Une diplomate grecque salue l’élan des relations culturelles saoudo-grecques

Le personnel d'Arab News pose pour une photo devant l'œuvre d'art emblématique célébrant la légalisation de la conduite automobile pour les femmes dans le Royaume avec la diplomate grecque Maira Myrogianni. (AN photos by Huda Bashatah)
Le personnel d'Arab News pose pour une photo devant l'œuvre d'art emblématique célébrant la légalisation de la conduite automobile pour les femmes dans le Royaume avec la diplomate grecque Maira Myrogianni. (AN photos by Huda Bashatah)
Maira Myrogianni, secrétaire générale des Grecs de l'étranger et de la diplomatie publique, s'est déclarée "stupéfaite" par les changements rapides dont elle a été témoin en Arabie saoudite. ( photo de Huda Bashatah)
Maira Myrogianni, secrétaire générale des Grecs de l'étranger et de la diplomatie publique, s'est déclarée "stupéfaite" par les changements rapides dont elle a été témoin en Arabie saoudite. ( photo de Huda Bashatah)
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Publié le Mercredi 01 octobre 2025

Une diplomate grecque salue l’élan des relations culturelles saoudo-grecques

  • « Le ciel est la seule limite » pour la diplomatie culturelle, déclare Maira Myrogianni
  • Une responsable met en avant l’Année de l’Artisanat comme une opportunité de projets communs et d’échanges internationaux

RIYAD : L’Arabie saoudite et la Grèce s’engagent dans de nouvelles initiatives culturelles dans les domaines de l’éducation, de l’artisanat et de la gastronomie, dans la continuité du succès du Conseil de coopération stratégique de haut niveau, selon une diplomate grecque.

Maira Myrogianni, secrétaire générale pour les Grecs de l’étranger et la diplomatie publique, a déclaré :
« Il y a une très bonne dynamique entre les deux pays… Les relations diplomatiques sont dans un excellent élan, et nous avons également signé de nombreux accords ces dernières années, dans les domaines culturels, économiques et autres. »

S'exprimant lors de la Conférence inaugurale sur l’investissement culturel à Riyad, elle a rappelé que les deux pays avaient tenu leur premier Conseil de coopération stratégique de haut niveau en janvier à AlUla, coprésidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
 

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L’ambassadeur de Grèce en Arabie saoudite, Alexis Konstantopoulos (au centre), reçoit un portrait offert par le caricaturiste d’Arab News, en présence du rédacteur en chef Faisal J. Abbas (à gauche) et de la secrétaire générale Maira Myrogianni. (Photo AN par Huda Bashatah)

Dans le domaine de la diplomatie publique, et plus particulièrement de la culture, « le ciel est la seule limite », a-t-elle déclaré à Arab News.

« Nous avons des cultures anciennes, de l’art contemporain. Nous avons également lancé une task force nommée Crafting Greece… pour promouvoir l’artisanat », a-t-elle précisé.

Elle a souligné les opportunités de collaboration offertes par l’Année de l’Artisanat en Arabie saoudite, notamment à travers la Semaine de l’artisanat de Banaan, qui réunit des pays du monde entier pour mettre en valeur leurs traditions.

À savoir

La Conférence sur l’investissement culturel à Riyad réunit artistes, représentants gouvernementaux, investisseurs et diplomates pour des discussions de haut niveau sur la culture en tant que moteur d’investissement stratégique.

Concernant l’éducation, Myrogianni a indiqué que plusieurs réunions avaient eu lieu avec le ministre saoudien de l’Éducation, Yousef Al-Benyan.

« Nous avons quelques étudiants grecs qui étudient ici dans les universités, et des étudiants saoudiens qui étudient en Grèce », a-t-elle précisé.

« Il est important d’explorer la possibilité d’introduire un enseignement de la langue grecque… La langue grecque moderne fait également partie intégrante de notre culture. »

À propos de son expérience au forum culturel, Myrogianni a déclaré avoir été « pleinement impressionnée » et que « c’était bien au-delà de ce qu’elle avait imaginé ».

Elle a remercié le prince héritier et le ministère de la Culture pour leur soutien à l’investissement culturel.
« C’est une discussion que nous devons avoir. Le fait que ce forum ait lieu pour la première fois, à un niveau international… C’est une excellente initiative, très prometteuse pour l’Arabie saoudite et au-delà. »

L’événement de deux jours, organisé sous le patronage du prince héritier, rassemble artistes, représentants gouvernementaux, investisseurs et diplomates pour discuter du rôle stratégique de la culture dans l’investissement.

Myrogianni a exprimé son admiration face aux changements rapides observés en Arabie saoudite, se souvenant de ses précédentes visites lors des forums de la Future Investment Initiative.

Les échanges culturels, éducatifs et économiques croissants entre l’Arabie saoudite et la Grèce reflètent un partenariat fondé sur des valeurs communes et des ambitions partagées. De nouvelles initiatives sont à l’étude pour approfondir cette relation et faire perdurer cette dynamique prometteuse.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".