«WandaVision»: les super-héros Marvel de retour sur petit écran en noir et blanc

« WandaVision » n'est que la première d'une douzaine de séries Marvel annoncées par Disney (Photo, AFP)
« WandaVision » n'est que la première d'une douzaine de séries Marvel annoncées par Disney (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 13 janvier 2021

«WandaVision»: les super-héros Marvel de retour sur petit écran en noir et blanc

  • C'est ainsi que «WandaVision», série des plus excentriques qui sort vendredi sur Disney+, se retrouve à la pointe de l' «univers cinématographique» Marvel
  • Les bandes-annonces laissent penser que la série va à un moment se projeter dans le futur et renouer avec les scènes d'action prisées des fans, sur un écran en couleurs

LOS ANGELES: Lorsque les Avengers ont fracassé le box-office mondial en 2019 avant de tirer leur révérence, personne ne pouvait prédire que la saga des super-héros Marvel se poursuivrait via une sitcom en noir et blanc accumulant les références kitsch aux années 1950 et intitulée « WandaVision ». 

Mais le monde a bien changé depuis qu'Iron Man et ses amis en costumes moulants l'ont sauvé (temporairement) dans « Avengers: Endgame », battant le record historique de recettes pour un long-métrage avant de boucler certains points restés obscurs dans « Spider-Man: Far From Home ». 

Lancée en 2008, la franchise au succès planétaire a subi, comme toute l'industrie du cinéma, un brusque coup d'arrêt avec la pandémie de coronavirus qui a provoqué la fermeture des cinémas et entraîné le report de la sortie de « Black Widow » et d'autres films déclinant la saga. 

Parallèlement, le groupe Disney qui détient Marvel a dépensé des milliards pour placer ses super-héros et autres franchises mondiales sur sa plateforme de vidéo à la demande Disney+, dans un bras de fer acharné avec ses concurrents Netflix et HBO Max. 

C'est ainsi que « WandaVision », série des plus excentriques qui sort vendredi sur Disney+, se retrouve à la pointe de l' « univers cinématographique » Marvel. 

Ses principaux protagonistes sont Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), la « Sorcière rouge », et l'androïde Vision (Paul Bettany), deux héros déjà présents chez les Avengers mais relativement secondaires. 

Dans « WandaVision », on retrouve, sans explication aucune, le couple marié et filant le parfait amour dans une banlieue américaine des années 1950, une vie qui semble tout droit sortie d'un épisode de  »Ma sorcière bien aimée », rires pré-enregistrés compris. 

Certes, Wanda et Vision ont toujours leurs super-pouvoirs mais au lieu de combattre des menaces venues de l'espace, ils se consacrent à des collectes de fonds pour l'école ou des réunions du comité de quartier. 

Si cela vous semble déstabilisant et loufoque, c'est fait exprès. 

« Lorsque j'ai entendu le résumé de la série pour la première fois, je suis resté sans voix », reconnaît le réalisateur, Matt Shakman. 

« Il y a tant de séries disponibles en streaming en ce moment. Trouver quelque chose de si spécial, qui semble n'avoir jamais été fait auparavant, c'est vraiment rare. Et WandaVision est vraiment comme ça », assure-t-il. 

« Recette secrète » 

Les apparences sont bien sûr trompeuses et les auteurs du show Marvel ne sont pas tombés sur la tête. 

Le mystère autour de la présence de Wanda et Vision dans leur charmant pavillon est soigneusement entretenu - la presse n'a pu voir que les trois premiers épisodes en avant-première - et certains voisins semblent en savoir bien plus qu'ils ne le devraient.  

Les bandes-annonces laissent penser que la série va à un moment se projeter dans le futur et renouer avec les scènes d'action prisées des fans, sur un écran en couleurs. 

Les premiers épisodes sont fortement teintés d'humour, notamment dans les scènes où le couple tente de préserver ses secrets des voisins trop curieux. 

Les films Marvel « sont hilarants et c'est vraiment une grande partie de leur recette secrète », estime Matt Shakman, qui a lui-même beaucoup travaillé sur des séries comiques (« Philadelphia »). 

Au-delà des gags, les passionnés de Marvel ont surtout hâte de savoir ce qu'il est advenu de leurs héros préférés. 

Or, si Marvel a déjà produit de nombreuses séries télévisées, « WandaVision » est la première à s'insérer dans l'intrigue, très complexe, développée par les films dans cet univers partagé. 

Les fans multiplient par exemple les théories, parfois rocambolesques, permettant d'expliquer pourquoi Vision est de retour dans la série après avoir été tué en 2018 dans le film « Avengers: Infinity War ». 

« Il y a tellement d'attentes pour la série. Le +pourquoi+ fait partie du grand mystère du show », dit Shakman. 

« WandaVision » n'est que la première d'une douzaine de séries Marvel annoncées par Disney. Le numéro un mondial du divertissement espère ainsi renouveler la recette qui a fait le succès de la série « The Mandalorian », dérivée de l'univers « Star Wars », qui a dopé les abonnements à la plateforme Disney+. 

Si « Star Wars » est généralement resté très traditionnel, fidèle aux codes du « western de l'espace », Marvel n'a jamais eu peur d'expérimenter, quitte à prendre »des risques dingues » comme avec « Les Gardiens de la Galaxie » ou « Thor: Ragnarok ». 

« Ça a payé au bout du compte. Et 'WandaVision' est aussi vraiment très différent », assure Matt Shakman. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".