Otages à Gaza: les 20 Israéliens vivants libérés

Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. (AFP)
Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas. (AFP)
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Publié le Lundi 13 octobre 2025

Otages à Gaza: les 20 Israéliens vivants libérés

  • Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi
  • Le Hamas a publié, avant leur libération lundi matin, les noms de ces 20 personnes, sur un total de 48 otages qui étaient retenus captifs à Gaza

JERUSALEM: Les derniers 20 otages israéliens vivants qui étaient retenus dans la bande de Gaza ont été libérés lundi, première étape-clé du plan présenté par Donald Trump pour faire taire les armes, deux ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

La branche armée du mouvement islamiste palestinien a publié, avant leur libération lundi matin, les noms de ces 20 personnes, sur un total de 48 otages qui étaient retenus captifs à Gaza.

Voici leurs portraits:

Matan Angrest, 22 ans 

Sous-officier, Matan Angrest a été capturé dans son char en lisière de la bande de Gaza après avoir tenté d'empêcher l'infiltration des commandos du mouvement islamiste palestinien près de la base de Nahal Oz.

Les trois autres membres de l'équipage du char ont été tués et les corps de deux d'entre eux sont encore dans Gaza.

Sur une vidéo diffusée par sa famille en avril 2025, on voit le moment où il est enlevé de son char et victime d'un lynchage.

Matan Angrest, originaire de Kiryat Bialik, dans le nord d'Israël, est supporter de l'équipe de football du Maccabi Haïfa. Il devait fêter la fin prochaine de son service militaire.

Gali et Ziv Berman, 28 ans 

Les jumeaux Gali et Ziv Berman, aujourd'hui âgés de 28 ans, ont été enlevés du quartier des jeunes du kibboutz Kfar Aza, incendié par les commandos du Hamas.

Inséparables, les deux frères, qui ont également la nationalité allemande, travaillaient ensemble dans le domaine de la production musicale. Ils sont supporters des clubs de football Maccabi Tel-Aviv et Liverpool. Leurs parents et leur frère aîné ont survécu à l'attaque.

Elkana Bohbot, 36 ans 

Elkana Bohbot était l'un des producteurs du festival Nova, avec ses amis d'enfance, Michael et Osher Waknin, tués le 7 octobre avec près de 370 personnes dans cette fête techno. Une vidéo de lui menotté et blessé au visage emmené par ses ravisseurs a été diffusée le jour de l'attaque du Hamas.

Elkana Bohbot est marié à une Israélienne d'origine colombienne. Père d'un garçon, il vivait près de Jérusalem. Le président colombien Gustavo Petro lui a accordé la nationalité colombienne en novembre 2023.

Son épouse, Rebecca Gonzalez, avait indiqué mi-février 2025 avoir reçu une "preuve de vie" de la part d'Ohad Ben Ami, ex-otage libéré le 8 février et ayant été détenu avec son mari.

Avant son enlèvement, Elkana Bohbot était censé ouvrir un stand de glaces dans un marché de Tel-Aviv mi-octobre 2023, selon ses parents.

L'otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d'un autre otage, Yossef-Haïm Ohana. Elkana Bohbot y apparaît silencieux, visiblement affaibli et allongé sous une couverture.

Rom Braslavski, 21 ans 

Originaire de Jérusalem, Rom Braslavski, également citoyen allemand, assurait la sécurité du festival Nova. Entre 10h30, heure de son dernier contact avec sa mère, et 13h30, heure à laquelle il a disparu, le vigile est resté sur place, venant en aide à de nombreux festivaliers, selon des rescapés. Il a été blessé aux deux mains pendant l'assaut.

En août 2025, le Jihad islamique, un mouvement allié du Hamas, a publié une vidéo montrant Rom Braslavski s'exprimant manifestement sous la contrainte, où il semble très affaibli et amaigri.

Nimrod Cohen, 21 ans 

Stationné le 7 octobre près du kibboutz de Nahal Oz avec son unité de blindés, Nimrod Cohen a été trahi par son char d'assaut, immobilisé par des freins défectueux.

Le soldat a été extirpé de son véhicule par les assaillants, en compagnie de trois autres membres de l'équipage, selon des vidéos publiées par le Hamas.

Ses trois compagnons d'armes, Omer Neutra, Oz Daniel et Shaked Dahan, sont morts le 7 octobre et leurs corps ont été emmenés à Gaza.

Nimrod Cohen est originaire de Rehovot, au sud de Tel-Aviv.

Ses parents Yehouda et Viki Cohen sont de toutes les manifestations, brandissant des pancartes ou des photos pour exiger la libération des otages en Israël et aux Etats-Unis.

Nimrod Cohen ne se séparait jamais d'un Rubik's Cube et sa mère garde précieusement celui que l'armée lui a donné, retrouvé brûlé en partie dans le char de son fils.

David et Ariel Cunio, 35 et 28 ans 

Les frères israélo-argentins David et Ariel Cunio ont été enlevés avec leur famille élargie alors qu'ils se cachaient dans la pièce sécurisée du domicile de David Cunio au kibboutz Nir Oz. Pour les en déloger, les assaillants ont mis le feu à la maison.

