Arab News rend hommage à ses fondateurs et annonce son expansion dans 50 langues

Le prince Turki Al-Faisal, ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis et au Royaume-Uni ; Abdullah Al-Maghlouth, vice-ministre des médias ; Dya-Eddine Bamakhrama, ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite ; Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, remettent un trophée au chroniqueur d'Arab News Talaat Hafiz, qui représentait les frères Hafiz, fondateurs d'Arab News, lors du dîner de gala du doyen des ambassadeurs marquant le jubilé d'or d'Arab News, dimanche à Riyad. (Photo AN de Huda Bashatah)
Le prince Turki Al-Faisal, ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis et au Royaume-Uni ; Abdullah Al-Maghlouth, vice-ministre des médias ; Dya-Eddine Bamakhrama, ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite ; Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, remettent un trophée au chroniqueur d'Arab News Talaat Hafiz, qui représentait les frères Hafiz, fondateurs d'Arab News, lors du dîner de gala du doyen des ambassadeurs marquant le jubilé d'or d'Arab News, dimanche à Riyad. (Photo AN de Huda Bashatah)
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Publié le Mardi 30 septembre 2025

Arab News rend hommage à ses fondateurs et annonce son expansion dans 50 langues

  • « Depuis cinquante ans, Arab News est la voix modérée et l’image rayonnante de l’Arabie Saoudite dans la langue anglaise », a déclaré le prince Turki Al-Faisal

RIYAD: Les frères fondateurs d’Arab News, Mohammad et feu Hisham Ali Hafez, ont été honorés dimanche lors d’un gala organisé par le doyen du corps diplomatique d’Arabie saoudite, marquant le jubilé d’or du journal.

Pour célébrer cet anniversaire emblématique, un trophée a été remis à l’économiste et chroniqueur renommé Talaat Hafiz par SAR le prince Turki Al-Faisal, le vice-ministre des Médias Abdullah Al-Maghlouth, le doyen du corps diplomatique Dya-Eddine Saïd Bamakhrama — ambassadeur de Djibouti — ainsi que le rédacteur en chef actuel du journal, Faisal Abbas.

Le prince Turki a rappelé la création du journal sous le règne de son père, feu le roi Faisal, qui avait saisi l’importance du projet et l’avait approuvé avant son décès en 1975. Il a raconté l’histoire de la fondation du quotidien, à laquelle il a participé aux côtés du défunt cheikh Kamal Adham et des frères Hafez.

« Depuis cinquante ans, ce journal est la voix modérée et l’image rayonnante de l’Arabie Saoudite en anglais. Ce parcours remarquable n’aurait pas été possible sans le dévouement de toutes les personnes ayant œuvré à son succès », a-t-il ajouté.

Au cours de la soirée, Faisal Abbas a annoncé un développement majeur : le journal — fondé en 1975 comme le premier quotidien saoudien en anglais — sera prochainement disponible en 50 langues, en partenariat avec l’entreprise technologique CAMB.AI, spécialisée dans la traduction et la synthèse vocale par intelligence artificielle.

« Cela signifie que nos actualités, opinions et analyses seront accessibles à plus de 6,5 milliards de personnes, soit 80 % de la population mondiale », a déclaré Abbas.

« Restez à l’écoute pour l’annonce officielle lors du FIPP World Media Congress à Madrid, où Arab News tiendra une session spéciale pour marquer son anniversaire le 22 octobre », a-t-il ajouté, remerciant la direction de SRMG, les anciens rédacteurs en chef et les membres actuels de l’équipe pour leurs contributions remarquables.

CAMB.AI, dirigée par Avneesh Prakesh, représente un autre succès régional ayant atteint une reconnaissance mondiale, notamment avec sa participation à la conférence IBM 2025.

Pour sa part, Abbas a salué ce partenariat comme « une initiative qui fera de la voix d’une région en transformation, la voix de chacun pour sa propre transformation », ajoutant ses remerciements au groupe SRMG — maison mère d’Arab News — ainsi qu’à sa direction pour leur soutien.

L’événement s’est tenu au Palais Culturel du Quartier Diplomatique de Riyad. Dans son discours, l’ambassadeur Bamakhrama, hôte de la soirée, a salué Arab News pour sa capacité à accompagner les tendances de transformation numérique et médiatique.

« Arab News a investi dans l’information multilingue — non seulement pour la relater, mais pour en faire un véritable outil diplomatique, créant ainsi une synergie unique entre journalisme et diplomatie publique. Dans notre monde numérique en perpétuelle mutation, médias et diplomatie sont devenus indissociables », a-t-il affirmé.

« Le journaliste avisé d’aujourd’hui comprend que la diplomatie n’est plus le domaine exclusif des ambassadeurs ; elle est devenue un outil quotidien permettant de construire un récit médiatique responsable et porteur de ponts entre les nations », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur Dya a également exprimé sa gratitude envers Amsa Hospitality, Teeb Made et le Palais Culturel pour leur soutien à la réussite de l’événement.

L’événement a réuni plusieurs ambassadeurs éminents en Arabie saoudite, ainsi que des figures influentes du paysage médiatique régional — notamment la princesse Lamia bent Majed Al Saoud, PDG de Rotana Media Group et secrétaire générale d’AlWaleed Philanthropies, Caroline Faraj (VP de CNN et rédactrice en chef de CNN Arabic), Saleh Al Dowais (COO de SRMG), entre autres. La soirée a été animée par Noor Nugali, rédactrice en chef adjointe d’Arab News, en tant que maîtresse de cérémonie.

La soirée a également été marquée par une performance spéciale de Sawsan Bahiti, première chanteuse d’opéra saoudienne.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.