Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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Publié le Mardi 21 juillet 2026

Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.

POINTS CLÉS

• La « solution des 23 États » proposée par Rahm Emanuel combine des éléments de l’Initiative de paix arabe et des Accords d’Abraham, tout en conditionnant le soutien futur des États-Unis à Israël.

• L’opinion publique a fortement évolué depuis la guerre à Gaza, avec une critique croissante des politiques israéliennes qui redéfinit les calculs politiques au sein des deux grands partis américains.

Emanuel a remporté la mairie de Chicago en 2011 avec 55 % des voix — une victoire écrasante — en battant 19 candidats, dont cinq principaux rivaux démocrates, en mettant l’accent sur les enjeux locaux et nationaux qui préoccupaient les électeurs. 

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Emanuel a rencontré le président Isaac Herzog, en bas à gauche, lors de sa dernière visite en Israël. (Réseaux sociaux)

Lorsqu’il était maire, il a pris des mesures contre la hausse de la criminalité, encouragé des réformes dans l’éducation et œuvré pour attirer de grandes entreprises à Chicago, contribuant ainsi à la création de nouveaux emplois.

Cependant, ce bilan n’a pas empêché Emanuel, dont le père avait servi dans l’Irgun, groupe militant actif avant la création de l’État d’Israël, de se rapprocher étroitement de la communauté pro-israélienne de Chicago, tout en étant régulièrement accusé de marginaliser les voix palestiniennes.

Ses décisions ont été rapides : quelques jours après son entrée en fonction comme maire, Emanuel a supprimé le festival annuel Arabesque, lancé en 2007 par son prédécesseur Richard M. Daley. Des groupes juifs avaient alors affirmé que des Palestiniens utilisaient ce festival pour critiquer Israël et promouvoir les droits palestiniens. 

Emanuel a également réorganisé la Commission des relations humaines de la ville et supprimé sa sous-commission, l’Advisory Commission on Arab Affairs, qui travaillait notamment contre les discriminations visant les Palestiniens.

Il est aussi accusé de s’être éloigné des communautés arabes et palestiniennes, privilégiant plutôt les musulmans non arabes — ce que ses critiques décrivent comme une forme subtile de discrimination envers les Arabes, qui représentent environ 25 % des plus de 7 millions de musulmans américains.

Le 28 juin 2016, Emanuel a organisé un iftar de Ramadan coparrainé par l’American Muslim Taskforce. Près de 275 musulmans non arabes y ont participé, lui permettant d’afficher son ouverture envers les musulmans tout en donnant l’impression d’isoler les Arabes et les Palestiniens. 

Le président de la task force, Salman Aftab, qui continuait à militer pour l’inclusion des Arabes et des Palestiniens dans l’administration municipale, m’a invité, ainsi que sept autres musulmans arabes, à participer à l’iftar organisé par la ville de Chicago.

J’avais couvert la mairie de Chicago et les sept prédécesseurs d’Emanuel, en commençant par le maire Richard J. Daley en 1976, jusqu’à son fils, Richard M. Daley. Aftab pensait que cette expérience pourrait avoir un impact auprès d’Emanuel.

Aftab a organisé une rencontre entre Emanuel et moi, dans l’espoir d’améliorer nos relations. Cela n’a pas été le cas. Emanuel s’est montré courtois, mais distant. 

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Le président américain Bill Clinton (C) se tient entre le dirigeant de l’OLP Yasser Arafat (à droite) et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (à gauche), alors qu’ils se serrent la main pour la première fois, le 13 septembre 1993 à la Maison-Blanche à Washington, après la signature historique des accords d’Oslo entre Israël et l’OLP sur l’autonomie palestinienne dans les territoires occupés. (AFP)

Cependant, lors d’un discours prononcé à l’Université de Tel-Aviv le 8 juillet dernier — considéré par de nombreux observateurs comme un premier signal d’une possible candidature présidentielle en 2028 — Emanuel a opéré une rupture nette avec la position hostile aux Palestiniens qu’il avait affichée en 2011.

Il a présenté une approche américaine de la paix en trois volets, qu’il a baptisée la « solution des 23 États » pour le Moyen-Orient, visant à repenser « le chemin vers la paix ». Selon ce plan, la Ligue arabe établirait une reconnaissance diplomatique complète d’Israël, créerait une nouvelle Autorité palestinienne qui « reconnaît le lien juif » avec cette terre, et « cesserait de soutenir la violence ».

Dans son discours, Emanuel a vivement critiqué les politiques du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et affirmé qu’Israël ne pouvait plus considérer comme acquis un soutien militaire américain sans conditions. Face aux conflits récents, il a déclaré qu’Israël et les États-Unis « se trouvent à un carrefour ». 

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Le président américain Barack Obama (C), le chef de cabinet de la Maison-Blanche Rahm Emanuel (à gauche) et la secrétaire d’État Hillary Clinton quittent la Maison-Blanche en traversant Pennsylvania Avenue en direction de Blair House, pour une série de réunions bilatérales en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, le 11 avril 2010 à Washington. (AFP)

Emanuel a présenté cette proposition comme une combinaison de l’Initiative de paix arabe de 2002, longtemps ignorée ou rejetée par Netanyahu, et des Accords d’Abraham au point mort, lancés par le président américain Donald Trump.