Leur famille est celle qui a compté le plus d'otages (huit). Sharon Aloni Cunio, 34 ans, la femme de David Cunio, et leurs jumelles de trois ans, ainsi que Danielle Aloni, 44 ans, la soeur de Sharon Aloni Cunio, et sa fille de cinq ans avaient été libérées pendant la trêve de novembre 2023. La fiancée d'Ariel Cunio, Arbel Yehoud, 28 ans, a été libérée le 30 janvier.

Le réalisateur israélien Tom Shoval a présenté en février à la Berlinale le film "Lettre à David", qui rend hommage à David Cunio. En 2013, David Cunio et son frère jumeau Eitan avaient présenté au festival de Berlin le film "Youth", dans lequel ils jouaient les personnages principaux sous la direction de M. Shoval.

Eitan Cunio a échappé au Hamas en se cachant dans son abri de Nir Oz. Les deux frères ont le même tatouage de trois petites étoiles vert sombre à l'intérieur du poignet.

A l'ouverture de la Berlinale en février, la directrice, Tricia Tuttle, et une rangée d'acteurs et de réalisateurs ont brandi sur le tapis rouge la photo de David Cunio.

Le film "Lettre à David" a reçu en septembre l'Ophir (Oscar israélien) du meilleur film documentaire.

Evyatar David, 24 ans 

C'est par une photo reçue sur le réseau social Telegram que les parents d'Evyatar David ont découvert que leur fils était otage à Gaza. Le jeune homme y apparaît le visage éclairé par une lampe de poche.

Le 7 octobre, il assistait avec son ami d'enfance Guy Gilboa Dalal au festival Nova. Ce dernier a également été enlevé et est toujours présumé vivant dans la bande de Gaza.

Sa famille est originaire de Kfar Saba, dans le centre d'Israël. Passionné de musique, il travaillait dans un café pour rassembler assez d'argent pour un voyage en Thaïlande.

En août 2025, le Hamas a diffusé une vidéo montrant Evyatar David gravement sous-alimenté et visiblement affaibli.

Guy Gilboa Dalal, 24 ans 

Guy Gilboa Dalal participait avec trois amis à sa première rave party lorsqu'il a été enlevé au festival Nova. Sa famille a rapidement appris son enlèvement en visionnant une vidéo de lui et de son meilleur ami Evyatar David, ligotés dans un tunnel à Gaza.

Selon le témoignage d'un otage libéré en juin lors d'une opération de l'armée israélienne, leurs geôliers lui ont fait subir des sévices.

Guy Gilboa Dalal et Evyatar David ont été vus en février sur une vidéo du Hamas, regardant une des cérémonies de libération des otages à Gaza avant d'être enfermés dans la voiture, suppliant pour être libérés.

Il apparaît dans une vidéo du Hamas le 5 septembre. Il est filmé avec un autre otage, Alon Ohel, dans un tunnel.

Amoureux du Japon, Guy Gilboa Dalal en a appris la langue pour y voyager un jour. Il travaillait dans l'informatique.

Maxim Herkin, 37 ans 

Israélo-russe, Maxim Herkin vit à Tirat Carmel, dans le nord d'Israël, et est père d'une petite fille âgée aujourd'hui de cinq ans, qui vit avec sa mère en Russie. Il avait immigré avec sa mère d'Ukraine.

Avant d'être enlevé au festival Nova, il a écrit à sa mère: "tout va bien, je rentre".

Au printemps 2025, la branche armée du Hamas a diffusé une vidéo dans laquelle Maxim Herkin apparaît allongé, la tête et le bras gauche couverts de bandages avec des taches marron.

Eitan Horn, 39 ans 

Eitan Horn, qui vit dans la ville de Kfar Saba (centre), a été enlevé au domicile de son frère aîné Yaïr Horn au kibboutz Nir Oz. Egalement enlevé le 7 octobre, son frère, diabétique, a été libéré en février 2025. Avant la libération de l'aîné, les deux frères étaient retenus ensemble en captivité.

La famille Horn avait émigré d'Argentine il y a des années.

Educateur, Eitan Horn a longtemps travaillé avec différents mouvements de jeunesse, pour qui il a été en mission au Pérou.

Segev Kalfon, 27 ans 

Segev Kalfon, qui vit à Dimona (sud), travaillait avec son père dans la boulangerie familiale à Arad dans le désert du Néguev.

Son ami d'enfance, qui était avec lui au festival Nova, a raconté sa capture, alors qu'il était caché dans un buisson sur le bord de la route 232 reliant les kibboutz en bordure de Gaza.

Un des otages libérés en février a raconté avoir été un temps en captivité avec lui, selon sa famille.

Bar Kuperstein, 23 ans 

Avant d'être enlevé au festival Nova, Bar Kuperstein est resté sur place pour secourir les festivaliers touchés par balles. Infirmier dans l'armée, il n'était pas en service ce jour-là, mais faisait partie du personnel du festival.

