Après Assad, la diplomatie syrienne tente un nouveau départ avec Beyrouth

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi au ministre syrien des affaires étrangères Asaad Hassan Al-Shaibani que le Liban attendait la nomination d'un nouvel ambassadeur syrien à Beyrouth pour faciliter les relations bilatérales par les voies diplomatiques officielles. (Fourni)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi au ministre syrien des affaires étrangères Asaad Hassan Al-Shaibani que le Liban attendait la nomination d'un nouvel ambassadeur syrien à Beyrouth pour faciliter les relations bilatérales par les voies diplomatiques officielles. (Fourni)
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Publié le Samedi 11 octobre 2025

Après Assad, la diplomatie syrienne tente un nouveau départ avec Beyrouth

  • Al-Shaibani affirme aux responsables libanais que Damas souhaite « tourner la page du passé »
  • Suspension du Conseil supérieur syro-libanais et adoption des canaux diplomatiques officielles au cœur des discussions

​​​​​​BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi au ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Hassan Al-Shaibani, que le Liban attendait la nomination d’un nouvel ambassadeur syrien à Beyrouth afin de faciliter les relations bilatérales à travers les canaux diplomatiques officiels.

Cette déclaration intervient à la suite de la décision de la Syrie de suspendre les travaux du Conseil supérieur syro-libanais, au profit de communications exclusivement entre ambassades et contacts étatiques formels.

Al-Shaibani a souligné auprès du président Aoun la nécessité d’approfondir et de corriger la relation historique entre les deux pays, notamment sur les dossiers ayant terni l’image de la Syrie.

Le président Aoun a indiqué à Al-Shaibani que le développement des relations bilatérales passait par la formation de comités conjoints afin de traiter tous les dossiers en suspens, y compris une révision globale des accords existants.

« Le Liban aspire à renforcer les relations entre les deux pays frères sur la base du respect mutuel, de la non-ingérence dans les affaires internes et de la coopération active en vue de la stabilité du Liban et de la Syrie », a-t-il affirmé.

La visite d’Al-Shaibani, première d’un haut responsable syrien au Liban depuis la chute du régime Assad, marque un tournant alors que les deux parties cherchent à établir un nouveau cadre relationnel, après des décennies de tensions et d’évolutions régionales.

Les deux États ont entamé des réunions pour aborder les questions pressantes, notamment la démarcation des frontières, le retour des réfugiés syriens et le sort des détenus.

En 1991, le Liban et la Syrie ont signé le Traité de fraternité, de coopération et de coordination, qui a établi le cadre officiel le plus élevé pour les relations bilatérales après la guerre civile libanaise.

Ce traité a formalisé la présence militaire syrienne au Liban et institué le Conseil supérieur syro-libanais, signé par les présidents Élias Hraoui et Hafez Al-Assad.

Durant les années 1990 et le début des années 2000, le conseil a constitué le principal canal de coordination entre Beyrouth et Damas, supervisant les questions sécuritaires, économiques et la mise en œuvre des accords bilatéraux.

Ses décisions, contraignantes pour les deux États, étaient exécutées dans le cadre constitutionnel du Liban et de la Syrie.

« Il reste beaucoup à faire, mais lorsque les intentions sont sincères, les intérêts de nos deux pays frères doivent primer », a affirmé Aoun, selon un communiqué du palais présidentiel.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de parvenir à un accord respectant ces intérêts », a-t-il ajouté.

Soulignant certaines avancées à la frontière libano-syrienne, Aoun a insisté sur l’urgence de résoudre les questions en suspens, déjà abordées avec le président syrien Ahmad Al-Sharaa lors de sommets au Caire et à Doha.

Parmi les dossiers prioritaires : la démarcation des frontières terrestres et maritimes, les accords liés au gazoduc et le sort des détenus — autant de sujets devant être traités dans un esprit d’intérêts partagés.

Le ministre syrien était accompagné d’une importante délégation comprenant le ministre de la Justice Mazhar Al-Wais, le chef des services de renseignement Hussein Al-Salama et le général de division Abdul Qader Tahan, ministre adjoint de l’Intérieur chargé des affaires de sécurité.

Al-Shaibani a plaidé pour un renforcement de la coopération dans les secteurs économique et commercial, évoquant de nouvelles opportunités pour le Liban à la suite de l’allègement de certaines sanctions visant la Syrie.

