Le monde hippique perd une figure emblématique avec le décès du prince Khaled

Le prince Khaled ben Abdallah Al-Saoud est décédé paisiblement le 12 janvier (Photo, Juddmonte Farms).
Le prince Khaled ben Abdallah Al-Saoud est décédé paisiblement le 12 janvier (Photo, Juddmonte Farms).
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Publié le Jeudi 14 janvier 2021

Le monde hippique perd une figure emblématique avec le décès du prince Khaled

  • «Sa contribution au développement des pur-sang se fera sentir encore longtemps»
  • À l'instar des membres des familles royales dans le monde, la course hippique était une passion pour le prince Khaled

LONDRES: Le monde hippique a rendu hommage au propriétaire saoudien, le prince Khaled ben Abdallah Al-Saoud, qui s’est éteint mardi à l’âge de 83 ans.

Propriétaire de Juddmonte Farms, la célèbre ferme d’élevage, il est devenu l’un des propriétaires-éleveurs les plus prolifiques que le sport ait jamais connus. Des chevaux légendaires tels que Frankel, Enable and Dancing Brave font partie de son palmarès impressionnant.

Son décès a été annoncé, «avec une immense tristesse», par son établissement à Newmarket. Le PDG Douglas Erskine Crum a déclaré que «Juddmonte est en deuil. On se souviendra toujours du prince Khaled comme un père de famille calme, digne et bienveillant, qui laissait ses chevaux parler pour lui. Il laisse un héritage qui va résister à l’épreuve du temps».

« Sa contribution au développement des pur-sang se fera sentir encore longtemps», a ajouté M. Crum.

Bien qu’il ne soit pas le premier propriétaire du Moyen-Orient, le prince Khaled est rapidement devenu le premier grand gagnant et l’un des plus connus de la région lorsqu’il a remporté, au début de sa carrière, sa première victoire classique lors de la course des 2000 Guinées sur Known Fact en 1980.

À partir de ce moment-là, avec plus de 100 victoires dans le Groupe 1 et des dizaines de victoires classiques à son actif, le prince Khaled et Juddmonte sont sans doute devenus symboles des grandes réussites sportives d’Arabie saoudite, et ses fameuses casaques vert-blanc-rose sont devenues synonymes de quelques-uns des moments les plus historiques de la course hippique.

Dans les années qui ont suivi, son exploitation s’est étendue à l’Irlande et au Kentucky aux États-Unis, et a continué à produire des pur-sang gagnants pendant trois décennies. Un succès impeccable qui compte pour Simon Mockridge, son directeur de haras au Royaume-Uni, comme «l’un des joyaux de l’histoire de l’Arabie saoudite, probablement».

Arab News s’est entretenu avec M. Mockridge lors de sa visite au siège de Juddmonte à Banstead Manor, à Suffolk, l’année dernière, et il n’a pas manqué d’éloges pour les efforts du prince. «Je pense que globalement, si vous regardez l’impact qu’il a eu au cours de ses 40 années d’opération, il a réussi à gagner chaque course classique anglaise et chaque course classique français », indique-t-il.  

Il ajoute : «Pour couronner le tout, il a remporté plus de 500 courses «stakes», les courses les plus prestigieuses et les plus précieuses disputées par les meilleurs chevaux. C’est pour dire que, pour une exploitation d’élevage de taille moyenne, il a certainement porté les opérations de course et d’élevage à un niveau très élevé».

Au souci du détail du prince Khaled, pierre angulaire de son succès, s’ajoutent son amitié et sa loyauté envers les entraîneurs qui ont croisé son chemin.

Il a en effet travaillé avec de grands noms durant sa carrière, notamment feu Sir Henry Cecil, un grand ami avec lequel il a remporté les 2000 Guinées en 2011 sur Frankel.

À la veille d’une nouvelle victoire de Frankel à Royal Ascot en 2012, Sir Henry a vanté avec lyrisme le niveau des chevaux du prince Khaled, en disant que «La plupart de ses chevaux un peu de temps, mais ils valent la peine d’attendre».

John Gosden, qui a également connu une série de succès dans l’entraînement des chevaux Juddmonte, a affirmé que «Le prince Khalid avait initialement pris goût aux courses dans les années 1950 comme jeune homme à Paris. Cela l’a poussé à réaliser son plan audacieux et minutieux de créer une exploitation d’élevage à la fin des années 1970, une illustration de son esprit brillant».

«En l’espace de 20 ans, il s’est imposé en tant que champion d’élevage en Europe et aux États-Unis. Son attitude charmante et pleine d’humour était accompagnée d’une bonne approche stratégique, tant dans les affaires que dans ses courses de chevaux et son exploitation d’élevage», ajoute M. Gosden, «c’était un gentleman discret, un patricien, et un père de famille stoïque pour lequel j’ai eu l’honneur et le privilège d’entraîner pendant 38 ans».

À l'instar des membres des familles royales dans le monde, comme la reine britannique Elizabeth II et le dirigeant de Dubaï, le Cheikh Mohammed ben Rashid Al-Maktoum, qui a présenté ses condoléances à la famille Al-Saoud mardi, et d’autres grand éleveurs, la course hippique était une passion pour le prince Khaled.

Cette passion pour le sport, pour les chevaux et pour les personnes impliquées transparaissait à chaque fois que le prince parlait de course.

Bien que ses victoires soient à jamais inscrites dans les annales et gravées dans la mémoire collective des fans de course hippique du monde entier, ce sera sa passion et sa loyauté envers ceux qui ont travaillé en étroite collaboration avec lui dont on se souviendra le plus.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".