Des vidéos le montrant ligoté ont été diffusées peu après son enlèvement.

Bar Kuperstein est originaire de Holon, près de Tel-Aviv.

Son père Tal Kuperstein, secouriste bénévole, est handicapé, privé de parole et de mouvements, depuis un accident, et son fils a joué le rôle de père de famille depuis ses 17 ans.

Depuis quelques mois, M. Kuperstein arrive à s'exprimer, difficilement, et a expliqué à l'AFP qu'il voulait en faire la surprise à son fils à son retour.

Devenu secouriste comme son père, le jeune homme avait sauvé la vie de son grand-père Michael Kuperstein, victime d'un accident cardiaque chez eux deux mois avant le 7 octobre 2023.

Omri Miran, 48 ans 

Masseur-thérapeute également de nationalité hongroise, Omri Miran a été enlevé au kibboutz Nahal Oz, où il vivait, en présence de sa femme Lichay Miran-Lavi et de leurs deux fillettes, laissées libres.

Son père, Dani Miran, se laisse pousser la barbe dans l'attente du retour de son fils, après l'avoir vu, barbu, dans une vidéo publiée par le Hamas en avril 2024, estimant que si son fils ne peut pas se raser, il ne se rasera pas non plus.

S'exprimant vraisemblablement sous la contrainte, Omri Miran décrivait dans cette vidéo "une situation difficile" en raison de "nombreux bombardements" israéliens sur la bande de Gaza. Il disait espérer pouvoir retrouver sa famille pour la fête de l'Indépendance d'Israël, le 14 mai.

Il est réapparu dans une autre vidéo diffusée par le Hamas le 23 avril 2025.

Eitan Mor, 25 ans 

Aîné de huit enfants d'une famille religieuse de la colonie de Kyriat Arba, en Cisjordanie occupée, Eitan Mor était à Nova comme vigile avec des amis.

Son père Tzvika Mor est le fondateur du Forum de l'espoir, un collectif de parents d'otages opposés à tout accord avec le Hamas et exigeant des autorités israéliennes plus de pression militaire afin que le Hamas capitule et libère les otages.

Eitan Mor travaillait dans un café à Jérusalem et rêvait d'ouvrir son propre restaurant. Il gardait le contact avec ses parents bien qu'il ait pris ses distances avec la religion.

Yossef-Haïm Ohana, 25 ans 

Yossef-Haim Ohana, originaire de Kyriat Malakhi (sud), voulait faire des études de coaching. Il a été enlevé au festival Nova où il était barman. Il a été vu en train d'aider des blessés avant de s'enfuir avec un ami.

De parents divorcés, M. Ohana a perdu pendant son enfance son frère Acher-Yitzhak, emporté par un cancer à l'âge de 7 ans.

L'otage est apparu en mai dans une vidéo diffusée par le Hamas, en compagnie d'un autre captif, Elkana Bohbot.

Alon Ohel, 24 ans 

Pianiste de talent, Alon Ohel, qui devait commencer des études de musique à la prestigieuse école Rimon de Ramat Hasharon (centre), était revenu d'une excursion en Asie quelque semaines avant d'être enlevé au festival Nova.

Il a été capturé dans un abri sur la route 232, qui relie les kibboutz en bordure de Gaza, avec trois autres jeunes hommes. Il vit à Lavon, un village du nord d'Israël, et a aussi les nationalités serbe et allemande.

La famille d'Alon Ohel avait déclaré en février 2025 avoir reçu une première preuve de vie, grâce aux témoignages d'autres captifs récemment libérés. "Il est évident qu'Alon perd la vue de son oeil droit, et il apparaît amaigri et en détresse", avaient dit ses parents après la diffusion par le Hamas d'une vidéo de leur fils en septembre.

Avinatan Or, 32 ans

Fils d'une famille religieuse de la colonie de Shilo en Cisjordanie occupée, Avinatan Or est le deuxième d'une fratrie de sept enfants.

En couple avec Noa Argamani, qui a été enlevée en même temps que lui au festival Nova puis libérée par une opération militaire israélienne en juin 2024, il devait s'installer avec elle à Beersheva (sud), où il avait fait des études d'ingénieur.

Il possède aussi la nationalité britannique.

Matan Zangauker, 25 ans 

Matan Zangauker a été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz.

Enlevée avec lui, Ilana Gritzewsky, sa compagne israélo-mexicaine, a été libérée le 30 novembre 2023, au dernier jour de la première trêve. Avec la mère de son compagnon, Einav Zangauker, elle est devenue l'une des figures de proue du combat pour la libération des otages. Mme Zangauker a menacé en septembre 2025 le Premier ministre Benjamin Netanyahu de le poursuivre en justice pour "meurtre" si son fils n'était pas libéré vivant.

Matan Zangauker, enfant de parents divorcés, est passionné de numismatique et d'aéromodélisme. Il travaillait à la ferme de cannabis médical de Nir Oz.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.