienne au cours des trois prochaines années. Nous avons également décidé de créer un groupe de donateurs pour la Palestine qui se concentrera sur l'augmentation des contributions et le soutien à long terme des réformes", a-t-elle ajouté.

"La faillite et l'effondrement ne sont pas une option si nous voulons préserver toute chance de parvenir à la solution des deux États.

L'alliance mondiale peut réussir dans ses efforts pour trouver une solution à deux États en "appliquant à la fois la pression et le dialogue", a déclaré Mme Kallas.

"Tous ceux d'entre nous qui entretiennent des relations de travail avec Israël doivent faire tout leur possible pour persuader le gouvernement israélien que cette guerre ne sert pas ses intérêts.

Le premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, s'est adressé à la réunion par le biais d'une vidéo préenregistrée.

Les représentants palestiniens n'ont pas pu assister à l'AGNU cette année, les États-Unis leur ayant refusé des visas.

"Je tiens à remercier le Royaume d'Arabie saoudite pour son leadership exceptionnel, à la fois en tant que coprésident de la conférence internationale de haut niveau avec la France et en tant que force motrice de cette alliance mondiale", a déclaré M. Mustafa.

"La déclaration de New York a tracé une voie urgente et irréversible vers un État palestinien indépendant et souverain vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité", a-t-il ajouté.

"Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que les mesures décrites dans la déclaration doivent être traduites en politiques et en actions par tous les États réunis ici.

"Nous devons agir plus rapidement, plus résolument et plus collectivement pour que ces actions aboutissent au changement fondamental nécessaire.

M. Eide a déclaré que la situation vécue quotidiennement par les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie était passée de "mauvaise à terrible".

Il a ajouté que la Norvège avait "toujours voulu" reconnaître un État de Palestine, ce qu'elle a fait l'année dernière.

Mais les responsables de la politique étrangère norvégienne pensaient que cette reconnaissance n'interviendrait qu'à l'issue d'un processus de paix fructueux, fondé sur la résolution de problèmes de longue date découlant des accords d'Oslo, a expliqué M. Eide.

"De nombreuses années se sont écoulées depuis qu'il y a eu quelque chose qui ressemble à des négociations, et nous avons dû rompre avec ce paradigme et en établir un nouveau", a-t-il ajouté.

Cela a conduit à la reconnaissance par la Norvège du statut d'État palestinien, et M. Eide a fait l'éloge de la douzaine de pays - dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie - qui ont fait de même au cours de la semaine écoulée.

"L'objectif est toujours le même, mais la tactique a changé", a-t-il déclaré. "La reconnaissance universelle n'est que l'une des nombreuses recommandations formulées par l'alliance mondiale dans la déclaration de New York lors de sa réunion de juillet.

"L'idée est d'identifier toutes les parties manquantes, c'est-à-dire, bien sûr, de travailler à la normalisation entre les États arabes qui ne l'ont pas encore fait et Israël une fois que la Palestine sera en place.

M. Eide a identifié tous les éléments nécessaires à l'établissement pratique d'un État palestinien, notamment des garanties de sécurité pour l'État palestinien et pour Israël, la démobilisation, le démantèlement de toutes les armes autres que celles des forces armées et la stabilité économique.

Tous ces éléments sont guidés par la déclaration de New York, qui fournit "les éléments d'un plan sur la façon dont nous pouvons aller de l'avant", a-t-il déclaré.

"Je vous demande de continuer à construire sur cette base. Quelles sont les modalités pratiques ? Quelles sont les mesures concrètes qui devraient être prises à partir de maintenant pour faire ce que l'alliance représente, c'est-à-dire mettre en œuvre la solution à deux États pour de vrai, pas seulement en théorie, mais aussi pour de vrai ?


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.