« Nous souhaitons tourner la page du passé car nous voulons construire l’avenir. La Syrie est prête à discuter de tous les dossiers en suspens, qu’ils soient économiques ou sécuritaires. Nos peuples ont souffert des guerres et des tragédies ; œuvrons désormais pour la paix », a-t-il déclaré.

Il a également transmis une invitation officielle du président Ahmad Al-Sharaa au président Aoun pour une visite en Syrie.

La délégation syrienne a mené une série de réunions à Beyrouth, notamment avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, ainsi que des entretiens directs entre le général de division Hassan Choukeir, chef de la Sûreté générale libanaise, et le général de division Abdel Qader Tahan.

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La délégation syrienne a tenu une série de réunions à Beyrouth, notamment avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam (à droite). (Fourni)

Les chefs du renseignement militaire, le général de brigade Tony Kahwaji (Liban) et Hussein Al-Salama (Syrie), se sont également rencontrés pour discuter de la coordination.

Le bureau médiatique du Premier ministre a souligné que les discussions entre Salam et Al-Shaibani reflétaient une « volonté commune d’ouvrir une nouvelle page fondée sur le respect mutuel, la bonne entente entre voisins et la préservation de la souveraineté et de l’indépendance nationale des deux pays ».

Les discussions ont porté sur la gestion des frontières, la lutte contre la contrebande, le retour sûr et digne des réfugiés syriens — en coordination avec l’ONU et la communauté internationale — ainsi que sur le dossier des détenus syriens au Liban et des Libanais disparus en Syrie. Les deux parties ont convenu de revoir les accords bilatéraux à la lumière des développements récents.

« Le Liban est déterminé à établir des relations saines et équilibrées avec la Syrie, fondées sur la coopération entre deux États indépendants, unis par la géographie et l’histoire », a affirmé Salam.

« L’ouverture et le dialogue sincère sont les seules voies pour garantir la stabilité dans nos deux pays et dans la région. »

Le vice-Premier ministre Tarek Mitri, présent à la réunion, a insisté sur le fait que tous les sujets seraient abordés « dans un esprit de bonne volonté et d’urgence », sans tabous ni marchandages.

Al-Shaibani a signalé des avancées dans le dossier des détenus syriens à la prison de Roumieh, tout en saluant les progrès en matière de coordination sécuritaire et de renseignement entre les deux États.

Lors d’une conférence de presse conjointe, le ministre libanais des Affaires étrangères Youssef Rajji a salué la nouvelle approche de la Syrie.

« Ce qui distingue cette nouvelle étape, c’est le respect manifesté par la nouvelle administration syrienne à l’égard de la souveraineté et de l’indépendance du Liban, ainsi que sa non-ingérence dans les affaires internes », a-t-il déclaré, qualifiant cela de « développement très important et positif ».

Al-Shaibani a exprimé sa reconnaissance envers le Liban pour l’accueil des réfugiés syriens, affirmant que cette question devrait « être résolue progressivement ».

« Des plans sont actuellement à l’étude, avec le soutien international, pour garantir un retour digne et durable, tout en abordant la situation post-conflit en Syrie à travers des efforts de reconstruction et de développement des infrastructures. »

Il a ajouté : « En Syrie, nous nourrissons un profond respect pour le Liban. Nous cherchons à dépasser les erreurs du passé, dont nous avons également été victimes à cause de la mauvaise gestion des relations entre nos deux pays. »

L’un des dossiers les plus sensibles non résolus demeure la demande syrienne d’extradition des détenus syriens au Liban.

Ces détenus se répartissent en trois catégories : ceux condamnés pour crimes, y compris des infractions sécuritaires sur le sol libanais ou pour avoir combattu l’armée libanaise ; ceux condamnés pour délits mineurs ; et ceux détenus sans procès.

Autre point de friction : la demande syrienne d’extrader d’anciens officiers du régime ayant fui au Liban après la chute du régime Assad.

En contrepartie, le Liban exige que la Syrie traite le dossier des Libanais disparus en Syrie et fournisse les dossiers ou informations concernant des individus accusés de crimes au Liban, y compris dans des affaires d’assassinats politiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.