Alors, qu’est-ce qui explique le changement de position d’Emanuel ? Avant de devenir maire, Emanuel a travaillé au sein de l’administration Clinton en tant que directeur des affaires politiques, puis comme conseiller principal.

Il faisait également partie du cercle politique qui entourait la cérémonie historique du 13 septembre 1993 à la Maison-Blanche, lorsque le président Bill Clinton a réuni deux ennemis déclarés, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le président de l’OLP Yasser Arafat, pour leur poignée de main devenue emblématique sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. 

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Le président américain Bill Clinton traverse la roseraie de la Maison-Blanche avant de partir pour Denver, dans le Colorado, le 19 juin, tandis que le chef de cabinet Erskine Bowles (2e à droite) et les conseillers principaux Stephen Goodin (2e à gauche) et Rahm Emanuel (à gauche) le suivent. (AFP)

Ce moment demeure l’un des symboles les plus durables du processus de paix — un rappel à la fois des possibilités offertes par la diplomatie au Moyen-Orient et de ses limites.

Son influence au sein du Parti démocrate a atteint de nouveaux sommets lorsque le président Joe Biden l’a nommé ambassadeur des États-Unis au Japon en 2022.

La défaite de Kamala Harris, qui devait succéder à Biden, lors de l’élection présidentielle de novembre 2024 a été un choc pour de nombreux démocrates, qui semblaient avoir mal évalué l’évolution de l’opinion publique américaine sur Israël.

Trump a battu Harris avec environ 2,3 millions de voix d’avance, mais plus de 2,7 millions d’électeurs — dont beaucoup de démocrates — ont choisi des candidats de partis tiers, notamment la Dre Jill Stein, qui est restée populaire auprès des électeurs arabes et musulmans. 

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Le président américain Barack Obama s’exprime aux côtés du maire de Chicago Rahm Emanuel lors d’une visite dans un bureau de campagne à Chicago, le 19 février 2015. (Reuters)

La guerre à Gaza a entraîné un changement majeur dans la manière dont les Américains perçoivent le traitement des Palestiniens par Israël. Emanuel, dont l’instinct politique a souvent devancé ses positions initiales sur la question palestinienne, est probablement conscient de l’impact que cette évolution pourrait avoir sur toute ambition présidentielle future.

Plusieurs facteurs ont contribué à ce changement, et ceux-ci ne peuvent pas être facilement compensés par les messages traditionnels de soutien à Israël ou par le financement électoral provenant de l’AIPAC, le puissant comité d’action politique pro-israélien.

Pour la première fois depuis des années, certains candidats démocrates et républicains ont refusé le soutien de l’AIPAC, craignant que cela puisse leur nuire politiquement.

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Un homme palestinien inspecte le site d’une frappe israélienne dans le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 16 juillet 2026. (AFP)

La campagne militaire israélienne à Gaza, lancée en représailles aux attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023, a alimenté des accusations de génocide après la mort de plus de 76 000 Palestiniens, dont un grand nombre de civils, selon les autorités sanitaires de Gaza.

Des centaines de journalistes ont été tués alors qu’ils couvraient la guerre. Plus de 80 % des bâtiments du territoire — notamment les habitations, les commerces, les écoles, les hôpitaux, les mosquées et les églises — ont été détruits ou gravement endommagés. Selon les chiffres des Nations unies, la quasi-totalité des 2 millions d’habitants a été déplacée et beaucoup sont confrontés à la faim.

La guerre a également renforcé l’examen critique du comportement d’Israël sur le champ de bataille et de ses dirigeants politiques, notamment concernant le rôle de l’armée israélienne, dans laquelle Emanuel a servi comme volontaire en 1991, bien qu’il n’ait jamais servi dans l’armée américaine. La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt pour crimes de guerre visant Netanyahu et des membres de son cabinet.

Un récent sondage Gallup a également mis en évidence l’évolution des perceptions depuis la guerre à Gaza. Il révèle que 41 % des Américains expriment leur sympathie envers les Palestiniens, contre 36 % qui soutiennent Israël.

Cette évolution plus large a transformé le paysage politique autour de cette question, rendant moins avantageuse aujourd’hui une position pro-israélienne similaire à celle qui avait contribué au succès politique d’Emanuel en 2011.

La semaine dernière, 103 membres du Congrès américain ont voté en faveur d’une législation visant à retirer au gouvernement israélien le financement militaire américain.

Parallèlement, l’augmentation des violences commises par des colons en Cisjordanie occupée, qui seraient menées sous la protection de l’armée israélienne, fragilise également le soutien de certains segments de la base juive-américaine favorable à Israël.

Les Juifs américains eux-mêmes sont divisés, des enquêtes montrant qu’entre 53 % et 70 % d’entre eux expriment désormais leur opposition ou de vives critiques à l’égard des politiques du gouvernement israélien.

Pour Emanuel, cela pourrait signifier que son repositionnement relève moins d’un retour à d’anciennes convictions que d’une lecture de l’évolution de l’opinion dans un pays où les perceptions sur Israël et la Palestine changent rapidement.

Il pourrait ne pas réussir à instaurer la paix. Mais les Arabes et les Palestiniens peuvent-ils se permettre d’écarter son changement de position, ou de refuser d’y répondre, en raison d’un ressentiment politique qui remonte à 15 ans ?

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.